La rentrée 2021-2022 ? Les orphelins de Bon Secours à Pondy ! Et toutes les nouvelles ! Bonne rentrée.

Chères amies et chers amis de notre petite famille des Enfants de Pondy, C’est une nouvelle page qui se tourne et une nouvelle qui commence pour cette année 2021 – 2022 ! Et l’annonce de ce nouveau projet à redynamiser, soutenir pour l’Association déjà annoncé en mars et qui se concrétise réellement (photos à l’appui !) ! Vous êtes prêts ?

Nos derniers articles sont à l’image de ce que nous vivons tous depuis 18 mois et la crise sanitaire planétaire de la Covid19. Grâce à vous et nous vous remercions du fond du coeur pour votre soutien, vos dons mensuels ces dons de particuliers qui ont fait de notre année 2020 un succès. Et surtout, nous avons pu aider aussi des projets, loin des nôtres avec efficacité comme l’Hospice de Karikal qui accueille à nouveau les personnes âgées, sans famille, dans la dignité et humanité. Les sanitaires rénovées, elle peuvent à présent recevoir à nouveau leurs soins et se protéger un petit peu, dans un bâtiment sain. (voir précédemment). De même, notre aide ponctuelle pour les hôpitaux de Pudduthurai (Karikal) et de Pondichéry ont permis d’acheter quantité de matériels pour les équipes soignantes. Les nouvelles de nos Soeurs de Cluny sont rassurantes, l’épisode douloureux de Soeur Lourdes-Mary fut un choc pour nous tous et savoir qu’elle a dépassé la maladie et qu’elle se porte bien à présent est une lueur d’espoir pour nous tous, une bougie qui nous force à toujours croire qu’il est possible ce monde toujours plus beau. Allez, on reprend les photos d’il y a six mois, avant ce long confinement, on ajoute les nouvelles et ce nouveau post prend tout son sens.

Une page se tourne donc avec l’obligation du déménagement de notre siège social. Les dernies mois furent difficiles, furent émotionnellement difficiles avec la disparition de notre Etienne, puis de Meagan qui n’a pourtant rien à voir avec l’Association mais qui nous connaissaient tous et faisait un souvenir commun à tous, parce que c’est aussi une histoire de profs entre profs. Mais, il faut continuer, aller de l’avant, et dans l’espérance, marcher d’un bon pas.

La page se tourne donc aussi sur nos « vieux » statuts qui datent déjà de janvier 2013 (!!!). Que de chemins parcourus, près de 60 événements créés, autant de rassemblements pour donner à la rencontre cette joie dans l’agir humanitaire. Vos venues à répétitions, votre confiance sans cesse renouvelée pour une toute petite ASBL belge, puis devenue franco-belge ou belgo-française, cela dépend toujours de cette foutue coupe du monde (LOL). Dans les Petites Antilles, la Nouvelle de notre Association se répand avec la publication du livre. Cette année scolaire, 1500 livres seront entre les mains des collégiens des écoles catholiques privées avant, nous espérons, une plus large diffusion. Nous espérons aussi que notre soirée à Case-Pilote ne soit pas qu’une mèche allumée et que nous puissions enfin nous rassembler pour présenter nos projets à toute la Martinique où tant d’habitants sont originaires de Pondy et Karikal.

Pour rappel, le Livre peut-être commandé sur le site de l’Association mais aussi en passant commande par mail : lesenfantsdepondy@gmail.com

Si nous sortons en Martinique du confinement stricte que nous retrouvons très vite une « vie normale », un programme ambitieux pour nous faire connaître ici se mettra en place, notamment un festival indien au Couvent (?) lors de la fête de Diwali, la fête des lumières, avec stand d’artisanat, repas indien, projection de nos projets et présentation des Carnets de Chafab and Co en Inde du Sud. Ce qui nous amène aussi à une événement à Bruxelles et à Lille lors du retour de Fabien pour la réforme des statuts, du Conseil d’Administration : Une occasion unique de se revoir.

