3 Psychomotriciennes bruxelloises viennent en aide à Karaikal !

Janvier 2015

Elles seront 3 à partir dès le 3 avril 2015 pour une mission de 2 semaines à Karaikal

pour aider la Communauté à encore mieux accueillir les enfants handicapés du Nava Jeevan !

Dès leur arrivée le 4 avril, elles témoigneront dans nos carnets indiens et

nous raconteront leurs impressions, leurs activités, leur vision personnelle de la découverte du monde de l’Inde du sud !

Soyez connectés !

Voilà déjà Julie, on attend la photo de groupe avec Pauline et Laura ! Pour la prochaine réunion début février ?

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Et elles témoignent déjà,…

« Messages des aventurières indiennes. »

Le 3 avril 2015, nous sommes trois aventurières à nous lancer dans une aventure humaine inimaginable : Laura, Pauline et Julie. En septembre, l’ASBL Les Enfants De Pondy veut relever un nouveau défi : celui d’emmener des Belges qualifiées dans le domaine du handicap pour venir en aide  et soutenir l’accueil des enfants handicapés à Karaikal, l’un des quatre projets de l’ASBL. Si nous avons voulu nous lancer dans l’aventure humaine, c’est parce que depuis la création de l’ASBL Les Enfants De Pondy en 2013, nous suivons avec intérêt et passion l’évolution des différents projets : les garçons des rues, les filles malades du SIDA, l’enseignement professionnel et l’accueil d’enfants handicapés. 

Nous sommes toutes les trois jeunes ; certaines d’entre nous achèvent leurs études et d’autres se lancent doucement dans une activité professionnelle. C’est donc en mettant en avant nos qualités dans le domaine psychologique, psychopédagogique ou encore de la psychomotricité que nous voulons venir en aide aux enfants handicapés et ainsi soutenir l’ASBL Les Enfants De Pondy.

Déjà cinq mois que nous travaillons toutes les trois sur le projet pour arriver avec un bagage pédagogique à présenter à l’institution. Notre grand objectif est d’arriver à restructurer le centre : d’une part en venant avec un apport théorique sur le handicap et sur la manière de travailler avec ce type de population et d’autre part, arriver avec un maximum de matériel leur permettant de créer cinq activités : pédagogiques, ludiques et ainsi arriver à développer au maximum les compétences des enfants. Nous espérons, en mettant en place ce projet, que nos actions auront des conséquences à long terme, c’est-à-dire que les sœurs qui s’occupent des enfants du centre pourront reproduire par la suite les activités que nous leur proposerons et pourront utiliser la théorie que nous leur enseignerons.

Avant le grand départ, nous avons quelques craintes par rapport à la culture indienne, que nous ne connaissons pas vraiment. Nous en avons déjà eu un bel aperçu en lisant les différents témoignages de l’ASBL Les Enfants De Pondy. Cependant, par rapport au travail que nous allons réaliser, nous nous demandons comment en Inde, ils abordent la question du handicap et travaillent avec cette population. Est-ce que nous devrons adapter notre manière de travailler, d’appréhender certaines situations ? Nous avons beaucoup d’appréhension quant au fait de venir changer la vie des enfants, comment vont-ils le vivre ? Est-ce que nous aurons suffisamment de moyens pour atteindre nos objectifs ?  Nous pourrons répondre à toutes ces questions après cette expérience, mais également pendant. En effet, durant notre voyage, nous écrirons régulièrement afin de vous faire partager ce que nous vivons, ainsi que nos impressions et ressentis au sein de la communauté.

Pour conclure ce petit billet, nous tenions ajouter que ce voyage n’est pas seulement porteur de NOTRE solidarité, mais bien de TOUS celles et ceux qui soutiennent l’ASBL ainsi que les Sœurs qui nous accueilleront durant ces quinze jours. Maintenant, il nous reste à attendre le 3 avril en continuant à préparer au mieux notre départ.309294_10151048992632965_127209034_n1613829_10203229014745175_201294867_n

 Laura, Pauline et Julie

 

Carnet N°1 :  » Arrivée sur la terre Indienne « 

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Il était une fois 3 futures aventurières Indiennes qui démarrèrent de Bruxelles un vendredi 3 avril, pour arriver à Lilles chercher Papy (alias Alain Mulliez), pour ensuite arriver à Paris. Déjà à ce moment-là, nous courions après le temps, mais attendez la suite… Pour terminer en quelques lignes notre arrivée, nous avons fait une petite escale à Bombay où nous avons dû récupérer nos six valises (je précise que nous étions un peu chargées, pour pimenter un peu le tout). Deux heures plus tard, nous voilà dans l’avion direction Chennai, où nous attendait notre chauffeur Jeevan.

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Une fois bien installées dans la voiture avec nos bagages aux pieds, la chaleur, la circulation et surtout le meilleur moyen de communication des automobilistes : le KLAXON, c’est là que nous avons enfin réalisé que nous étions en Inde. Dépaysées et surtout épuisées, mais qu’importe, nous regardions partout autour de nous (sauf la route, sinon on voyait notre vie défiler toutes les 3 secondes…). Trois heures plus tard, quelques frayeurs au passage et un petit thé au lait en chemin, nous voilà à Pondichéry.

