« Du doute à la joie de l’Espérance »; quand le Covid touche l’Inde … et Soeur Lourdes-Mary

Il est minuit à Fort-de-France, en Martinique, dans les Petites Antilles, dans la Caraïbe, à l’ouest de tout ce que nous connaissons.

Les nouvelles de Pondichéry et de Karikal sont dramatiques, la situation sanitaire en Inde est dans certaines régions hors de contrôle et les décès se comptent par milliers. Les hôpitaux sont … Ce n’est pas un JT quotidien, c’est la réalité crue et universelle. Tant de moyens sont mis en oeuvre pour que le moins de personnes ne meurent dans l’oubli, dans les rues ou les parkings. Les ONG sont à pied d’oeuvre, les demandes de dons explosent sur les réseaux sociaux. La réalité est celle qui porte ou devrait porter l’effroi à qui veut encore mettre la dignité de la mort même au centre de sa vie : si le monde change ou si la perception du monde change dans cette crise sanitaire que nous vivons dans nos pays, nos régions, nos communes, nos rues, notre quotidien; il n’y a pas d’autres réalités à regarder en face : des gens, des amis, des parents, des frères, des soeurs, … meurent par le Covid. Dans les pays dépourvus de moyen de santé aussi efficaces, la pandémie devient très vite hors-contrôle. La bien-pensance serait que tous nos efforts soient vers la solidarité mais ne sommes-nous pas tous plutôt tournés vers les lois dites « restrictives, liberticides » qui empêchent les péchés du luxe ? Je ne sais mais je pense celles et ceux qui n’ont pas d’oxygène, n’ont pas nos soins de santé. J’ai peut-être tort, j’avoue mon affect et je l’assume, il y a de la tristesse.

En Inde, les hôpitaux ne peuvent accueillir celles et ceux qui meurent. L’oxygène manque, les infrastructures manquent, la population est confinée et est loin de savoir si un jour ils iront au resto, au café ou si un jour ils iront voir un spectacle. Dans toutes les crises sanitaires précédentes, dans toutes les famines précédentes; nous avions encore l’éveil de la solidarité. Aujourd’hui, nous sommes nous-mêmes enfermés dans nos propres préoccupations, que ferons-nous du monde qui nous entoure; nous qui rêvions de parcourir les contrées lointaines si nous ne les aidons pas ?

Tout n’est pas « Taj Mahal ! » Tout n’est pas  » Angkor Vat ! » Tout n’est pas que tourisme ! Derrière la (les) merveille; des centaines de millions de personnes souhaiteraient jouir de notre richesse, d’ouvrir un robinet d’eau potable pour se laver les mains et par après, respecter sa propre distanciation sociale. Comme le Taj nous parle, quand on revient sur les histoires passées, nous ne pensions pas un jour se priver de cela.

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Il est minuit à Fort-de-France, en Martinique, dans les Petites Antilles, dans la Caraïbe, à l’ouest de tout ce que nous connaissons.

Nous avons 150 enfants à soutenir financièrement chaque année pour ramener 10000 € pour assurer leur scolarité ! Tous les centres sont fermés depuis février 2020 ! On en compte plus les décès dans les familles depuis l’arrivée de la 2° vague du variant indien.

L’Inde que nous découvrons dans cette crise sanitaire n’est subitement pas si différente des années ’70; si elle était si différente, pourquoi une ASBL Les Enfants de Pondy ? Alors que nous sortons doucement de notre troisième confinement, normalement je devrais être au lit dans les plus beaux pays des rêves, attendant que la lumière magique du réveil annonçant le nouveau jour. Et pourtant, loin de vouloir rejoindre Morphée, je préfère vous écrire ces quelques mots qui deviendront des phrases, qui deviendront à nouveau un texte, celui qui mène du  » Doute à la clarté, à la joie de l’Espérance », une espèce de mixte entre trois lettres de Taizé d’il y a plus de vingt ans. Je suis cette nuit au téléphone avec le Kérala, Pondy et Karikal.

« Aime et dis-le par ta vie ! Dans les années qui viennent, si nous pouvions chercher à réaliser de multiples réconciliations dans les situations les plus diverses … elles prépareront à entrer dans le 3° millénaire, disposés ainsi à vivre une aventure de réconciliation la plus audacieuse possible  »

(Extrait de la Lettre annuelle de Taizé en décembre 1997, Stuttgart)

Il est une heure du matin à Fort-de France. Et je pense comme je prie, je prie comme je doute, je doute comme toujours j’espère.

 » Dans ces moments d’abandon, osons croire que la voix de la tendresse, de l’ Amour et de la compassion touche à se faire entendre dans le silence du désert, de sorte que jamais nous ne devenons les Enfants du doute et de l’incroyance mais les enfants de la communion. « 

Il est passé une heure du matin à Fort-de France, emprisonné dans mon bureau, je fume ma clope, je ressors sur mon balcon et je t’écris.

La répétition dialectique de mes lettes n’est qu’un effet de style,

pareil à mes lettres du balcon, la dernière pour mon Papa, la suivante pour ma Maman ? Mes Mamans ?

… Tant pis pour le style, le message doit être partagé.

Il est trop tard à Fort-de France. Le Cancer et le Covid frappent à ma porte !

Depuis deux mois, ça ne va pas ! Non pas que notre Association n’aille pas dans ces mois difficiles mais nous, Cha et moi les Chafab and Co à Fort-de-France; ça na va pas, comme ça tout d’un coup. La disparition d’Etienne a causé un vide immense, une déchirure sans nous en rendre compte. Il était invincible, il est une lumière pour nous tous.