Et puis une fierté pour le travail admirable de tous les bénévoles de l’Association, la parution des comptes et des bilans chiffrés par la Congrégation des Soeurs de 2014 à 2021 ! Là, il y a à dire et on peut commenter ces chiffres sur ces six pages, les suivantes seront remplies prochainement

Depuis sa création en mars 2013, l’Association en chiffres, ce sont : plus de 37 500 € de recettes et dons récoltés et envoyés dans nos 4 projets, 62 manifestations (repas, BBQ, Tournoi de pétanques, fancy-fair, spectacles, soirées spectacles, vente d’artisanat, 148 articles parus sur le blog, 5 carnets de voyage, 40 personnes extérieures ou membres de l’Association qui ont visité les projets (des amis, des membres du CA, des pionniers, des psychomotriciennes belges, des infirmiers français, la famille), 3600 couverts servis à nos repas, 500 followers sur la page FB, 1356 visiteurs des cinq continents sur le blog, 45201 vues à ce jour 42 partages de publication, plus de 85 000 apparitions du site sur les moteurs de recherche …

N’en rajoutez plus, la coupe est pleine ? Non ! Il faut encore ajouter le plus beau des chiffres : les 8 membres du CA, les 122 bénévoles qui ont de près ou de loin rendu l’aventure possible, les 4500 personnes venues à nos manifestations, certaines ont pratiquement pris un abonnement, les 17 dons des particuliers qui ont à leur tour dans leur coin réalisé une récolte de dons lors d’un mariage, d’un anniversaire, d’une course à pieds … le moindre grain compte et a compté à cette réussite ! Demain ? Nous comptons toujours plus sur vous, sur vos dons permanents ou occasionnels, à votre participation à nos manifestations même si elles seront plus rares, elles n’en seront que meilleures ! Nous comptons sur vous !

Le projet de l’année ? Celui annoncé maintenant que nous connaissons les devis, les enjeux et que les premières photos nous arrivent de Pondy : L’orphelinat du Bon Secours à Pondichéry. Petite histoire de ce bâtiment énorme et prestigieux donné en 1964 à la Congrégation des Soeurs de Saint-Joseph de Cluny par l’archevêché. La Congrégation des Soeurs de Bon Secours est un ordre religieux né en France en 1824, comme tant d’autres ordres religieux qui virent le jour avec la Restauration. Cet ordre de soeurs catholiques a comme première mission de soigner les patients à domicile et exerce encore aujourd’hui en France comme en Irlande ou aux Etats-Unis. Une fois de plus, les Soeurs de Cluny reprennent le lieu et l’oeuvre des Soeurs de Bon Secours en continuant à accueillir les garçons orphelins sur place, plus d’une cinquantaine ! Elles prennent soin d’eux et surtout leur permettent de suivre une scolarisation jusqu’en 5° (12 ans). Après, ils peuvent choisir leur lieu de scolarisation dans n’importe quel école de leur choix à Podichérymais confiant bien évidemment dans l’organisation clunysienne,, ils partent presque tous à l’orphelinat de la paroisse Notre-Dame des Anges, à côte de l’église. Combien de fois, nous les regardions jouer de notre balcon, vous vous souvenez, notre célèbre balcon ? Le Père les emmenait en activités après l’école, à la messe bien entendu, au catéchisme, à la chorale. Aujourd’hui, si Pondy a bien changé, les difficultés restent les mêmes.

L’année dernière, les Soeurs de Cluny ont accueilli près de 30 enfants, 30 garçons orphelins ou semi-orphelins ( lorsqu’il reste l’un des deux parents mais qui ne sait le prendre en charge). Durant 3 mois en 2020, tous partaient après le déjeuner donné par la Communauté dans une école du gouvernement où ils reçoivaient le midi leur repas gratuit avant de revenir le soir au Couvent de Bon Secours. Deux Soeurs de Cluny aidées par un directeur se chargeaient des goûters, devoirs et soupers avant le repos bien mérités. Il en va de même aujourd’hui pour la dizaine qui est accueillie en internat. C’est une fois de plus un projet fait pour nous, qui entre dans notre volonté de toujours permettre à l’enfant de grandir dans un environnement sain, améliorer sans cesse les conditions matérielless d’accueil et de vie, rendre à ces enfants un jardin de loisirs, des lits, des sanitaires propres et un confort; ça ne vous rappelle pas quelque chose ? Le Shella Illam de Soeur Lissy et l’accueil des Garçons des Rues.