 

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Après plus de 24h depuis notre départ de Bruxelles, nous voilà arrivées à l’hôpital de Saint Joseph de Cluny et accueillies chaleureusement par les sœurs. Nous avons juste eu le temps de nous installer que nous nous retrouvions baignées dans la nourriture Indienne autour de la table avec les infirmiers Lyonnais que nous rencontrons pour la premières fois. Pour terminer cette première journée riche en émotions et en rencontres avec toutes les sœurs de la communautés, nous avons pris pour la première fois l’autaurick (c’est notre petit Push-Push, à voir en images). Avant de plonger dans un sommeil profond bien mérité, nous sommes allées profiter de la fraicheur de la digue, où les Lyonnais nous ont partagé leurs trois premières semaines. On oublie de vous dire que nous avons fait toute cette première journée sous 35 °.

Deuxième jour, on ne pensait pas pouvoir vous dire ça en venant en Inde, mais oui nous nous sommes réveillées avec le nez bouché. Hé des belges en Inde, ça ne réfléchit pas toujours car laisser la climatisation sur 22° toute la nuit, c’est assez froid. Mais pas de panique, une fois sorties de notre chambre, nous avons vite remis les pieds dans cette chaleur. Nous avions encore notre estomac en Belgique pour manger indien de grand matin. Mais cette seconde journée ne faisait que commencer : après le petit déjeuner, nous voilà pour la première fois sur un scooter en Inde. Alors vous qui ne connaissez pas l’Inde, ça n’a l’air de rien, mais … (à voir en vidéo).

Fabien avec Pauline sur un scooter et Julie et Laura sur l’autre, nous avions déjà eu beaucoup de fous-rires avant l’épisode sur le scooter mais là, nous en avons eu des crampes au ventre. Juste pour vous rassurer, nous sommes sur un deux roues qui tient à pas grand chose entre des bus, des camions, des voitures et le pire de tout les KLAXONS. Mais Welcome in India et franchement on adore ça !!!

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Après la ballade, nous rencontrons pour la première fois les enfants de la pouponnière de l’hôpital. Un grand moment d’émotion et de partage avec les enfants. Nous sommes directement rentrées dans leur univers, nous avons pris les plus petits à bras et la séparation n’était pas des plus simples. Comme le disait Laura, c’est dans des moments pareils qu’on se pose le plus de questions, sans avoir beaucoup de réponses. Mais qu’importe, nous profitons du moment présent avec les enfants et ça c’était magique. Leur donner une sucette, des jouets, des câlins et voilà des enfants comblés et puis nous aussi nous étions bien. D’ailleurs, si c’était simple d’en prendre un, deux, trois… avec nous, nous l’aurions fait directement. C’était le dimanche de pâques ce jour là, nous souhaitions « Happy Easter » à toutes les sœurs. A cette occasion, nous avons mangé comme des rois (nous avions des FRITES) avec toutes les sœurs de la communauté.

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Etant donné que nous ne voulions pas perdre de temps, nous sommes directement parties en scooter visiter les deux projets de l’association à Pondichéry. Durant le trajet pour arriver aux « Street Boys », nous en avons eu plein la vue, nous ne savions plus où regarder (sauf Julie et Fabien qui regardaient la route). Le projet des Street Boys nous a beaucoup touché, d’une part parce qu’on essayait d’imaginer d’où viennent ces garçons et d’autre part, de voir où ils en sont maintenant. Quel beau travail de la part des sœurs, d’accueillir 40 garçons et de les sortir de la rue. Nous avons été surprises du travail qu’il y a à faire sur l’aménagement du terrain. Nous comprenons mieux pourquoi l’asbl met tout son cœur à trouver de l’argent pour payer des jardiniers, éducateurs… Etant donné qu’il n’y que 24 heures dans une journée, nous nous sommes éclipsées dans le centre de notre « Pondy-Chérie » pour visiter le deuxième projet : la villa Rosalie où habitent les jeunes filles atteintes du SIDA. Là encore, nous sommes très bien accueillies par les sœurs mais aussi les jeunes filles, qui sont directement venues nous demander notre prénom (en revanche, nous avons eu des difficultés à retenir le leur). Pour clôturer la visite, nous avons eu droit à une danse indienne. Nous avions peu de temps avant de souper, mais nous sommes retournées à la pouponnière pour donner le biberon aux bébés et partager encore un petit moment de tendresse avec les enfants. Nous avons pris une petite douche (« se jeter un seau d’eau froide sur la tête ») avant de tous nous rendre dans un restaurant non loin de l’hôpital pour partager autour d’un bon repas et d’un petit verre notre journée.

 

Pendant que Julie et Pauline s’occupaient de quelques détails organisationnels, Laura est allé visiter l’hospice Saint-Joseph de Cluny avec Camille et Joan ; deux des infirmiers qui feront leur stage là durant la semaine à venir. La taille de l’établissement est impressionnante et chacun y a sa place. Le but des sœurs est que tous puissent vivre leurs derniers jours en paix. Il est très important que chacun se sente bien et soit heureux. Leur mode de fonctionnement est certes différent de chez nous mais nous retrouvons malgré tout, cette envie de contact chez les personnes âgées. Ils sont toujours très fiers de pouvoir poser pour l’objectif et font preuve d’une générosité incroyable.

Laura, Pauline et Julie.

Fabien Prakash témoigne aussi ! 

Vendredi 3 avril 2015

C’est avec joie que nous prenons la route pour Paris, une nouvelle aventure indienne commence ! Dans la voiture, sous une pluie battante, Pauline, Julie et Laura ne contiennent plus leur joie !

Notre arrivée et l’enregistrement de bagages réalisé en un temps record, nous flânons un long moment dans l’horrible Terminal 2B de Charles-de Gaulle. Les filles ont faim – déjà ! – et me propose une salade… ça commence bien, je n’ai jamais voyagé avec des gonzesses ! Vivement la nourriture pleine de saveurs indiennes !!!