C’est une nuit qui enveloppe, détruit, déchire, casse et se fracasse sur les ravines et les mornes de la Martinique. Et pourtant, la nuit rassure, murmure, enlace et embrasse. Derrière le vide et la solitude subsiste une prière, une flamme sacrée, une présence comme un feu qui réchauffe les prières et qui nous fait dire que l’amour existe. Meagan, une si jolie fille, à peine trente ans est partie aussi. Je n’ai eu que quelques mots sur les réseaux à partager sans pouvoir dire à quel point c’est un déchirement si grand que de voir un de ses élèves partir …

Et puis savoir que les Soeurs de Cluny à Pondy et Karikal sont touchées, et que Soeur Lourdes-Marie soit touchée aussi.

C’est une douleur infinie pour nous d’annoncer cette tristesse mais c’est aussi à nous de pouvoir porter au-delà de tout : l’espérance : un miracle aussi est venu mettre un peu de baume sur le visage :

Il est presque deux heures du matin à Fort-de France. L’Espérance frappe à notre coeur !

Soeur Lourdes-Marie s’en est sortie après trois semaines de combat sur la vie, sur la mort, sur son envie de dire que l’heure n’est pas venue ! Elle est arrivée après trois semaines sous oxygène à Karikal, de retour dans sa communauté à Pudduthurai pour se battre au quotidien, soigner les autres et continuer à croire à l’ Espérance, à (re)vivre et même nous téléphoner en Martinique. La vie peut aussi vaincre la mort. Mais en même temps, d’autres et trop de Soeurs de Cluny sont décédées sur la route, dans leur communauté, … encore trois cette semaine. Mais,

Il est deux heures du matin à Fort-de France. Que savons-nous de l’Amour d’une Maman ?

Soeur Lourdes-Marie; c’est encore autre chose que tous les autres trésors de l’existence !  » Où est-elle la Source d’espérance et de joie ?

Elle est en (Dieu), en notre Maman qui nous cherche inlassablement et trouve en nous la beauté profonde de notre âme, de l’âme humaine « .

(Extrait de la Lettre de Taizé, Etonnement d’une joie (2000) »

Pour toutes celles et ceux qui sont venus en Inde par nous, se souviennent toujours de Soeur Lourdes.

Moi, c’est le socle de toute une vie; comme si de sa propre Maman, adoptive comme il faut l’expliquer ici dans les Antilles; il fallait ajouter Soeur Lourdes comme sa deuxième Maman. Je l’ai fait adolescent, et je (nous) l’aime comme ma Maman parce qu’elle fut une pierre édificatrice de ma vie, un socle de plus, une pierre angulaire d’amour.

Grâce à mes parents en 1991, je l’ai rencontré pour la première fois dans la pouponnière de Cluny, relisant le registre de ma naissance, elle était là. Toute la Communauté me racontait qu’elle me tenait (parfois, pardon toujours ) dans ses bras, ( info confirmé par toutes les nurses de l’époque, je me suis étonné tant je fus toujours un bébé facile) Je suis toujours revenu pour elle, Maya porte son nom, les enfants reviennent pour elle. Deux Mamans n’est jamais suffisant, Charlotte est le trésor qu’elle a déposé entre (mes) désormais nos mains : trois mamans, c’est parfois difficile à porter pour un seul père ! Trois femmes, trois trésors, trois Mamans. C’est le cadeau de Soeur Lourdes, c’est la famille.

Elle s’en est sortie et durant toute cette nuit, je l’accompagne sur le retour vers Pudduthurai, à la maison en fait. Cela valait bien un nuit blanche.

Je vous raconte tout cela non pas pour tout ramener à moi mais pour vous partager à quel point la Vie est fragile.

Il est cinq heures du matin à Fort-de France. Elle vient d’arriver, j’ai les Soeurs au téléphone. Que savons-nous de l’Avenir ?

 » Si nous pouvions savoir qu’une vie heureuse est possible, même aux heures d’obscurités … Ce qui rend heureuse une existence, c’est d’avancer vers la simplicité : la simplicité de notre coeur, et celle qui rend notre vie.

Pour qu’une vie soit belle, il n’est pas indispensable d’avoir des (capacités) – conforts extraordinaires ou des grandes facilités : il y a un bonheur dans l’humble don de sa personne. Quand la simplicité est intimement associée à la bonté du coeur, un être humain même tout démuni peut créer un terrain d’espérance autour de lui « 

(Extrait de la Lettre de Taizé, « Pressens-tu un bonheur ?  » 2001 )

Je ne pourrais vous le (re)dire de manière malhabile, il est difficile de dire à l’Autre à quel point on l’aime; il est parfois difficile de dire à celles et ceux que l’on ne voit plus à quel point ils sont présence … mais si vous avez l’occasion de toujours leur redire par un chuchotement dans l’oreille, par une parole douce que vous l’aimez, le Covid ne passera pas.

Protégez-vous, soyez prudents, nous vous embrassons de la nuit très fort,

que Votre vie soit belle, toujours,

Fabien Prakash

NB/ Je corrigerai le texte demain, … !

Comme un Papa qui veille sur nous de là-haut … à Etienne.

Souvent, nous avions pris l’habitude d’écrire de nos balcons pour dire à quel point il fait bon vivre sous les cieux de Pondy, sous la mousson de Karaikal, le long des rivages du Mékong, au bord des rivières du Laos.

Souvent, nous avions pris l’habitude d’écrire de nos terrasses indiennes pour s’émerveiller de nos projets, des rires et sourires des enfants.

Souvent, nous vous envoyons ce qu’il y a de plus beau car la Terre est si belle dans les yeux d’un enfant.

Et un jour, une brume se lève et dépose sur nos coeurs, un peu de poussière,  » un peu de mort sur nos visages » (Gabriel Ringlet). Un frémissement de vent qui soulève les souvenirs et arrachent à nos vies un être cher, Dehors, à Fort-de-France, le soleil brille, l’île aux-fleurs se pare de ses plus belles couleurs, les arcs-en-ciel se déploient sur la baie, sur les Mornes, nous sommes loin d’imaginer qu’au bout de la Terre, nous perdons un rayon de soleil.