Aujourd’hui, seule une dizaine de garçons sont donc revenus au Couvent de Bon Secours, en internat, placés par leur famille suite au décès d’un ou de leurs deux parents. La pandémie a remis en première ligne les enfants pauvres orphelins. La capacité d’accueil du Couvent est toujours à ce jour de cinquante enfants. Le trio des Soeurs de Cluny que sont Soeur Lissy, soeur supérieure à présent du Community College, Soeur Marie-Stella qui reprend sa mission pédagogique à la demande de la nouvelle Soeur Provinciale et surtout Soeur Shanti, la cheffe comptable de la Congrégation dans le sud de l’Inde, toutes trois nous alertent sur l’état du grand délabrement des conditions d’accueil après deux années presque complètes de fermeture. La dernière rénovation date du début des années 2000. Depuis, vous le savez le gouvernement indiena exigé que tous les centres d’accueil se mettent aux normes sanitaires, encore plus aujourd’hui. Le climat de mousson tropicale aggrave aussi la détérioration des bâtiments lorsqu’ils sont inoccupés et sans vie. Nous en savons quelque chose dans les Petites Antilles.

Les infrastructures d’accueil doivent être en urgence rafraîchies,, avec en priorité la cuisine où l’eau a fait des ravages pendant la fermeture, de même que les insectes ont considérablement abîmé le système électrique. Afin d’assurer des repas sains aux enfants, les Soeurs font appel à nous pour une rénovation de l’installation électrique et la construction d’une cuisine capable de réaliser 50 à 100 repas. Viendront sans doute les douches et sanitaires comme dans tous nos autres projets. C’est une enjeu que nous voyons sur trois années afin que ces garçons orphelins puissent vivre leur vie d’enfant sereinement.

Dernièrement, malgré le confinement, une messe a pu être donnée pour accueillir les nouveaux pensionnaires pour cette année 2021-2022. Photos de rares moments avec leurs familles, photos de classe le soir pour revoir les bases oubliées en 18 mois, photos d’amour aussi. Et puis une vue d’ensemble de ce Couvent, impressionnant où murmurent à nouveau le rire des enfants, avant la cohue de la centaine en juillet 2022 !

Comme on le dit généralement chez  » nous » , y’a plus qu’à … !!! Nous espérons vraiment que ce nouveau projet vous ravisse, que vous serez emballés de nous suivre, de chercher par tous les moyens comment récolter l’argent nécessaire, que bientôt surtout nous puissions nous retrouver « comme avant » , fêter la rencontre, partager l’amitié, vivre de bons moments ensemble. Nous vous souhaitons à toutes et tous une excellente année scolaire 2021-2022 ! Que votre vie soit belle,

Très amicalement

Les Enfants de Pondy

Quand les hôpitaux de Cluny appellent à l’aide d’urgence : Récolte exceptionnelle de dons ! 200.000 euros !

Chers amies et amis, vous qui nous suivez depuis de si nombreuses années, vous n’avez pu manquer les nouvelles de l’Inde depuis avril !

Le discours narratif de la pandémie est universel et quoiqu’on puisse en dire, il fait peur, toujours la peur. (J’ajoute dans la nuit de ce 24 juin, déjà des modifications : L’Inde va subir ce que l’on appelle le Delta +, une nouvelle variation du Coronavirus, leur 3° vague encore plus ravageuse … Ce qui justifie notre appel à l’aide 🙂 Comme nous vous l’annoncions dans notre précédent article, le variant indien décime la population de la nation la plus peuplée du monde. Ce variant indien de la Covid-19 a provoqué un raz-de-marée de personnes infectées qui a très vite saturé en quelques jours tous les hôpitaux du pays. Les hôpitaux de Cluny appellent à l’aide d’urgence pour l’achat de bonbonne d’oxygène, de masques, de gants, d’appareil respiratoire, antibiotiques , aspirines, (voir devis ci-dessous). C’est cet appel qui est le plus important ! Pour maintenir leurs hôpitaux dans les directives indiennes, il manque de tout !