Samedi 4 avril 2015

Je vous passe notre vol, beaucoup trop long à mon goût ! Nous arrivons toutefois à 14h00 à Madras ! La chaleur est suffocante- près de 35°c ! Jeevan nous récupère un peu en retard ; petite panique lorsque j’abandonne les filles pour l’autre terminal, c’est lui qui les retrouve grâce aux photos de FB… Hé oui, Jeevan, vous vous en souvenez peut-être, c’est notre driver qui nous a emmenés l’année dernière pour notre exceptionnel voyage dans le Kérala !

Les filles ne savent plus où donner de la tête ; nous alternons entre les cris de frayeur à chacun des dépassements, les rires en découvrant les routes colorées de villes indiennes, les marchés, les passants ; j’essaie à mon tour de m’émerveiller mais les images sont encrées en moi, je me rends soudain compte que j’ai l’Inde un peu trop bien dans la peau. Ce qui les étonne, moi, je le banalise intérieurement – c’est toujours comme ça ici ! – mon Inde est indécollable, enracinée, apprivoisée !

Nous recevons un très bel accueil des Sœurs de Cluny à l’hôpital, certaines me disent : « Déjà de retour,… », je les ai quittées il y 8 mois à peine, comme si c’était hier. Nous nous installons dans nos chambres, je retrouve la première, celle où j’ai rencontré Charlotte, il y a 15 ans déjà : ma terrasse indienne, mon décor, mon « petit » chez-moi !

Après une bonne douche de circonstances, nous retrouvons infirmiers lyonnais qui nous racontent toutes leurs impressions et souvenirs, dans tous les détails, par gentillesse, avec énormément de vie et de couleurs. Les filles ne comprennent pas tout, elles me raconteront plus tard, après la petite balade sur la digue, que c’est trop : trop d’images, trop de choses à vivre, à assimiler,… elles n’ont pas encore digéré tout ce qu’elles ont vu aujourd’hui ! Personnellement, je les comprends, elles ont la même réaction lorsque c’était moi qui leur racontait l’Inde. Je suis heureux de mes infirmiers lyonnais d’exercer leur esprit critique et me raconter leur vie de 3 semaines. Je les entends me remercier pour l’organisation de leur stage et de leur road-trip ! Vraiment, ça fait plaisir ! Je m’endors trop tardivement !

Dimanche 5 avril 2015

Réveil tardif, premier petit déjeuner de Pâques Nous rencontrons les Sœurs, les unes après les autres : « dis, Fabien, il y en a combien comme cela ? ». Effort suprême, vider les valises des peluches et des jouets pour les embarquer à la pouponnière, tous les cadeaux emballés par Clara Ducroux vont être offerts aux enfants de la crèche. Je leur explique, arrivée dans la cour et l’escalier menant vers le haut-lieu de mon enfance, que c’était sans doute l’endroit le plus sensible et le plus beau de ma vie ! Elles me regardent ne sachant si j’ironise ou pas, mon caractère fouteur de gueule ou de feinteur ironique se retourne contre moi. Je me reprends et leur dis toute la beauté de l’endroit. Je les observe pénétrant à pas de loups, nous découvrons les premiers orphelins, je les reconnais, ils grandissent ; sur leur visage, mes aventurière indiennes ne disent mots, elles contemplent, refont l’histoire de l’enfance dans leur tête se rendant peut-être compte de leur propre chance ? Elles me suivent dans toutes les pièces, les enfants s’agrippent à elles ; le temps de la distribution des cadeaux commencent ; je m’éloigne un peu, autant j’ai de l’affection pour l’endroit, autant il n’est plus à moi, entre le sentiment d’être dans ma vie et de la contempler avec un zeste d’indifférence émotive coupable, histoire de ne pas être touché ?

Premier grand moment aussi lorsque nous découvrons les trois derniers nouveau-nés, là je me laisse aller à la paternité qui me va si bien, dans mes bras je me dis que dans quelques mois ce sera à nouveau mon tour – même si j’en offrirais bien une à Eléonore et Maya… Tiens, je ne trouve pas un garçon pour Noé,… Je passe la fillette entre les bras de toutes les filles ! L’instinct maternel revient vite,… Pauline m’aide à construire le tapis de sol, je retrouve Laura avec une fille couchée sur sa jambe, Julie faire rire les enfants qui s’en amourache d’elle,…

Comme d’habitude, je sonne le départ pour retrouver les Lyonnais à la Villa Rose pour des retrouvailles joyeuses avec Daniel, notre vice-président des bénévoles de l’asbl, issu lui-même de l’ex-grande armée des anciens combattants pondichériens ! Rires et complicités au rendez-vous.

Les scooters sont arrivés, cet après-midi, nous partons pour visiter en 2x 2h les Enfants de Rues au Shneela Illam et les jeunes filles de la Villa Rosalie ! Première expérience en scooter pour Julie aux commandes dans la circulation indienne. Heureusement, très peu de monde sur les routes parce que dimanche. Julie se débrouille très bien, elle slalome entre les voitures sans prendre de risque inutile, Laura crie et chante derrière, ambiance,… Pauline derrière moi ne bouge pas, je sens toute la confiance – elle me dira plus tard qu’il ne lui reste plus qu’à essayer ! Promis sur les routes désertes de Karaikal pour commencer.