Etienne est un porteur de Lumière, une espèce rare en voie de disparition, un Homme d’une droiture jamais rencontrée, un idéaliste qui transpire de joie et de bonté, un amoureux fou de la rencontre, un Père exceptionnel … Un mentor pour moi, un socle de vie … Il fait partie de cette bande de Fantastiques du Lycée Maria Assumpta. Pour des milliers de jeunes qui sont passés dans ses classes et qui ont découvert une forme de douceur à suivre son enseignement, il reste une trace indélébile. Il porte sur son épaule la jeunesse, la transcende et montre à l’enfant, l’avenir d’un monde toujours plus beau.

Etienne, c’est un magicien. D’un ado un peu turbulent, il arrive à faire sortir le beau. Il l’entraîne sur les planches, tout comme les timides, les grandes gueules. Etienne, c’est la Lumière dans l’ombre, assis tantôt au cinquième rang tantôt tout au fond qui gueule sans cesse  » Articule, respire, plus fort ! »; c’est le mec avec ses éternels pieds nus dans ses dockside, c’est le mec aux deux verres vins blancs, c’est le prof toujours la main en poche qui ne peut s’asseoir, c’est l’éternel costume noir et chemise blanche, Etienne, c’est le cercle. Il n’y a pas d’angle, par d’arrête, il nous tourne en bourrique pour toujours trouver le bon bout de la raison. C’est Rouletabille en culotte courte, c’est le génie de la mise en scène, c’est le paravent de toutes les critiques, c’est un meneur d’hommes à l’écoute de l’équipe. Etienne, c’est un rire particulier, c’est une accentuation de voix si reconnaissable, c’est l’interjection qui nous remet à notre place :  » Wouais, mais quel klet tu fais ! Mais réfléchis, ça c’est pas malin !« . Etienne, c’est un visage particulier avec son nez de Cyrano, deux petits yeux noisettes surmontés d’une chevelure indémodable en forme d’hérisson des Fagnes. Etienne, c’est une façon d’être si disponible qu’on se demanderait comment il fait pour avoir une case d’amitié pour chacune et chacun d’entre nous. C’est un comique de présentation, c’est un sourire, c’est une caricature de la comédie, c’est un génie de l’auto-dérision, c’est un artiste.

Etienne, c’est une serviteur souffrant. Il a une sainte horreur de la souffrance. Fils unique, il cultive sa Terre d’Amour au dernier rang de la messe, en toute discrétion. Il est profondément chrétien humaniste et de sa communion, il en tire sa force de la semaine sans jamais entraîner les autres à croire comme lui. Il suit son chemin dans les pas de sa Petite Soeur Simone qu’il chérissait tant. Il porte en lui l’espérance, sans jamais prendre soin de ce que lui voudrait, il place la dignité humaine, l’amitié, la rencontre, l’amour de son prochain au-dessus de tout. Ses filles chéries, Camille et Sarah sont ses trésors, ses amours, Nath ou Cath, qu’importe; il est fait pour aimer à 200%, toujours. Sa famille ? C’est son cercle. Ses amis ? Son Terroir. Ses élèves ? Ses grains de blé qui poussent en terre et qui feront l’avenir de demain entre nos mains. De ses inimités, il en tire sa force de combat pour une justice toujours plus vraie. Notre amitié est née de cette souffrance quand un de nos amis perd pied, quand les incompréhensions de la vie professionnelle nous interpelle, quand l’Amour vacille sur son fil devant la porte close d’un garage bourré de décors de théâtre, quand Notre Petite Soeur s’en va rejoindre son Dieu d’Amour. Etienne a cette relation particulière aux religieux, à Dieu, à ses secrets; il faut être un serviteur souffrant pour pouvoir tenir entre ses mains sans se brûler la flamme de l’espérance en un monde plus beau si haut ! Un témoin de l’Amour.

Etienne, c’est de l’enfance, de l’adolescence, du monde adulte. Je suis un de ses nombreux enfants. Avec sa bande de Fantastiques, il m’a montré la voie pour devenir enseignant. Par mimétisme, par pâle copie, j’ai tenté de marcher avec lui. Avec cette bande de fous furieux, je me suis édifié dans le respect de cette tradition. Je suis fier de ma petite carrière qui m’a vu monter des pièces de théâtre à mon tour; grâce à ton soutien Etienne et tes venues avec tes classes aux représentations, Je suis fier que tu m’aies transmis dès mon plus jeune âge le bénévolat humanitaire comme pour ton engagement sans faille pour Djuma. (https://assumpta.be/Carnet-congolais-ou-retour-a-Djuma. ) » Les Enfants de Pondy » perde un homme d’une rare bonté, depuis 5 ans, tu accueilles le siège social de l’association. Comme tu adorais tant porter l’Enfant du Doute et de l’Incroyance sur ton épaule, il reste pour nous désormais, Etienne, un héritage à poursuivre, à grandir, à ne jamais oublier.

Etienne, je suis fier d’être ton ami, d’être ce que je suis, toi qui m’as vu grandir. Comme un Papa qui veille sur nous de là haut, tu ne nous manqueras jamais car tu habites en nous, tu nous accompagnes. Comme tu accompagneras à jamais notre vie de famille, comme nous ne pourrons jamais oublier cet accompagnement dans la réussite de Maya à son retour de voyage, comment tu es arrivé à lui rendre son sourire, sa confiance, sa beauté avec Flo, une nouvelle Fantastique de la bande. Elle t’offre un peu de Ganesh pour poursuivre la route. Elle se fait un plaisir d’exceller pour toi en littérature comme un latin, sa promesse renouvelée en ce jour en famille en parlant de toi.