Les images choquent le monde entier, les bûchers funéraires ont envahi les rues et les parkings à proximité des hôpitaux publics et gouvernementaux. Seuls 10% de la population a reçu la première dose de vaccin, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, il faudra attendre le mois de mars 2022 pour qu’une majorité de vaccins pour adultes sortent des entreprises pharmaceutiques du pays, parmi les plus performantes pourtant, qu’ils soient distribuées, injectées et espérer ainsi l’immunité collective. Cette immunité collective ne pourras sans doute jamais être atteinte, surtout s’il s’avère que le vaccin soit inefficace. L’ironie de l’histoire ? Les Indiens se ruent sur les doses de vaccins, alors que chez nous dans les Antilles comme en Europe, le doute persiste. Dans un article paru, coïncidence de la parution, en cette semaine sur le média Martinique Première, seuls 14% de l’île est immunisé, il y a une résistance face au vaccin, l’alerte est lancée contre le danger de l’arrivée du variant indien sur l’île, de par la reprise du tourisme, du risque encouru de ce faible taux de vaccination et le risque cruel d’une quatrième vague de plus grande ampleur à la sortie des vacances scolaires. Toujours le discours narratif, me diriez-vous ? Le message est toujours le même, protégez-vous, vaccinez-vous, et respectez les consignes sanitaires, même si le masque tombe en extérieur. Mais le débat n’est pas d’être pour ou contre la vaccination, notre enjeux est de savoir si l’on peut aider des hôpitaux et sauver des vies. Si nous pouvons par notre agir humanitaire, donnez ces stocks de masques, de gants, d’appareils respiratoires et autres !

Revenons en Inde, à Pondichéry et à Karikal : Le Lockdown est toujours d’actualité, cela va faire presque an un et demi que la population n’y arrive plus ! Comme chez nous, me direz-vous … mais avec toute la pauvreté de celles et ceux qui sont exclus du miracle de la modernité. Alors, que faire ?

Si l’Inde avait passé comme de nombreux pays de l’Asie du Sud-Est la première vague sans trop de victimes ou de contaminations, le variant indien selon toujours les chiffres publiés, le variant nommé B.1.617 ou « Delta », reconnu en octobre 2020 dans l’état du Maharastra à l’est de l’Inde,, à Nagpur, ce variant donc serait beaucoup plus virulent car  » il s’attaque à la protéine Spike, laquelle réalise la liaison au récepteur et la neutralisation par les anticorps  » (voir http://www.solidarité-santé.gouv.fr) Le virus s’est propagé dans l’Inde entière et si les images des médias se concentrent principalement aux grandes villes (Bombay, Delhi, Calcutta, Madras ou Bangalore), la raison principale est l’interdiction de voyager pour les journalistes internationaux : les couvre-feux nombreux dans les plus petites métropoles, les écoles et les commerces sont fermés, les voyages interdits … Cela, c’est une vérité que les Indiens, comme la plupart d’entre nous, cherchent une solution à l’existence devenue une forme de consentement mais que pouvons-nous de plus quand la population se serre la ceinture ? Les habitants se nourrissent par ticket – repas et l’armée distribue des rations de riz et vivres de premières nécessités dans les villages les plus reculés ou les quartiers les plus pauvres. Daniel Turgot, un des premiers bénévoles de l’Association vit à Pondichéry et nous déclarait à quelle point la crise sanitaire touchait tout le monde, que les restrictions étaient drastiques, que la vie quotidienne à Pondy difficile et le climat très lourd : Si e variant Delta + arrive, il faut ANTICIPER : fournir le matériel d’urgence avant que …

Soeur Marie-Stella, en visite chez sa Maman très âgée dans le Kérala fut interdite de déplacement pendant presque trois mois, elle est revenue par décret gouvernemental obligatoire dans la Communauté du Bon-Secours (notre futur projet) saine et sauve. Personne dans les trains, le taximen la remerciant du voyage entre Karikal et Pondy, il ne touche plus de salaire depuis que tous les déplacements sont interdits. Le confinement est bien plus dur que dans nos pays et surtout les plus démunis ne savent se nourrir, et les prix à la consommation ne cessent d’augmenter. Grâce à l’aide du consulat de France à Pondichéry, des doses de vaccins sont distribués à la communauté franco-pondichérienne, Daniel dans ses remarques acerbes sur la gestion de la crise par le gouvernement indien traduit le désarroi de toute la population face à la pandémie.