Lorsque nous arrivons au centre fermé des jeunes du Cluny Schneela Illam, les français ( soit les Lyonnais plus notre Daniel national en tête), nous découvrons le centre comme sur les photos. Je reprends mon rôle de capitaine du bateau pour leur présenter le Centre – étonné par leurs nombreuses questions et leur écoute). Je sens dans le groupe que tous – infirmiers et psychomotriciennes – veulent avoir le plus d’infos ; aussi, je ne m’en prive pas. Après la visite complète du bâtiment, nous découvrons avec désolation ce qu’il reste du terrain de sports ! Aucune des constructions des PY n’a tenu, fatiguées par le temps ? Du terrain, aujourd’hui ne reste qu’un dépotoir à ciel ouvert où l’on brûle les déchets. La sœur s’excuse mais elles passent mal ! Tant d’énergies dépensées pour si peu de résultats, je sens la colère monter car l’endroit ne prête hélas pas à la nostalgie des travaux à peine réalisés, il fallait en prendre soin. Je mesure la justesse et me rend compte que la Sœur est toujours toute seule. Je l’interroge sur le personnel. Aujourd’hui, manquent toujours à l’appel les 2 éducateurs qui pourraient canaliser les jeunes qui ont incendié les déchets sur leur terrain, qui ont abattu les goals de foot car ils ne tenaient pas,… tout est à refaire ! Comment, en engageant des encadrants ! Après un long échange avec Sister Lassy, nous la quittons avec regret pour foncer sur la nationale indienne vers la Villa Rosalie.

Une fois Papy Daniel arrivé, nous découvrons avec toujours plus d’émotions les visages des jeunes filles. Elles savent y faire ! Tout le monde tombe sur leur charme – comment faire autrement ? Toutes me sourient, comment oublier ne fut-ce que leur sourire ? Tellement éclatant ! Je les reconnais toutes, je voudrais les serrer dans mes bras, avoir un geste affectif, une tendresse particulière,… mais non, comme un petit garçon timide, je leur tends la main.

 Fabien

Carnet n°2

À la rencontre des enfants handicapés

(Cluny Nava Jeevan)

 

Nous résumerons notre arrivée à Karaikal par l’apprentissage des grandes devises indiennes, à savoir :

 

1° Step by step…

2° Tout finit toujours par s’arranger…

3° Jamais de problèmes, que des solutions…

Vois-ci nos trois témoignages de nos premiers pas à travers la découverte du projet de l’asbl « Les enfants de Pondy »

que nous soutenons et pour lequel nous travaillons depuis des mois.

 

 

Mardi matin, nous avons rencontré les enfants handicapés ainsi que les sœurs et les « teachers » qui s’occupent d’eux. Nous avons reçu un super accueil, surtout de la part des enfants ! Ils nous ont fait rire et étaient super contents de nous voir. Lors de cette première matinée, ils nous ont fait visiter les lieux et nous les avons observés dans leurs activités. Nous avons essayé de comprendre leur fonctionnement afin de pouvoir adapter les activités que nous avions prévues. La première difficulté a été de découvrir que leur handicap était principalement mental (pour la plupart), et non psychomoteur comme nous le pensions. En effet, les projets que nous avions étaient surtout destinés à des enfants ayant des problèmes psychomoteurs. Nous avons tout de même réussi à présenter quelques activités prévues avec le matériel apporté. L’après-midi nous avons fait de la plasticine avec une classe qui a beaucoup apprécié (et nous tous autant !). J’ai été rassurée de voir que notre première activité a été réalisée avec succès, les enfants étaient fiers de nous montrer leurs créations. Ils nous ont également montré leurs cahiers d’école, leurs dessins… Une autre difficulté était la barrière de la langue : les enfants et la plupart des « teachers » ne connaissent que des bases en anglais. Cependant, nous nous débrouillions toujours. Le deuxième jour, nous avons proposé des activités plutôt destinées aux handicaps psychomoteurs, mais les enfants ont adoré (et les « teachers »/sœurs se sont amusées aussi d’ailleurs.. à voir en photos !). J’ai passé un très bon moment, car c’était vraiment chouette de voir que ça leur plaisait. L’après-midi, nous avons un peu participé à leurs différentes activités et j’ai été étonnée de constater les compétences des enfants ! J’ai également été surprise de voir que les « teachers » étaient conscients de ce que chaque enfant pris individuellement était capable de faire (la consigne d’un même exercice variait en fonction de l’enfant, par exemple). Pour terminer la journée, la sœur responsable nous a expliqué leur système de fonctionnement qui était très bien fait. En bref, j’ai été étonnée très positivement, car je ne m’attendais pas à tout cela.

 

Pauline

 