C’est donc avec un peu de poussière sur le visage, avec cette tristesse que je dois te laisser, avec un coeur si lourd qui ne peut plus pleurer car j’ai ton image dans les yeux, et tu me souris, tu nous souris. Comme toutes les fois où tu as accueilli la naissance de nos enfants, comme pour toutes les fois où tu nous as donné la Force de toujours être des Fous d’amour, à notre tour de te dire que nous t’aimons.

l’asbl « Les Enfants de Pondy » te souhaite l’Amour éternel.

Deux projets : un livre pour soutenir nos projets et aider 35 orphelins à Pondy de l’internat Bon Secours !

Chères amies, chers amis,

Dans cet article, vous trouverez toutes les nouvelles de nos projets d’aide à la jeunesse en Inde du Sud à Pondichéry et Karaikal en suivant une reportrice hors-pairs : Soeur Marie-Stella que vous connaissez bien. Nous lui avons demandé de retourner dans tous nos projets s’enquérir des nouvelles, de réaliser un reportage photos, de savoir comment les Soeurs de Cluny des différentes communautés s’en sortent en plein confinement et crise sanitaire du Covid 19.

Dans cet article, la présentation du livre de Fabien Prakash :  » Splendeurs de la Martinique : A la (re)découverte des Trésors du Nord-Caraïbe » tiré à 1600 exemplaires ! Pour chaque exemplaire acheté à 25 €, nous reverserons 2€ pour soutenir financièrement nos projets. Ainsi, en cette période de confinement, malgré que nous ne puissions organiser d’événementiels en Belgique ou à Lille, les projets restent soutenus grâce à vous et vos commandes.

Sur notre demande, Soeur Marie-Stella est retournée à Karaikal pour s’enquérir des nouvelles de nos enfants. Le Shnella Illam à Pondy de Sister Grâce ne peut accueillir qu’une dizaine de garçons, le Gouvernement indien est frileux pour que les enfants se retrouvent en classe mais comme dans le monde entier, tout est à géométrie variable.

Au Community Collège, tout est ouvert mais uniquement pour les filles qui n’ont pas obtenu leur diplôme en avril 2020 qui sont revenues. Elles tenteront ces deux prochains mois avec l’aide de Sister Lissy d’obtenir le précieux sésame qu’est le diplôme d’Etat, la seule condition d’avoir un emploi en Inde, elles sont plus motivées que jamais ! Nous savons qu’elles sont en bonnes mains avec Sister Lissy qui a remplacé justement Soeur Marie-Stella avant ses deux années en Guyane. Vous vous demandez sans doute pourquoi faire appel à Soeur Marie-Stella ? La raison est simple : Elle connaît tout le monde et surtout, elle reste une dernière à parler Français et ça, pour nous, tout est évidemment plus simple. Avec des locaux aussi petits, la distanciation sociale de nos pays a dû mal à être respectée en Inde du Sud; ce qui n’empêche pas les mesures sanitaires les plus élémentaires comme le passage obligatoire au lavage des mains toutes les heures, premier vecteur du Covid 19 et de ses variants. Le port du masque est difficile sous ces températures et surtout le masque coûte très cher pour ces jeunes filles pauvres des villages de pêcheurs. Les Soeurs de Cluny sont très attentives à l’hygiène de vie et les filles sont contrôlées quotidiennement.

A l’Hospice de Karaikal, changement radical de décor ! Souvenez-vous, l’année dernière, en plein pandémie et l’arrêt de tous les centres d’accueil, les Soeurs de Cluny nous avait demandé une aide exceptionnelle par l’intermédiaire de notre regrettée Soeur Georgina, pour rénover l’Hospice qui accueille les personnes âgées et isolées ou en fin de vie. Nous avions envoyé 35OO € pour une aide ponctuelle: Reconstruire les sanitaires, douches et dortoirs ! Les travaux sont terminés et le résultat incroyable ! Désormais, les murs sont carrelés, les sanitaires adaptés au besoin, des douches efficaces et munies de rampes, des casiers pour chaque lit, des nouvelles literies aussi, Nous pouvons être fiers de nous et dans cette bienveillance, se dire que désormais, les Soeurs de Cluny peuvent accueillir ces personnes en fin de vie dans la dignité humaine. Mille mercis car cela aussi, c’est grâce vos dons et votre soutien !

Et ce n’est pas fini ! Si le Cluny Nava Jeevan ne peut toujours ouvrir ses portes quotidiennement pour accueillir les 60 enfants handicapés de Karaikal; grâce à nos dons annuels de ces deux dernières années, et grâce au généreux donateur qui a vendu à prix symbolique sa demeure à la Congrégation, l’imposante bâtisse a entièrement été rénovée, peinte et elle répond désormais aux critères les plus élémentaires pour accueillir, là aussi, avec dignité, nos enfants handicapés. Toutes les classes de 6 à 8 enfants ont donc des lavabos extérieurs, une toilette par classe. Une rampe d’accès extérieur a été réalisée afin que les enfants à mobilité réduite puissent avoir accès aux classes. C’était notre projet le plus difficile car Sister Daisy avait dû mal avec nos exigences lorsque nous lui faisions remarquer qu’il nous était difficile d’accepter l’ancien centre, que c’était difficile de comprendre à distance que les incessants déménagements du centre soient bénéfiques pour les enfants. Lors de notre dernière rencontre en avril 2018, accompagnés par Eléonore, Noé et Jagan, nous avions tout de même un peu d’espoir de les voir installés dans l’hôpital de Pudduthurai. Nous vous avions dit que la nouvelle maison était achetée et Soeur Marie-Stella vous partage en photos les installations. Aujourd’hui, plus que jamais, le centre est prêt à rouvrir ! Nous avons hâte de repartir sur nos routes indiennes et retrouver les enfants dans leur nouveau centre, entièrement rénové avec vos dons !

