Quand les hôpitaux de Cluny appellent à l’aide d’urgence : Récolte exceptionnelle de dons ! 200.000 euros !

Chers amies et amis, vous qui nous suivez depuis de si nombreuses années, vous n’avez pu manquer les nouvelles de l’Inde depuis avril !

Le discours narratif de la pandémie est universel et quoiqu’on puisse en dire, il fait peur, toujours la peur. (J’ajoute dans la nuit de ce 24 juin, déjà des modifications : L’Inde va subir ce que l’on appelle le Delta +, une nouvelle variation du Coronavirus, leur 3° vague encore plus ravageuse … Ce qui justifie notre appel à l’aide 🙂 Comme nous vous l’annoncions dans notre précédent article, le variant indien décime la population de la nation la plus peuplée du monde. Ce variant indien de la Covid-19 a provoqué un raz-de-marée de personnes infectées qui a très vite saturé en quelques jours tous les hôpitaux du pays. Les hôpitaux de Cluny appellent à l’aide d’urgence pour l’achat de bonbonne d’oxygène, de masques, de gants, d’appareil respiratoire, antibiotiques , aspirines, (voir devis ci-dessous). C’est cet appel qui est le plus important ! Pour maintenir leurs hôpitaux dans les directives indiennes, il manque de tout !

Les images choquent le monde entier, les bûchers funéraires ont envahi les rues et les parkings à proximité des hôpitaux publics et gouvernementaux. Seuls 10% de la population a reçu la première dose de vaccin, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, il faudra attendre le mois de mars 2022 pour qu’une majorité de vaccins pour adultes sortent des entreprises pharmaceutiques du pays, parmi les plus performantes pourtant, qu’ils soient distribuées, injectées et espérer ainsi l’immunité collective. Cette immunité collective ne pourras sans doute jamais être atteinte, surtout s’il s’avère que le vaccin soit inefficace. L’ironie de l’histoire ? Les Indiens se ruent sur les doses de vaccins, alors que chez nous dans les Antilles comme en Europe, le doute persiste. Dans un article paru, coïncidence de la parution, en cette semaine sur le média Martinique Première, seuls 14% de l’île est immunisé, il y a une résistance face au vaccin, l’alerte est lancée contre le danger de l’arrivée du variant indien sur l’île, de par la reprise du tourisme, du risque encouru de ce faible taux de vaccination et le risque cruel d’une quatrième vague de plus grande ampleur à la sortie des vacances scolaires. Toujours le discours narratif, me diriez-vous ? Le message est toujours le même, protégez-vous, vaccinez-vous, et respectez les consignes sanitaires, même si le masque tombe en extérieur. Mais le débat n’est pas d’être pour ou contre la vaccination, notre enjeux est de savoir si l’on peut aider des hôpitaux et sauver des vies. Si nous pouvons par notre agir humanitaire, donnez ces stocks de masques, de gants, d’appareils respiratoires et autres !

Revenons en Inde, à Pondichéry et à Karikal : Le Lockdown est toujours d’actualité, cela va faire presque an un et demi que la population n’y arrive plus ! Comme chez nous, me direz-vous … mais avec toute la pauvreté de celles et ceux qui sont exclus du miracle de la modernité. Alors, que faire ?

Si l’Inde avait passé comme de nombreux pays de l’Asie du Sud-Est la première vague sans trop de victimes ou de contaminations, le variant indien selon toujours les chiffres publiés, le variant nommé B.1.617 ou « Delta », reconnu en octobre 2020 dans l’état du Maharastra à l’est de l’Inde,, à Nagpur, ce variant donc serait beaucoup plus virulent car  » il s’attaque à la protéine Spike, laquelle réalise la liaison au récepteur et la neutralisation par les anticorps  » (voir http://www.solidarité-santé.gouv.fr) Le virus s’est propagé dans l’Inde entière et si les images des médias se concentrent principalement aux grandes villes (Bombay, Delhi, Calcutta, Madras ou Bangalore), la raison principale est l’interdiction de voyager pour les journalistes internationaux : les couvre-feux nombreux dans les plus petites métropoles, les écoles et les commerces sont fermés, les voyages interdits … Cela, c’est une vérité que les Indiens, comme la plupart d’entre nous, cherchent une solution à l’existence devenue une forme de consentement mais que pouvons-nous de plus quand la population se serre la ceinture ? Les habitants se nourrissent par ticket – repas et l’armée distribue des rations de riz et vivres de premières nécessités dans les villages les plus reculés ou les quartiers les plus pauvres. Daniel Turgot, un des premiers bénévoles de l’Association vit à Pondichéry et nous déclarait à quelle point la crise sanitaire touchait tout le monde, que les restrictions étaient drastiques, que la vie quotidienne à Pondy difficile et le climat très lourd : Si e variant Delta + arrive, il faut ANTICIPER : fournir le matériel d’urgence avant que …