J’avais beaucoup d’appréhension sur notre arrivée à Karkail, comment les enfants, les « teachers », les sœurs allaient accepter le travail et l’aide que nous venions toutes les trois apporter ? Un peu anxieuse, je rencontre pour la première fois les enfants mardi matin. Malgré que je travaille avec des enfants polyhandicapés à Bruxelles, la rencontre reste douloureuse. J’essaye de profiter des regards, des sourires, des mains qui viennent me tirer pour me lever de ma chaise, mais rien n’y fait j’ai dure, les enfants m’impressionnent. Depuis des mois que nous parlons d’eux sans les voir, sans les connaître, je réalise enfin que notre projet devient concret et est réel. Il faudra attendre l’après-midi, pour que je me décoince et que je sois fière de ce que nous allons pouvoir leur apporter. Finalement, je réalise très vite que quoi qu’on fasse, nous ferons que des heureux et là c’est sur nous avons déjà tout gagné d’avance. Première activée que nous réalisons avec une classe de 9 filles ayant un lourd handicap mental (beaucoup de petites filles trisomiques). Aussi touchantes les unes que les autres, elles ne sont pas impressionnées de nous voir. Que du contraire, elles nous appellent pour nous montrer leurs œuvres qu’elles font avec de la plasticine. Nous ne pouvons être que fières, des bonshommes, des fleurs, des escargots… Bref que de belles créations qui reflètent une fois de plus la beauté de ce projet ! La journée s’achève et encore beaucoup de questions bouillonnent en moi. Nous avons que très peu de contact avec les « teachers », car elles ne parlent pas l’anglais, ou que très peu. Nous ne savons toujours pas concrètement ce qu’elles attendent de nous. Mercredi matin, nous venons pour le deuxième jour à la rencontre de tous ses petits enfants. Je me sentais déjà mieux à l’arrivée, voir des petites têtes connues, toujours aussi HAPPY de nous voir, ils ne cessent de venir nous dire bonjour, nous serrer la main, bref un bel accueil. Au matin nous ferons un peu de psychomotricité avec une classe de plus jeunes enfants. Nous sortons notre matériel ; tunnel, cerceau, tapis… Nous voyons encore des visages sourirent, mais cette fois venant pas que des enfants, les « teachers » et les sœurs sont étonnées et contentes. Yes nous avons encore gagné, c’est à nouveau que du bonheur. Pendant que les enfants jouent à passer dans les tunnels, sauter dans les cerceaux, se cacher dans la tente… La sœur responsable de l’école vient me trouver : « Djoulie, it’s verry nice, thank-you (je vais continuer en français) les enfants sont tellement content, ça fait plaisir de les voir comme ça. Mais je voudrais voir avec toi si tu pouvais t’occuper des enfants moins moteurs? Ce matin, une maman est venue avec son bébé, elle t’attendait, mais vous êtes venues trop tard. Elle aimerait bien que tu fasses des exercices avec son bébé pour le détendre. Elle reviendra demain à 9h pour te rencontrer et te présenter son bébé avec un gros handicap » Waaaaw, pouvais-je demander quelque chose de plus… ? Je suis touché, je n’en reviens pas… Encore un grand pas en avant que je testerai le lendemain. Après une matinée bien chargée, nous en avons profité pour observer le travail des enfants. Et c’est là que c’est à tomber par terre, c’est une école et non un centre d’accueil comme nous le pensons. En fait, les enfants apprennent à lire, à écrire, font des mathématiques… La sœur nous apprend même que depuis le mois de juin, elle a fait un dossier pour chaque enfant, avec les objectifs a travaillé, l’évolution de l’enfant… C’est exactement ce que nous contions leur apporter comme aide, mais ils s’en sortent très bien et n’aurons pas besoin de nous pour cela. Après toutes ses nouvelles et cette journée riche en émotions, nous terminerons notre journée en beauté sur la splendide plage de Karaikal.

 

Julie

 Comme l’ont déjà précisé Pauline et Julie, nous avons entamé notre travail à Karaikal avec quelques appréhensions. Personnellement, je n’avais jamais eu l’occasion de travailler dans le milieu du handicap et le faire au sein d’une autre culture n’atténuait pas mes craintes. Le premier jour, nous avons eu quelques difficultés à trouver notre place. Cependant, les moments que nous avons partagés avec les enfants lors de l’activité plasticine étaient incroyables. C’était un plaisir de voir la fierté avec laquelle les enfants nous montraient leurs œuvres. Je me sentais tellement bien de constater que notre présence avait un impact positif. Je trouvais déjà tout cela très intense et les émotions qu’ils me parcouraient étaient dures à contenir. Le deuxième jour, je me sentais plus en confiance, bien que l’activité psychomotricité que nous avons réalisée ne soit pas dans mon domaine, je m’y sentais très à l’aise. Je ne me rendais pas compte à quel point le sourire d’un enfant peut exprimer tant de choses. Les obstacles qu’ils ont pu rencontrer dans la vie ne diminuent en rien la générosité dont ils font preuve. Bien sûr, cette générosité ne s’observe pas au niveau matériel, mais bien au niveau humain et, chaque jour vécu ici, je me rends compte que cela vaut tellement plus. Le but était d’égaillé leur journée, mais ils ont largement égaillé la notre !!! Mon souvenir le plus marquant fut un moment de partage avec une petite fille sourde et muette. Tout en me montrant son cahier d’écriture, elle me montrait le geste en langage des signes. Pendant, ce temps Julie découvrait à côté de moi, le « tamoul ». Nous sommes venus pour leur apprendre ce que nous savons, mais ils ont eu aussi encore beaucoup de chose à nous apprendre !

Laura

 

 C’est ainsi que s’achève notre deuxième carnet indien,

toujours aussi riche en émotion, en rencontre, en partage, enfin vous pouvez le constater par vous même.

Nous sommes très fières de soutenir ce projet et nous espérons continuer à gravir des échelons pour aider au maximum les enfants et tout le personnel encadrant.

Nous vous laissons sur ces douces paroles et nous vous retrouvons dans trois jours pour vous raconter la suite de nos grandes aventures.

 

Les trois aventurières indiennes : Pauline, Laura et Julie.

 

Fabien Prakash témoigne aussi, …

Mercredi 8 avril 2015

 

Le travail peut commencer ! Les filles ont rendez-vous avec Sœur Ester pour débuter les premières activités – le climat change – la pluie arrive, étonnant pour la saison. Le ciel est à la couleur de notre vécu, ombragé mêlé d’éclaircies, le soleil repointe enfin le bout de son nez.

Je les dépose au Cluny Nava Jeevan et pars dans le centre de Karaikal au… supermarché !