Dans ce diaporama, en suivant Soeur Marie-Stella vous pouvez découvrir le bâtiment, kitch s’il en est, imposant et presque luxueux certes, il n’en reste pas moins que tout grandiose qu’il soit, notre demande n’était qu’une seule exigence, qu’il soit adapté aux différents handicaps des enfants et c’est le cas. De la rampe d’accès aux sanitaires, des locaux de physiothérapie à la salle de fitness, des classes aux jardins luxuriants de fruits, des jeux apportés en 2015 dans les bagages de Julie, Laura et Pauline toujours conservés avec soin, le centre est prêt pour la réouverture ! Encore un projet mené à bien ! En dehors de la Villa Rosalie qui a dû fermer ses portes, nos trois projets ont entièrement été rénovés selon les besoins et les spécificités de tous ! Nous continuerons à les soutenir financièrement pour le coût quotidien des repas, de l’achat du matériel mais les subvention seront en 2021 et en 2022 à la baisse et c’est bien normal. Toujours selon les recommandations des Soeurs, les besoins sont tellement grands qu’il faut toujours s’adapter à la demande.

Un tout nouveau projet verra le jour dans les semaines à venir. Sister Florence, supérieur de l’internat du Bonsecours à Pondichéry recueille 35 garçons orphelins et leur donne gratuitement l’instruction publique, en accord avec les autorités indiennes. Et c’est un projet sérieux qui est recommandé aussi par Soeur Marie-Stella qui a déjà commencé à donner cours à une dizaine d’enfants du CP à la CM2 (l’équivalent de 6° primaire à la 3° humanité en Belgique) : c’est un projet qui sera sans doute le pilier des prochains mois.et qui correspond exactement en tous points aux statuts des « Enfants de Pondy » : accueillir les enfants pauvres, soutenir financièrement les rénovations des bâtiments qui les accueillent, améliorer leurs conditions matérielles de vie par de nouvelles infrastructures comme la construction d’un terrain de sport au Shnella Illam, comme l’achat de matériel informatique au Community College ou la construction d’une rampe au Cluny Nava Jeevan. Soeur Marie-Stella nous présentera ce projet qui, nous en sommes sûrs, sera porteur pour notre association caritative. Stay tuned comme on dit, nous vous enverrons toutes les infos prochainement !

Et puis, c’est avec fierté que nous vous annonçons la sortie du Carnet de voyage des Chafab and Co intitulé comme annoncé : Splendeurs de la Martinique : A la (re)découverte des trésors du Nord-Caraïbe  » (volume 1). Une des raisons de notre arrivée dans les Antilles, nous (les Chafab and Co), c’était la reconversion professionnelle de Fabien et après 18 mois d’enquêtes dans le Nord-Caraïbe, nous sommes fiers de vous annoncer que le livre est sorti de presse et mis en vente.1600 exemplaires sont dédiés aux collèges catholiques privés qui en ont fait la commande : L’association n’est jamais loin de nos coeurs et de notre vie de famille; aussi 2€ seront reversés pour chaque livre acheté aux projets !!! Ce sont donc, nous espérons, en 2021, 6400 € qui s’ajouteront aux dons des particuliers ! ( 2 volumes x 1600 exemplaires x 2€ !) Un choix de coeur et de raison car tant que nous ne pouvons nous réunir à Bruxelles ou Lille, à Fort-de-France; c’est un moyen juste pour que l’aventure puisse continuer. Nous avons réservé pour vous 50 exemplaires.

Vous aussi, vous pouvez désormais le commander à distance en remplissant le formulaire suivant. Le livre est en format intégral couleur de 212 pages au prix de 25€ + frais d’envois de 5€ (pour la Belgique et la France continentale) : soit 30 €

Le pitch du livre ! Retrouver l’esprit des Carnets de Chafab and Co en Asie du Sud-Est en Martinique ! Aussi, nous nous sommes partis découvrir avec nos yeux les Splendeurs de la Martinique à travers 20 escales dans le Nord-Caraïbe, toujours avec ces yeux bienveillants, émerveillés et raconter à travers les rencontres, les communes, les paysages, le quotidien. Un livre de coeur qui constitue le volume 1. Aujourd’hui, nous sommes partis (voir la page FB de Chafab and Co) sur le Nord-Atlantique qui constituera la volume 2 prêts pour la rentrée de septembre 2021. En 2022 ? Le Sud de l’île ! En 2023 ? Le Centre et la baie de Fort-de-France ! Et en même temps, sortiront aussi les collections inédites des Carnets de Chafab and Co sur les Splendeurs de la Thaïlande, du Cambodge, du Vietnam, du Laos, de l’Inde du Sud, de l’Inde du Nord et la Rajasthan, l’Indonésie et Bali. La Collection est sur les routes de voyage comme nous continuons toujours à croire que ce monde est beau à travers les yeux de nos enfants, surtout celles et ceux dont nous avons la charge. Vous nous suivez toujours ?

Et pour terminer ? Nous avons envoyé 4000 € pour soutenir les deux hôpitaux des Soeurs de Cluny à Pondichéry et à Pudduthurai (Karaikal) afin que les Soeurs de Cluny aient l’argent pour acheter à leur personnel hospitalier : les blouses et les masques afin qu’aucune infirmière, qu’aucun médecin ne soit infecté par le Covid 19 et ses variants. Sans eux, nous ne pourrons pas retrouver la vie normale et les enfants de nos projets. Nous tenons à remercier toutes celles et ceux qui par leur don permanent, le don occasionnel font de cette Association une réussite. Tous les bénévoles et le CA nous vous gardons dans nos coeur. Si vous aussi, souhaitez réaliser un don, n’hésitez pas à cliquez sur l’onglet du site, tous les dons sont toujours défiscalisés en France comme en Belgique et, ces dons constituent toujours depuis 3 ans, la manne financière des dons envoyés en Inde du Sud. !

Nous vous souhaitons le meilleur, une vie d’espérance, de foi, d’amour et d’émerveillement ! Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches, milles bisous de nous tous et à très bientôt !