Soeur Marie-Stella, en visite chez sa Maman très âgée dans le Kérala fut interdite de déplacement pendant presque trois mois, elle est revenue par décret gouvernemental obligatoire dans la Communauté du Bon-Secours (notre futur projet) saine et sauve. Personne dans les trains, le taximen la remerciant du voyage entre Karikal et Pondy, il ne touche plus de salaire depuis que tous les déplacements sont interdits. Le confinement est bien plus dur que dans nos pays et surtout les plus démunis ne savent se nourrir, et les prix à la consommation ne cessent d’augmenter. Grâce à l’aide du consulat de France à Pondichéry, des doses de vaccins sont distribués à la communauté franco-pondichérienne, Daniel dans ses remarques acerbes sur la gestion de la crise par le gouvernement indien traduit le désarroi de toute la population face à la pandémie.

Dans contexte particulier, et dans notre dernier post, nous vous partagions notre peur que le variant indien touche la communauté des Soeurs de Saint-Joseph de Cluny à Pondichéry et Karikal, mais aussi les nombreuses autres communautés dans les autres états. Nous vous disions que les hôpitaux de Cluny ne sont pas en première ligne pour accueillir les malades de la Covid-19 mais continuaient d’assurer l’accueil des urgences pédiatriques. Lorsque Soeur Lourdes-Mary fut touchée fortement au point de recevoir les derniers sacrements et sauvée à ce jour, nous avions posé la question à la Congrégation de notre aide en cas de besoin. La Congrégation des Soeurs de Saint-Joseph de Cluny est composée d’une majorité de religieuses d’un âge certain et donc plus fragile face à la pandémie; c’est un fait. Mais quoiqu’il arrive, leurs hôpitaux continuent de se concentrer sur l’accueil des jeunes mamans, de l’accueil des enfants prématurés, de ce qu’elles font de mieux, l’accueil de l’enfance par dessus toutes les difficultés qu’elles rencontrent. Si demain, elles doivent prendre les malades de la Covid 19, quelle place pour l’accueil des enfants ? Des nouveau-nés ?

Cette demande est arrivée et a mis 15 jours pour que les devis soient ajustés, traduits et convertis en Euros. Tous les items des devis, en anglais, n’ont pas encore été traduits en Français courant, car ce sont des termes médicaux. Un médecin nous réalise la traduction pour les jours à venir et la somme est colossale !!! Près de 200.000 euros pour pallier au déficit de matériel d’urgence et pour la gestion quotidienne de l’accueil des malades infectés et surtout l’avenir sombre qui semble durer selon les prévisions des centres de crise jusqu’à octobre 2021 pour espérer une diminution des patients aux soins intensifs. Et puis, la Congrégation craint surtout, à l’heure où les indices diminuent qu’elles ne pourront faire face à des demandes de fermeture de certains services s’il fallait le faire sous la demande des autorités.

200.000 euros, nous ne les avons bien évidemment pas ! Nous qui ne fonctionnons qu’avec les 10.000 euros annuels pour soutenir nos trois projets ! Par ce billet, nous lançons un appel à vous ( ?) : vous connaissez peut-être une Fondation, une O.N.G, une association, un Lion’s Club, des entreprises solidaires, des personnes qui peuvent elles aussi à leur tour organiser une récolte de dons ??? Ou même vous qui souhaitez verser un don ! Nous avons toujours les déductions fiscales en France comme en Belgique ! N’hésitez pas à faire parler votre coeur ! Réellement, dans le devis, les sommes sont folles avec une chance pourtant la devise indienne n’a jamais été aussi élevée ( 1 € pour 88 Rps ) Nous pourrions imaginer qu’en réalisant un découpage du devis, il serait possible qu’une Association prenne par exemple à sa charge le concentreur d’O2 à 125800 Rps soit 1430 Euros ! Et ainsi de suite.

De notre côté, nous allons tenter d’envoyer 4000 (malheureux) euros dès ce début juillet. En Martinique, l’école maternelle d’Auguste réalise un geste à la hauteur de ses enfants par une vente de glaces ce lundi lors de la fête de la Musique. Le geste est beau, il est tendre. Et nous nous joignons à tous les bénévoles et amis à cette démarche, autant par amour autant parce que la Vie vaut ce petit geste.

C’était il y a déjà trois ans, le temps passe si vite mais l’ Amour reste, toujours et la seule question à se poser :  » Si nous ne prenons pas soin de ceux que l’on aime , que nous reste-t’il ? Vous ? C’est un réel appel à l’aide.