Rayon cosmétique pour les filles, pharmacies pour les moustiques, un peu de Nutella et Corne Flakes pour le déjeuner, un rasoir pour moi, quelques biscuits et boissons, et me voilà chargé comme eux sur mon scooter. Le temps de tout ranger, je file sur le bar de la plage, le seul endroit où il y a de la WIFI accessible ! Je me bats contre la 4G et le WIFI, je me connecte, et je vous envoie le premier carnet indien. Trop fier ! Un poids en moins, les filles terminent leur première matinée et me rejoignent toutes seules, à trois sur le scooter. Elles ont un quart d’heure de retard, je suis près à me lever, elles ne répondent pas sur le téléphone de Daniel, sont-elles tombées ? Paternaliste, je me décide à quitter la place lorsqu’elles surviennent à l’entrée, la bouche en cœur, trop fiers !!! Je les félicite, moi aussi, j’avais besoin qu’elles prennent leur indépendance et qu’elles découvrent par elles-mêmes leur Inde à Elles ! Trop fier aussi, à leur écoute et leurs partages, de comprendre que ce voyage-ci sera différent : leur engagement est véritable et juste, elles me font découvrir l’accueil des Enfants handicapés sous un autre regard : elles me font comprendre que le centre d’accueil est vraiment une école d’apprentissage, je savais que les handicapés légers réalisaient déjà des travaux scolaires mais que tous soient depuis l’arrivée de Sœur Ester, répertoriés, quelle avancée.

Chaque fois que je visite depuis 2 ans les projets –déjà le 4ième voyage de mission – je prête attention particulièrement à la bonne gestion de père de famille des comptes de Sœurs, de l’évolution du cadre et des objectifs à atteindre. Ici, ce voyage est éclairant car ce sont elles – comme les infirmiers lyonnais qui nous partagent leur quotidien et leurs diverses expériences ! Un rayon de soleil inonde la plage, je me concentre sur l’avenir à parti de ce qu’elles me disent, surtout je me rassure qu’elles commencent à trouver leur place en Inde.

Petite activité dans l’après-midi, puis, direction la plage paradisiaque par les sentiers battus. En soirée, elles retrouvent leur chambre, finis les aléas et tracasseries du logement, la sérénité peut revenir ! Cette nuit, je dormirai de nouveau sur ma terrasse indienne !

 

 

Jeudi 9 avril 2015

 

Courte journée aujourd’hui, les filles ont rendez-vous à 9H00 pour rencontrer une maman : Je pars les chercher à 8h40 pour les déposer mais non ! Savez-vous qu’empreintes de cette nouvelle liberté découverte la veille, elles sont déjà parties. « Non mais ça va aller ou quoi ? Je sers à quoi moi ? » ; dis-je à haute voix dans la salle à manger, désespérément vide. J’avale mon déjeuner et je fonce sur les routes ! Lorsque j’arrive sur place, je retrouve les filles, trop adorables qui se justifient de leur départ par la volonté de me laisser dormir encore un peu ; plus stupéfiant, Pauline et Laura s’emploient à gonfler un ballon énorme, Julie est assise par terre, avec un enfant dans les bras ayant une grande spasticité dans les membre supérieur, il ne cesse de pleurer. La maman est à côté, Sœur Ester aussi. Je ne comprends pas ce que Julie fait à ce moment. : Au lieu de cajoler l’enfant, elle ne cesse de lui tirer les bras et les jambes et lui malaxer le ventre. J’ai failli lui dire qu’on ne pouvait laisser un enfant pleurer mais Laura m’explique qu’il s’agit d’une séance de psychomotricité. Je la regarde interloqué car cet univers m’est complètement étranger. L’enfant roule sur le ballon, tête en arrière, dos arqué, il se détend. La magie des gestes de Julie opère sur son corps ; il finit presque par s’endormir… jusqu’à ce que Sister Ester le reprend et lui fait faire de nouveaux exercices. L’enfant re- pleure, peut-être que c’était déjà trop pour lui. Julie accueille déjà un autre enfant, je décide de m’éclipser.

 

Je rejoins le Community Collège de Sister Priscina où nous allons tous ensemble évaluer les comptes et les objectifs 2015-2016. La dotation allouée à ce projet suffit largement, comme prévu le surplus est réinjecté sous forme d’achats divers : tout est correct, les salaires sont payés par l’association. L’argent qui reste est dépensé en achats utiles : Rétroprojecteur numérique, tablette, 6 bancs, lampes de secours, … (Voir page FB). D’autres parts, nous fixons les objectifs de l’année 2015, à savoir : atteindre une réussite scolaire de 80%, acheter un écran vidéo, 6 nouveaux ordinateurs.

Je quitte la Sœur soulagé ! Premier projet vérifié et je redis encore une fois merci à tous nos cotisants et toutes celles et ceux qui viennent à nos événementiels que votre participation financière permet ce résultat.

 

Je retrouve les filles au bar de la plage où nous avons décidé de manger.

Le repas avalé, l’après-midi free, nous décidons en plein soleil de nous rendre à nouveau à la plage puis de nous promener dans les rizières et les villages des pêcheurs. En soirée, les filles font un peu de shopping dans le centre de Karaikal.

 

Une vraie journée ensoleillée ! à demain.