Marie-Odile et Alain, Louky et Gilles, Julie, Myriam, Thierry, Etienne, Charlotte et Fabien

Les meilleurs voeux du Community College de Karaikal et des nouvelles de l’Inde

Cluny Community College,   Karaikal                                                                          

                Dear Prakash & Family,

                                    Greetings of Love, Joy, Peace and  Harmony.

This brings you my warm and cordial greetings  for a  Christ – filled Christmas and  peaceful and hopeful New Year 2021, to you and family and all your near and dear ones. Hope all of you are fine and enjoying good health and happiness in spite of Covid 19 and other natural and man made calamities.

How is Charrlet and children? Give them all my special loving greetings and wishes.

Here we all are fine doing well and now little busy with the Christmas celebrations. I am still learning the Karaikal and slowly  getting used with the Community college work. This year we had heavy rain and most of the places where flooded.   The Covid 19 still continue its spread and lock down is relaxed little bit. We were asked to conducted the University examination of the previous batch students in our college according to the Government protocol. So the students appeared for the examination with full precaution and they got the result, all of them passed with good marks, We waited for a long time to reopen the Community college for the new batch. But there was no response from the Government, we started the on 12th October. But due to the Covid19 spread  around twenty  students only for the time being. Parents are afraid to send the children. More over schools did not reopen.  In January schools may reopen.

Lot of political problems also is going on specially the farmers are on strike in Delhi for their rights. These are our news.

Once again l wish you all a very Happy Christmas and Bright New Year to and  your family and friends.

With prayerful wishes,

Sr. Lissy

Cher Prakash et sa famille,
Salutations d’amour, de joie, de paix et d’harmonie.
Cela vous apporte mes salutations chaleureuses et cordiales pour un Noël rempli du Christ et une nouvelle année 2021 paisible et pleine d’espoir, à vous et à votre famille et à tous vos proches et chers. J’espère que vous allez tous bien et que vous jouissez d’une bonne santé et d’un bonheur malgré Covid 19 et d’autres calamités naturelles causées par l’homme.
Comment vont Charlotte et les enfants? Donnez-leur toutes mes salutations et mes souhaits affectueux.

Ici, nous allons tous très bien et maintenant bien occupés avec les célébrations de Noël. J’apprends toujours (la ville de ) Karaikal et je m’habitue lentement au travail du Community College. Cette année, nous avons eu de fortes pluies et la plupart des endroits ont été inondés. Le Covid 19 continue sa propagation et le verrouillage est un peu détendu. On nous a demandé de mener l’examen universitaire des étudiants précédents de notre collège selon le protocole du gouvernement. Les étudiants se sont donc présentés à l’examen avec la plus grande précaution et ils ont obtenu leurs résultats, tous réussis avec de bonnes notes. Nous avons attendu longtemps pour rouvrir le Community College pour la nouvelle promotion. Mais il n’y a pas eu de réponse du gouvernement, nous avons commencé le 12 octobre. Mais à cause du Covid19, une vingtaine d’étudiants ne se sont présentées pour le moment. Les parents ont peur d’envoyer les enfants. De plus, les écoles n’ont pas rouvert. En janvier, les écoles peuvent rouvrir.
Beaucoup de problèmes politiques se posent également, spécialement les agriculteurs sont en grève à Delhi pour leurs droits. Ce sont nos actualités.
Encore une fois, je vous souhaite à tous un très joyeux Noël et une nouvelle année éclatante à votre famille et à vos amis.

Avec mes voeux en prière,

Soeur Lissy

Des nouvelles de la situation en Inde du Sud et des enfants de nos projets.

Chères amies, chers amis,

Nous avons reçu des nouvelles des enfants de nos projets et surtout de la situation sanitaire en Inde du Sud. La pandémie de la Covid 19 est toujours bien présente et la crise sanitaire est bien loin d’être terminée en Inde comme chez nous d’ailleurs. Nous ne connaissons pas les statistiques indiennes mais le confinement continue à Pondichéry et à Karaikal.

Soeur Marie-Stella a fini sa mission en Guyane et est revenue à Pondy, au plus grand plaisir de sa famille. Voici ce qu’elle nous écrit :

 » Mon Cher Prakash,

Merci beaucoup pour ton mail et pardon pour mon silence. J’étais très occupée avec un travail très important. Je l’ai fini.

Je suis arrivée le 31 août à Bangalore et par taxi à Pondichéry. La route était un peu longue. Le taxi arrangé par Sr. Rosita m’a emmené à notre hôpital pour être en quatorzaine. J’étais très contente de rentrer à Pondichéry et me reposer pendant 14 jours. Apres j’ai reçu le lieu de ma nouvelle mission au Bon Secours. J’espère que tu connais Bon Secours Convent (Boys Home) à côté de magasin Nilgiris près de la Cathédrale. Je suis très contente d’être ici. Je fais le travail de la Province. Les enfants sont encore chez eux. Il y a beaucoup de covid 19. Donc, les enfants sont dans leurs maisons. Je ne crois pas qu’on aura les classes cette année.  Partout en Inde le même cas.

A Karikal, à l’hospice le travail n’est pas encore commencer en raison du covid19. Les magasins sont fermés.  Il n’y a pas des ouvriers non plus. En plus, les pluies ont commencé donc, il faut attendre car il faut déplacer les femmes et les hommes. Le covid 19 a changé toute notre vie ici.  Partout les boarding sont fermés.  

Les photos que tu as envoyées par Sr. Marie Bruno, j’ai données à Sr. Mercy et je lui ai dit de l’envoyer à Sr. Lourdes. Les sœurs se portent bien ainsi que la Sr. Joshna. Sr. Shanti est très occupée et il y a une sœur qui l’aide maintenant. Sr. Lissy est à Karaikal et elle se porte bien aussi. Sr. Lucy aussi se porte bien. Elles font très attention à hôpital. Les rentrées des malades sont très limitées. Les Covid19 malades sont envoyées à l’hôpital du gouvernement. Les gens souffrent beaucoup comme partout dans le monde, ici aussi. Pas de touriste ici maintenant.