Dans contexte particulier, et dans notre dernier post, nous vous partagions notre peur que le variant indien touche la communauté des Soeurs de Saint-Joseph de Cluny à Pondichéry et Karikal, mais aussi les nombreuses autres communautés dans les autres états. Nous vous disions que les hôpitaux de Cluny ne sont pas en première ligne pour accueillir les malades de la Covid-19 mais continuaient d’assurer l’accueil des urgences pédiatriques. Lorsque Soeur Lourdes-Mary fut touchée fortement au point de recevoir les derniers sacrements et sauvée à ce jour, nous avions posé la question à la Congrégation de notre aide en cas de besoin. La Congrégation des Soeurs de Saint-Joseph de Cluny est composée d’une majorité de religieuses d’un âge certain et donc plus fragile face à la pandémie; c’est un fait. Mais quoiqu’il arrive, leurs hôpitaux continuent de se concentrer sur l’accueil des jeunes mamans, de l’accueil des enfants prématurés, de ce qu’elles font de mieux, l’accueil de l’enfance par dessus toutes les difficultés qu’elles rencontrent. Si demain, elles doivent prendre les malades de la Covid 19, quelle place pour l’accueil des enfants ? Des nouveau-nés ?

Cette demande est arrivée et a mis 15 jours pour que les devis soient ajustés, traduits et convertis en Euros. Tous les items des devis, en anglais, n’ont pas encore été traduits en Français courant, car ce sont des termes médicaux. Un médecin nous réalise la traduction pour les jours à venir et la somme est colossale !!! Près de 200.000 euros pour pallier au déficit de matériel d’urgence et pour la gestion quotidienne de l’accueil des malades infectés et surtout l’avenir sombre qui semble durer selon les prévisions des centres de crise jusqu’à octobre 2021 pour espérer une diminution des patients aux soins intensifs. Et puis, la Congrégation craint surtout, à l’heure où les indices diminuent qu’elles ne pourront faire face à des demandes de fermeture de certains services s’il fallait le faire sous la demande des autorités.

200.000 euros, nous ne les avons bien évidemment pas ! Nous qui ne fonctionnons qu’avec les 10.000 euros annuels pour soutenir nos trois projets ! Par ce billet, nous lançons un appel à vous ( ?) : vous connaissez peut-être une Fondation, une O.N.G, une association, un Lion’s Club, des entreprises solidaires, des personnes qui peuvent elles aussi à leur tour organiser une récolte de dons ??? Ou même vous qui souhaitez verser un don ! Nous avons toujours les déductions fiscales en France comme en Belgique ! N’hésitez pas à faire parler votre coeur ! Réellement, dans le devis, les sommes sont folles avec une chance pourtant la devise indienne n’a jamais été aussi élevée ( 1 € pour 88 Rps ) Nous pourrions imaginer qu’en réalisant un découpage du devis, il serait possible qu’une Association prenne par exemple à sa charge le concentreur d’O2 à 125800 Rps soit 1430 Euros ! Et ainsi de suite.

De notre côté, nous allons tenter d’envoyer 4000 (malheureux) euros dès ce début juillet. En Martinique, l’école maternelle d’Auguste réalise un geste à la hauteur de ses enfants par une vente de glaces ce lundi lors de la fête de la Musique. Le geste est beau, il est tendre. Et nous nous joignons à tous les bénévoles et amis à cette démarche, autant par amour autant parce que la Vie vaut ce petit geste.

C’était il y a déjà trois ans, le temps passe si vite mais l’ Amour reste, toujours et la seule question à se poser :  » Si nous ne prenons pas soin de ceux que l’on aime , que nous reste-t’il ? Vous ? C’est un réel appel à l’aide.