 

 

Carnet n°3

Sur les traces des temples indiens

Vendredi matin, départ pour 3 jours de détente et de visites. Nous démarrons direction Trichy, toujours avec notre chauffeur Jeevan, et toujours avec autant d’ambiance (vidéos à venir…) ! Sur la route, nous découvrons un temple et décidons de faire une visite non prévue au programme. Nous découvrons pour la première fois un de ces magnifiques monuments et nous sommes toutes émerveillées par les couleurs, les statues,… Fabien nous sert de guide et nous explique tout ce qu’il sait (et il en sait des choses.. !). Après cette première visite, nous reprenons la route et arrivons enfin à Trichy. Nous nous installons à l’hôtel et là… Hallelujah ! Une douche avec pommeau ! Un gros matelas ! Bref, on retrouve notre confort à l’européenne. Au passage, nous profitons d’un petit plongeon dans la piscine pour nous rafraichir. Après ça, nous sommes allés visiter le temple de Trichy de nuit. Malheureusement pour nous, il était en reconstruction et donc recouvert de bâches, mais l’émerveillement face à cette beauté est toujours présent… Le lendemain matin, nous sommes allés voir le « Rock Fort Temple » et on a eu droit à un super guide qui parlait français (et même quelques mots en néerlandais… Ja zeker) ! 400 marches à grimper sous une forte chaleur, mais surtout à pieds nus… Dur dur d’atteindre le sommet sans se brûler les pieds, surtout qu’il fallait les redescendre après (photos à l’appui). Fabien et Jeevan rigolent bien de nous ! L’après-midi, nous reprenons la route vers Tanjoore en nous demandant où nous allions dormir en imaginant tous les scénarios possibles : un petit hôtel miteux du centre ville, chez l’habitant… Finalement, nous arrivons dans un hôtel magnifique ! Petite (ou plutôt GROSSE) surprise de Fabien et Julie pour notre anniversaire (Laura et Pauline), nous sommes bouche bée. Jardins magnifiques, logement parfait, piscine, bref le pied ! Et nous qui pensions dormir dans un couloir… ! On profite d’un cocktail au bord de la piscine, de la vue magnifique et de la tranquillité (et oui, pour couronner le tout, plus de klaxons puisque nous sommes dans un trou perdu). Après ce moment de détente, nous sommes partis visiter un autre temple de nuit. Encore une fois, notre guide personnel (Fabien) nous donne toutes les explications nécessaires. Nous faisons également quelques achats et essayons de négocier. Nous rentrons ensuite à l’hôtel profiter de notre confort. Le lendemain matin, nous avons rendez-vous pour un massage (elle est pas belle la vie en inde non?). Nous enchainons ensuite par les dernières visites du week-end : le temple de la veille mais de jour, ainsi qu’un musée sur les statues et divinités. Pour finir, retour à Karaikal avec Jeevan et la musique à fond. Pour ne pas changer, tous les indiens nous regardent comme si on venait d’une autre planète. Mais on remarque quand même qu’on s’est bien adaptées à la vie ici : plus trop de cris de frayeur sur la route. En bref : quel week-end encore bien chargé, tout cela grâce à Fabien et sa super organisation, ainsi qu’à l’ASBL : Les Enfants de Pondy !

Les trois aventurières indiennes : Laura, Pauline et Julie

 

Carnet n°4 :   » Comment être aussi proche et si différent de l’autre ? « 

Nous nous sommes laissés porter par le rythme indien,

mais nous voilà de retour pour vous raconter notre plus belle histoire au sein de la maison des enfants handicapés de Karaikal :

le Cluny Nava Jeevan. Pour chacune de nous, ce fut une rencontre riche en émotion et en partage.

Nous étions là pour leur apprendre certaines pratiques que nous réalisons en Belgique afin d’améliorer la qualité de vie des enfants et des professionnels.

Le pari est gagné ; autant nous avons tout donné, mais nous avons tellement reçu en échange, à travers des sourires, des larmes de joie et des câlins.

 

Nous avions laissé notre belle histoire sur la rencontre avec Julie et le bébé avec une grande spasticité des membres supérieurs. Pas évident de se retrouver avec un petit bébé de 2 ans, qui pleure (sans en savoir la raison) avec une assemblée autour de nous pour voir comment Julie va s’en sortir. Il est important de d’abord créer un contact avec l’enfant, on ne se  connaît pas, nous ne partageons pas la même culture, nous ne pouvons pas entrer dans son espace personnel comme ça. Julie prend le gros ballon de kiné, qui permet d’avoir un objet intermédiaire entre l’adulte et l’enfant, la rencontre peut alors se faire plus facilement et sans pleure. Le bébé se calme petit à petit, le travail des membres supérieurs peut alors commencer. Julie donne quelques conseils à la Sœur  Ester ; qu’il faut éventuellement faire ça tous les jours pendant un petit quart d’heure et y aller étape par étape. Le but n’étant pas de brusquer les enfants, même s’il y a des objectifs à atteindre, mais bien de respecter leur rythme de vie pour avancer. Durant toute la matinée, Julie s’est occupée des enfants moins mobiles, afin de les mobiliser et de montrer aux professionnels comment ils peuvent travailler avec des enfants qui ne parlent pas et qui ne marche pas.

Nous avons joué pendant une matinée avec un grand parachute et des ballons de plage (il faut voir en vidéo et en photos le sourire des enfants devant ce jeu). Ils ont très vite compris qu’il fallait faire sauter les ballons et ne pas les faire tomber à côté. Tout le monde y met de son cœur, les parents regardent leurs enfants s’amuser d’un air émerveillé, nous installons les enfants moins mobiles en dessous du parachute. L’ambiance est tellement au beau fixe, que la Sœur Ester et les « teachers » proposent de faire une danse avec le parachute. Tout le monde rigole et en profite les grands comme les petits, c’est encore une fois un pari gagné. En voyant l’ambiance et on constatant nos talents de danse, une des « Teachers » propose de nous apprendre de danser sur le rythme indien avec les enfants. Encore un beau moment, nous dansons en rythme (ou presque) avec les enfants dans les bras, d’autres prennent plaisir à nous regarder, un vrai spectacle pour les uns et un grand moment de partage culturel pour d’autres.