Que le Seigneur nous aide à vivre avec  beaucoup de compassion et de l’amour pour les autres !

Mon affection a Charlotte, les enfants et toi aussi.

A plus,

Sr. Marie Stella T 

Comme vous l’avez appris précédemment, Soeur Lissy et Soeur Grâce ont échangé de poste. Soeur Grâce s’occupe à présent du Centre de Retraite et de Conférence à côté du Shnella Illam, aucun de nos Garçons des Rues n’est autorisé à revenir au Centre à ce jour.comme vous pourrez le lire dans le message de sister Lissy. De son côté, Soeur Lissy a repris le Community College et nous a envoyé quelques nouvelles positives et pleine d’espoir :

Dear Prakash & family,Loving and prayerful greetings from Sr. Lissy from Cluny Community College, Karaikal. Happy to hear from you, specially during this Covid time.  Happy to know that you all are safe by the special protection of God and Charlotte and children are doing well .For us here all the SDisters are fine, all are held up due to this Covid, only the hospital is always busy. Other Schools and Community Colleges are still under lockdown. But due to the University order we had to conduct the University examination for the Community College students in our College itself.Which was a hard job for me and other staff, because we had to prepare the place, sanitize the place, buy the precaution materials and so on….. Since I am new to this work and the first time it has happened we did not know how to go about it. so it was really tough, but bye the blessings of God we managed well. So we had the exams from September 19th to 30th. We have received few application for the new academic year, we will plan how to function the college during this pandemic time. Few photos of our community college students,writing the exam, receiving the hall ticket and certificate.With regard to Kalapet, now no boys are there, the government has asked to discharge all the boys. So they have done that and we don’t know when the school will reopen.Everywhere uncertainties.But the  play ground work had completed and l had sent the photos. Boys used the ground till they went home.Thanks again for your generous contribution. 
So take care.

Once again my loving regards to your family, friends and well wishers.With prayerful wishes, Sr. Lissy

Chers Prakash et famille,
Salutations aimantes et prières de Sr. Lissy du Cluny Community College, Karaikal. Heureux de vous entendre, spécialement pendant cette période Covid. Heureux de savoir que vous êtes tous en sécurité grâce à la protection spéciale de Dieu et que Charlotte et les enfants vont bien.
Pour nous ici, toutes les Sisters vont bien, toutes sont retenues à cause de ce Covid, seul l’hôpital est toujours occupé. D’autres écoles et collèges communautaires sont toujours fermés. Mais en raison de l’ordre de l’Université, nous avons dû passer l’examen universitaire pour les étudiants du Community College de notre collège lui-même, ce qui était un travail difficile pour moi et les autres membres du personnel, car nous devions préparer le lieu, assainir l’endroit, acheter le matériel de précaution. et ainsi de suite….

Je suis nouvelle dans ce travail et c’est une première pour nous, nous ne savions pas comment nous y prendre. donc c’était vraiment difficile, mais grâce aux bénédictions de Dieu nous avons bien géré. Nous avons donc eu les examens du 19 au 30 septembre. Nous avons reçu peu de candidatures pour la nouvelle année scolaire, nous allons planifier comment faire fonctionner le collège pendant cette période de pandémie.

Quelques photos de nos étudiants des collèges communautaires, en train de passer l’examen, de recevoir le billet d’entrée et le certificat.


En ce qui concerne Kalapet, il n’y a plus de garçons maintenant, le gouvernement a demandé la décharge de tous les garçons, on ne sait pas quand l’école rouvrira. Partout des incertitudes. Mais le terrain de jeu était terminé et j’avais envoyé les photos. Les garçons ont utilisé le terrain jusqu’à ce qu’ils rentrent chez eux.

Merci encore pour votre généreuse contribution.


Alors fais attention. Encore une fois mes salutations affectueuses à votre famille, à vos amis et à vos sympathisants.
Avec des voeux de prière,
Sr. Lissy

Comme vous le lisez, la situation en Inde du Sud est loin d’être agréable pour les Soeurs de Cluny et les enfants de nos projets. De même, nous avions engagé les travaux de rénovation de l’hospice afin d’accueillir dignement les personnes âgées. Comme vous avez pu le lire, les travaux sont à l’arrêt. Nous avons reçu aussi des nouvelles du Cluny Nava Jeevan, tous les enfants handicapés sont à la maison, pour une durée incertaine, mais ils vont tous bien, le bus des Soeurs de Cluny part tous les deux jours voir s’ils sont en bonne santé et distribue de la nourriture et des soins.

A ce jour, nous ne savons pas ni les Soeurs quand la vie « d’avant » reprendra. Tout ce que nous savons, c’est que ces projets continueront, nous serons toujours là, plus que jamais pour soutenir ces 150 enfants que nous avons pris en charge, les projets évoluent dans le temps et nous sommes à l’écoute et à la disposition des missions des Soeurs si de nouveaux centres d’accueil pour enfants sont en demandes à la sortie de cette crise sanitaire mondiale. Demain, nous aurons encore plus besoin de votre soutien et amitiés.

Et les Soeurs de Cluny ici en Martinique continuent également à nous soutenir, à soutenir leur famille en Inde, les Soeurs de nos projets, nous en avions discuté longuement lors d’un repas tous ensemble

Depuis les Antilles, dès que ce sera autorisé, nous relancerons une soirée caritative pour récolter ces dons bine nécessaires lors de la reprise.

Croyez, chères amies et amis, que les jours meilleurs arrivent, prenez soin de vous, de vos familles et amis, et restez confiants surtout, le soleil brille toujours sur nos coeurs,

Amicalement, au nom de toute l’Association

Fabien

En ce 15 juillet, c’est la fête de la fondatrice de l’ordre ! Et la Fondation AnBer qui offre 2000 € pour soutenir nos projets ! Merci !