Qui sait que par cet appel, les gestes de tendresse se multiplieront et qu’à votre tour soyez touchés par l’infinie générosité des gens. Au risque de me répéter, le verbe est facile, l’intelligence l’est moins, seule pour nous tous compte la solidarité du coeur, pour ou contre ce foutu vaccin, pour ou contre la dérive globale de nos libertés, nous, Les Enfants de Pondy, sommes pour l’essentiel : « Un jour, nous avons été appelés, un jour nous avons tenté dans la névrose du monde de répondre à un appel. Nous constatons que :

Voici les devis et leur traduction en français courant et prix en euros

Pour l’hôpital de Cluny à Karikal :  » St. Rock’s Hospital Cluny

  1. Moniteur NIHON KHODEN : 178.000 Rps = 1956 €

2. Concentration d’Oxygène en bouteille de 10L : 125.800 Rps = 1431 €

3. Bidons de gel hydroalcoolique (x6) : 531.000 Rps = 6040 €

4. Stéthoscopes (x15) : 483.750 Rps = 5503 €

5. Oxymètre de pouls (x20) : 1900000 Rps = 21 615 €

6. Masques respiratoires ( x5) = 37500 Rps = 426,6 €

7. Thermomètre électronique (x10) = 100.000 Rps = 1137 €

8. Thermomètre à infra rouge (x10) = 150.000 Rps = 1706 €

9. Tensiomètre (x10) = 300.000 Rps = 3412 €

10. Respiromètre (x20) = 280.000 Rps = 3185 €

11. Boites de 200 masques (x50) =500.000 = 5688 €

12. Boites de 500 masques respiratoires ( x 100) = 500.00 Rps = 5688 €

13. Boite de260 masques respiratoires chirurgicaux (x100) = 2.600.000 Rps = 29.579 € (!)

14. Boite de 210 poires à oxygène (x100) = 2.100.000 Rps = 23.890 € (!)

15. Boite de 1000 gants d’examens médicaux (x10) = 100.000 Rps = 1137 €

16. Boite de 80 gants chirurgicaux type 7.5 (x1000) = 10.000.000 Rps = 113.765 € (!)

17. Boite de 65 gants chirurgicaux type 6.5 (x1000) = 65.000.000 Rps = 739.476 € (!!!)

18.Boite de 65 gants chirurgicaux type 7 (x1000) = 65.000.000 Rps = 739.476 € (!!!)

19. Lecteur de glycémie (x5) = 25.025 Rps = 1423,3 €

Vous voyez, parfois, ce n’est presque rien mais tout coûte cher en Inde. Par une simple règle de trois, Charlotte me disait qu’au tout début de la pandémie le prix du masque coûterait aussi cher, comment ferions-nous ? Nous avons tous redécouvert la couture en mars 2020 ! Avant finalement de passer à la pharmacie acheter des masques qui manquaient tellement dans nos pays riches ! Aujourd’hui, en Martinique, nous payons une boîte de 50 masques 7,90 € soit à peine 0,15€ le masque. En Inde, il coûte … 0,56€ ! Avec un pouvoir d’achat divisé par 118 ! On fait comment ? Ou encore poser la question dans l’autre sens : « Comment les Soeurs peuvent-elles se protéger pour continuer leur mission ? Comment sauvegarder nos projets, les personnes qui les encadrent : les enseignants du Community College ? Les éducateurs du Shnella Illam ? Les éducatrices du Nava Jeevan ? «  Si nous ne faisons rien, tous ces projets disparaitront parce que « inessentiels ? »

Au nom de l’Association, parfois j’aurais envie de vous implorer individuellement, parce que vous pouvez soulever des montagnes, vous pouvez réaliser dans votre quotidien des petits gestes, parce que vous êtes profs, directeurs d’écoles, parce que vous êtes entrepreneurs, parce que vous êtes à la veille des vacances et que vous ne laisserez pas à l’autre bout de la Terre autant de tristesse arriver, parce que le soleil réchauffe les coeurs, parce que jamais vous ne pourrez croire que ce qui nous est arrivé, est arrivé avec tous les exposants que l’imagination ne peut croire, que la mort frappe sans distinction de race, de religion, de classe, de couleur ou autre, …

C’est notre part d’humanité que nous allons emmener égoïstement en vacances. Je vous demande, au nom de tous que si vous pouvez quelque chose, en prenant l’achat de masques, l’achat d’un des items selon vos moyens, faire que le monde soit juste … et moins douloureux pour tous les enfants du monde.