Ce matin, nous avons eu la chance de pouvoir partager notre mission avec les 4 infirmiers lyonnais – Camille, Nelly, Margaux et Johan- que vous avez eu l’occasion de lire pendant 4 semaines sur le site de l’association.  Emmenés par Daniel et Fabien, toutes les trois sommes contentes de pouvoir leur montrer notre univers, nous organisons une petite séance de psychomotricité avec les enfants. Même Jeevan est présent ! Nous sortons ; tente, tunnel, cerceaux, corde à sauter… Chacun y trouve son plaisir. Certains vont se poser dans la tente pour jouer à cache- cache, d’autre passe d’un tunnel à l’autre. Nous expliquons aux Français ce que nous avons fait durant notre séjour, eux-mêmes sont surpris, « quel beau projet » ont-ils dit ;  de quoi nous motiver pour terminer notre travail en toute beauté et simplicité !

Afin de clôturer notre travail et d’en faire le bilan, nous avons fait une réunion avec Sœur Ester. Nous avons d’abord parlé de ce qui avait été fait lors de notre présence au centre. Nous comprenons que Sœur Ester est vraiment contente de notre venu et espère que le travail pour continuer. Elle nous remercie sincèrement pour le matériel apporté et insiste sur le fait  que ce n’est pas le plus important. ‘’Ce qui compte c’est de travailler avec le cœur ‘’, et c’est ce que nous avons fait. Sœur Ester met en avant notre motivation et notre plaisir à travailler avec ces enfants. De notre point de vue, nous confirmons le bonheur que cela a été de travailler au sein de cette école. Nous avons réussi à nous adapter et donner le meilleur de nous-mêmes. C’est donc avec plaisir que nous recevons les innombrables remerciements de sœur Ester. L’autre point important que nous devions aborder concernait l’avenir, nous voulions en faire plus, mais nous avons conscience que notre mission ne s’arrêtera pas à notre retour en Belgique. Aider l’autre est le travail d’une vie et nous nous y sommes engagées ! Sœur Ester nous a exprimé son souhait de vouloir faire évoluer la parole de certains enfants. Beaucoup d’entre eux ne parlent que très peu voir quasiment  pas. Son objectif est que chaque enfant puisse s’exprimer un minimum. Une logopède pourrait donc amener des ressources intéressantes. De notre côté, nous allons tenter d’établir des exercices de lecture et d’écriture que nous lui enverrons par mail. Comme dans tout accueil de personnes handicapées motrices, un kinésithérapeute y trouverait aussi sa place. En plus, nous espérons pouvoir envoyer certains tests permettant d’évaluer le développement psychomoteur et intellectuel des enfants, ce qui permettrait d’approfondir encore plus leurs objectifs par enfant.

Le plus beau dans cette expérience et qui reflète la beauté du travail que nous avons fait, ce sont que les au revoir qui ont rempli nos yeux de larmes. C’est très touchant de voir des sœurs nous remercier, pour le travail que nous avons fait pendant ces quelques jours. Mais ce n’est que le début d’une histoire, nous avons écrit le premier chapitre et nous continuerons à soutenir « l’ASBL Les Enfants de Pondy » pour avancer dans l’écriture des prochaines pages. Au moment de partir, nous regardons chaque enfant dans les yeux, nous les remercions et ils nous remercient avec le plus beau de leur sourire…

Nous ne le dirons jamais assez mes mille mercis à « l’ASBL Les Enfants de Pondy », sans qui nous n’aurons jamais pu écrire le titre de notre livre…

Les trois aventurières indiennes : Laura, Pauline et Julie

5 réflexions sur “3 Psychomotriciennes bruxelloises viennent en aide à Karaikal !

  1. Super nos trois héroïnes ! On vous suit avec le plus grand intérêt ! Si le monde était à votre image!Bon séjour et à très bientôt

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  2. bonjour, je suis la maman de Pauline, quelle joie de vous lire et de voir que tout se passe bien et que vous faites de formidables découvertes et rencontres….. que j’ai toujours rêvé de prendre sous mon aile un petit orphelin….. j’espère que vous nous raconterez tout cela en rentrant et que nous pourrons relayer cela ici en Belgique….. peut-être pouvez-vous nous faire partager ces moments intenses en nous envoyant des photos….. et votre mission se passe bien? et la cuisine indienne? ramenez-nous des recettes…… gros bisous à tous et félicitations pour cette formidable aventure. Carine

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    • Ne vous en faites pas, je prends soin d’elles !!! Elles sont tellement attachantes, vivantes, souriants ! Elles m’épatent tous les jours ! Vous devriez les voir animer les enfants handicapés ! Vraiment, formidables ! J’ai de la chance ! Et les enfants de nos projets encore plus !!! Je me lance pour les photos ! Bisous à toute la famille !

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  3. Salut Pau. Bonjour Laura et Julie L expérience que vous vivez a l air unique et profondément intense je vous souhaite de la vivre du mieux possible et que vous apportiez aux enfants que vous rencontrez tout l amour et le bonheur dont vous disposez. Je vous souhaite tout le meilleur pour cette magnifique expérience que vous avez entrepris Gros bisous a vous trois. Marraine.

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  4. Coucou Julie ! Je lis avec grand intérêt votre journal de bord.Quelle expérience pour toi!Je suis pleine d’admiration pour votre projet.Donne le meilleur de toi même,(mais je pense que ça, tu le fais dans tout ce que tu entreprends)Garde bien dans ton coeur tous ces sourires d’enfants. A plus tard.Énorme bisous.Ta collègue Michèle Hendrix

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