Chères amis et amies de l’association « Les Enfants de Pondy »,

En ce 15 juillet, c’est la fête dans toutes les communautés de la Congrégation de Saint-Joseph de Cluny de sa fondatrice, Mère Anne-Marie Javouhey. Sa vie passionnante, dédiée à l’instruction, aux soins des plus pauvres a commencé en Afrique et aux Antilles. Son témoignage et son oeuvre sont présents au quotidien encore aujourd’hui en Guadeloupe, en Guyane où elle ouvrit à Mana son plus grand domaine, et aussi en Martinique où sur les hauteurs de Fort-de-France, sur la route de Cluny, se dresse le Collège de la Congrégation : le Couvent. Son combat pour la fin de l’esclavage dans les Antilles a marqué les esprits et continue aujourd’hui, dans ces temps difficiles que nous vivons dans le monde, à résonner plus fort sous le signe de la tendresse et de la compassion.

Une messe en son souvenir, riche en témoignages nous a été proposé ce matin ainsi que le partage d’un repas en communauté.

Une fois, de plus le lien continue de se tisser ici dans les Antilles comme en Inde du Sud. Il y a deux jours, nous avions visité leur petite maison qui hélas ferme ses portes à Sainte-Marie. D’autres missions ouvrent et l’aventure clunysoise continue plus que jamais.


Soeur Sabine fait ce lien entre notre famille et la Congrégation et l’Association; elle qui est devenue la marraine de confirmation de Noé, elle qui déjà était venue à notre soirée d’inauguration en février remettre un don de la Communauté de la Martinique pour soutenir nos projets en Inde du Sud.

Le bonheur ne vient jamais seul, la Fondation AnBer située dans les Hauts-de-France, nous a contactés il y a deux semaines, nous n’en croyons pas nos oreilles, notre compte est crédité d’un don de 2000 € qui vient de nous parvenir ce matin !!! Personne ne sait comment cela a pu se faire, qui, secrètement a glissé aux membres de la Fondation notre petite association Belgo-Française ou Franco-Belge pour ne vexer personne. Toujours est-il que le don est arrivé sur notre compte et une fois de plus, la Providence est au rendez-vous !

Nous sommes en mesure à nouveau à la sortie des vacances scolaires d’envoyer un don pour le premier septembre !!! Et surtout, une fois de plus, tenir ces engagements qui nous tiennent à coeur. Nous pourrons grâce à la Fondation ANBER terminer la rénovation de l’Hospice de Karaikal !

Vous avez dit la chance ?

Nous disons qu’il y a une bonne étoile au-dessus de nous qui nous permet chaque année d’arriver à nos objectifs qui sont analogues aux nôtres. Nos trois projets entrent dans chacun de leurs objectifs. Coïncidence ? Nous ne le pensons pas.

Mille merci à la Fondation ANBER

(découvrez toutes leurs actions dans le lien qui vient d’apparaître dans la colonne de droite )

« La Fondation Anber s’est donnée trois objectifs majeurs :

Aider les associations en France et dans le Monde

Par son engagement, par le dialogue et la mise en réseau, la Fondation aide les associations à franchir un cap et transformer notre monde.

3 axes pour faire reculer la pauvreté : EDUCATION : Lutter contre l’ignorance, permettre à tous l’accès à l’éducation, concilier le savoir, le faire, le savoir être et l’ouverture aux autres. SANTE : Aider à une meilleure qualité des soins, améliorer les conditions de vie des personnes fragiles. TRAVAIL : Favoriser l’insertion professionnelle et l’entreprenariat social.»

 » En ces temps douloureux que nous venons de traverser,

Parce que nous savons que demain ce sera sans doute encore plus essentiel pour nous tous d’Agir pour faire reculer la pauvreté,

Parce qu’aider nos cent cinquante enfants de nos projets aura encore plus de sens en regardant l’ampleur de la pandémie en Inde du Sud,

Parce que terminer en urgence la rénovation de l’hospice à Karaikal afin que les personnes âgées puissent être accueillies et accompagnées dignement est une évidence,

Parce que le monde a changé mais il n’a pas changé la misère au quotidien des plus fragilisés,

Parce que donner du temps bénévolement est essentiel pour garantir et sauvegarder les vraies valeurs de la famille,

Parce que les 150 enfants de nos projets reviendront dans nos trois centres,

Parce que leurs familles se seront encore plus appauvries par le confinement,

Parce que surtout les Soeurs de Cluny font un boulot formidable au quotidien et nous croyons en elles.

Nous nous engageons à continuer demain à soutenir toujours plus nos projets en Inde du Sud, dans les trois missions qui nous sont confiés.

Et nous avons toujours besoin de vous à Lille, à Bruxelles, en Martinique,

Pour nous aider, comme une dizaine de personnes aujourd’hui, c’est le don permanent, le don mensuel, cette petite somme de rien du tout sur un mois, qui au bout d’une année donne une somme conséquente : Nous avons toujours pris cet exemple : 5 €/ mois.

Au bout d’une année civile, cela fait à peine 60 €, et même à la clé la déduction fiscale, l’agrément en France comme en Belgique !

Si vous êtes vingt : 1200 €, si vous êtes 30 : 1800 €, si vous êtes 40 : 2400 €, si vous êtes 50 : 3000 € !

Notre boulot, alors que nous ne pourrons plus avant longtemps nous réunir dans de grandes manifestations,

Ce serait … 50 donateurs mensuels.

Ce n’est qu’à cette unique condition aussi que nos pourrons offrir à celles et ceux que nous avons pris sous notre aîle d’envisager tous les printemps de demain.

Merci pour votre soutien

Voici le numéro du compte de l’association :

IBAN : BE10 0688 9722 8304

BIC : GKCCBEBB