Dernière chose encore, si ma plume a servi à un discours narratif du consentement qui se voudrait mutuel, je m’en excuse, la seule raison de ce billet écrit dans les Antilles est que les Soeurs de nos projets ont réellement besoin de votre générosité. Encore une dernière chose pour terminer :

Que votre vie soit belle, en vacances que nous vous souhaitons respirantes,

au boulot avec tout le courage, restez prudent, soyez heureux,

et nous vous souhaitons vraiment l’amour et l’amitié !

« Du doute à la joie de l’Espérance »; quand le Covid touche l’Inde … et Soeur Lourdes-Mary

Il est minuit à Fort-de-France, en Martinique, dans les Petites Antilles, dans la Caraïbe, à l’ouest de tout ce que nous connaissons.

Les nouvelles de Pondichéry et de Karikal sont dramatiques, la situation sanitaire en Inde est dans certaines régions hors de contrôle et les décès se comptent par milliers. Les hôpitaux sont … Ce n’est pas un JT quotidien, c’est la réalité crue et universelle. Tant de moyens sont mis en oeuvre pour que le moins de personnes ne meurent dans l’oubli, dans les rues ou les parkings. Les ONG sont à pied d’oeuvre, les demandes de dons explosent sur les réseaux sociaux. La réalité est celle qui porte ou devrait porter l’effroi à qui veut encore mettre la dignité de la mort même au centre de sa vie : si le monde change ou si la perception du monde change dans cette crise sanitaire que nous vivons dans nos pays, nos régions, nos communes, nos rues, notre quotidien; il n’y a pas d’autres réalités à regarder en face : des gens, des amis, des parents, des frères, des soeurs, … meurent par le Covid. Dans les pays dépourvus de moyen de santé aussi efficaces, la pandémie devient très vite hors-contrôle. La bien-pensance serait que tous nos efforts soient vers la solidarité mais ne sommes-nous pas tous plutôt tournés vers les lois dites « restrictives, liberticides » qui empêchent les péchés du luxe ? Je ne sais mais je pense celles et ceux qui n’ont pas d’oxygène, n’ont pas nos soins de santé. J’ai peut-être tort, j’avoue mon affect et je l’assume, il y a de la tristesse.

En Inde, les hôpitaux ne peuvent accueillir celles et ceux qui meurent. L’oxygène manque, les infrastructures manquent, la population est confinée et est loin de savoir si un jour ils iront au resto, au café ou si un jour ils iront voir un spectacle. Dans toutes les crises sanitaires précédentes, dans toutes les famines précédentes; nous avions encore l’éveil de la solidarité. Aujourd’hui, nous sommes nous-mêmes enfermés dans nos propres préoccupations, que ferons-nous du monde qui nous entoure; nous qui rêvions de parcourir les contrées lointaines si nous ne les aidons pas ?

Tout n’est pas « Taj Mahal ! » Tout n’est pas  » Angkor Vat ! » Tout n’est pas que tourisme ! Derrière la (les) merveille; des centaines de millions de personnes souhaiteraient jouir de notre richesse, d’ouvrir un robinet d’eau potable pour se laver les mains et par après, respecter sa propre distanciation sociale. Comme le Taj nous parle, quand on revient sur les histoires passées, nous ne pensions pas un jour se priver de cela.

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Il est minuit à Fort-de-France, en Martinique, dans les Petites Antilles, dans la Caraïbe, à l’ouest de tout ce que nous connaissons.

Nous avons 150 enfants à soutenir financièrement chaque année pour ramener 10000 € pour assurer leur scolarité ! Tous les centres sont fermés depuis février 2020 ! On en compte plus les décès dans les familles depuis l’arrivée de la 2° vague du variant indien.