Qui sait que par cet appel, les gestes de tendresse se multiplieront et qu’à votre tour soyez touchés par l’infinie générosité des gens. Au risque de me répéter, le verbe est facile, l’intelligence l’est moins, seule pour nous tous compte la solidarité du coeur, pour ou contre ce foutu vaccin, pour ou contre la dérive globale de nos libertés, nous, Les Enfants de Pondy, sommes pour l’essentiel : « Un jour, nous avons été appelés, un jour nous avons tenté dans la névrose du monde de répondre à un appel. Nous constatons que :

Voici les devis et leur traduction en français courant et prix en euros

Pour l’hôpital de Cluny à Karikal :  » St. Rock’s Hospital Cluny

  1. Moniteur NIHON KHODEN : 178.000 Rps = 1956 €

2. Concentration d’Oxygène en bouteille de 10L : 125.800 Rps = 1431 €

3. Bidons de gel hydroalcoolique (x6) : 531.000 Rps = 6040 €

4. Stéthoscopes (x15) : 483.750 Rps = 5503 €

5. Oxymètre de pouls (x20) : 1900000 Rps = 21 615 €

6. Masques respiratoires ( x5) = 37500 Rps = 426,6 €

7. Thermomètre électronique (x10) = 100.000 Rps = 1137 €

8. Thermomètre à infra rouge (x10) = 150.000 Rps = 1706 €

9. Tensiomètre (x10) = 300.000 Rps = 3412 €

10. Respiromètre (x20) = 280.000 Rps = 3185 €

11. Boites de 200 masques (x50) =500.000 = 5688 €

12. Boites de 500 masques respiratoires ( x 100) = 500.00 Rps = 5688 €

13. Boite de260 masques respiratoires chirurgicaux (x100) = 2.600.000 Rps = 29.579 € (!)

14. Boite de 210 poires à oxygène (x100) = 2.100.000 Rps = 23.890 € (!)

15. Boite de 1000 gants d’examens médicaux (x10) = 100.000 Rps = 1137 €

16. Boite de 80 gants chirurgicaux type 7.5 (x1000) = 10.000.000 Rps = 113.765 € (!)

17. Boite de 65 gants chirurgicaux type 6.5 (x1000) = 65.000.000 Rps = 739.476 € (!!!)

18.Boite de 65 gants chirurgicaux type 7 (x1000) = 65.000.000 Rps = 739.476 € (!!!)

19. Lecteur de glycémie (x5) = 25.025 Rps = 1423,3 €

Vous voyez, parfois, ce n’est presque rien mais tout coûte cher en Inde. Par une simple règle de trois, Charlotte me disait qu’au tout début de la pandémie le prix du masque coûterait aussi cher, comment ferions-nous ? Nous avons tous redécouvert la couture en mars 2020 ! Avant finalement de passer à la pharmacie acheter des masques qui manquaient tellement dans nos pays riches ! Aujourd’hui, en Martinique, nous payons une boîte de 50 masques 7,90 € soit à peine 0,15€ le masque. En Inde, il coûte … 0,56€ ! Avec un pouvoir d’achat divisé par 118 ! On fait comment ? Ou encore poser la question dans l’autre sens : « Comment les Soeurs peuvent-elles se protéger pour continuer leur mission ? Comment sauvegarder nos projets, les personnes qui les encadrent : les enseignants du Community College ? Les éducateurs du Shnella Illam ? Les éducatrices du Nava Jeevan ? «  Si nous ne faisons rien, tous ces projets disparaitront parce que « inessentiels ? »

Au nom de l’Association, parfois j’aurais envie de vous implorer individuellement, parce que vous pouvez soulever des montagnes, vous pouvez réaliser dans votre quotidien des petits gestes, parce que vous êtes profs, directeurs d’écoles, parce que vous êtes entrepreneurs, parce que vous êtes à la veille des vacances et que vous ne laisserez pas à l’autre bout de la Terre autant de tristesse arriver, parce que le soleil réchauffe les coeurs, parce que jamais vous ne pourrez croire que ce qui nous est arrivé, est arrivé avec tous les exposants que l’imagination ne peut croire, que la mort frappe sans distinction de race, de religion, de classe, de couleur ou autre, …

C’est notre part d’humanité que nous allons emmener égoïstement en vacances. Je vous demande, au nom de tous que si vous pouvez quelque chose, en prenant l’achat de masques, l’achat d’un des items selon vos moyens, faire que le monde soit juste … et moins douloureux pour tous les enfants du monde.

Dernière chose encore, si ma plume a servi à un discours narratif du consentement qui se voudrait mutuel, je m’en excuse, la seule raison de ce billet écrit dans les Antilles est que les Soeurs de nos projets ont réellement besoin de votre générosité. Encore une dernière chose pour terminer :

Que votre vie soit belle, en vacances que nous vous souhaitons respirantes,

au boulot avec tout le courage, restez prudent, soyez heureux,

et nous vous souhaitons vraiment l’amour et l’amitié !

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