L’Inde que nous découvrons dans cette crise sanitaire n’est subitement pas si différente des années ’70; si elle était si différente, pourquoi une ASBL Les Enfants de Pondy ? Alors que nous sortons doucement de notre troisième confinement, normalement je devrais être au lit dans les plus beaux pays des rêves, attendant que la lumière magique du réveil annonçant le nouveau jour. Et pourtant, loin de vouloir rejoindre Morphée, je préfère vous écrire ces quelques mots qui deviendront des phrases, qui deviendront à nouveau un texte, celui qui mène du  » Doute à la clarté, à la joie de l’Espérance », une espèce de mixte entre trois lettres de Taizé d’il y a plus de vingt ans. Je suis cette nuit au téléphone avec le Kérala, Pondy et Karikal.

« Aime et dis-le par ta vie ! Dans les années qui viennent, si nous pouvions chercher à réaliser de multiples réconciliations dans les situations les plus diverses … elles prépareront à entrer dans le 3° millénaire, disposés ainsi à vivre une aventure de réconciliation la plus audacieuse possible  »

(Extrait de la Lettre annuelle de Taizé en décembre 1997, Stuttgart)

Il est une heure du matin à Fort-de France. Et je pense comme je prie, je prie comme je doute, je doute comme toujours j’espère.

 » Dans ces moments d’abandon, osons croire que la voix de la tendresse, de l’ Amour et de la compassion touche à se faire entendre dans le silence du désert, de sorte que jamais nous ne devenons les Enfants du doute et de l’incroyance mais les enfants de la communion. « 

Il est passé une heure du matin à Fort-de France, emprisonné dans mon bureau, je fume ma clope, je ressors sur mon balcon et je t’écris.

La répétition dialectique de mes lettes n’est qu’un effet de style,

pareil à mes lettres du balcon, la dernière pour mon Papa, la suivante pour ma Maman ? Mes Mamans ?

… Tant pis pour le style, le message doit être partagé.

Il est trop tard à Fort-de France. Le Cancer et le Covid frappent à ma porte !

Depuis deux mois, ça ne va pas ! Non pas que notre Association n’aille pas dans ces mois difficiles mais nous, Cha et moi les Chafab and Co à Fort-de-France; ça na va pas, comme ça tout d’un coup. La disparition d’Etienne a causé un vide immense, une déchirure sans nous en rendre compte. Il était invincible, il est une lumière pour nous tous.

C’est une nuit qui enveloppe, détruit, déchire, casse et se fracasse sur les ravines et les mornes de la Martinique. Et pourtant, la nuit rassure, murmure, enlace et embrasse. Derrière le vide et la solitude subsiste une prière, une flamme sacrée, une présence comme un feu qui réchauffe les prières et qui nous fait dire que l’amour existe. Meagan, une si jolie fille, à peine trente ans est partie aussi. Je n’ai eu que quelques mots sur les réseaux à partager sans pouvoir dire à quel point c’est un déchirement si grand que de voir un de ses élèves partir …

Et puis savoir que les Soeurs de Cluny à Pondy et Karikal sont touchées, et que Soeur Lourdes-Marie soit touchée aussi.

C’est une douleur infinie pour nous d’annoncer cette tristesse mais c’est aussi à nous de pouvoir porter au-delà de tout : l’espérance : un miracle aussi est venu mettre un peu de baume sur le visage :

Il est presque deux heures du matin à Fort-de France. L’Espérance frappe à notre coeur !

Soeur Lourdes-Marie s’en est sortie après trois semaines de combat sur la vie, sur la mort, sur son envie de dire que l’heure n’est pas venue ! Elle est arrivée après trois semaines sous oxygène à Karikal, de retour dans sa communauté à Pudduthurai pour se battre au quotidien, soigner les autres et continuer à croire à l’ Espérance, à (re)vivre et même nous téléphoner en Martinique. La vie peut aussi vaincre la mort. Mais en même temps, d’autres et trop de Soeurs de Cluny sont décédées sur la route, dans leur communauté, … encore trois cette semaine. Mais,

Il est deux heures du matin à Fort-de France. Que savons-nous de l’Amour d’une Maman ?

Soeur Lourdes-Marie; c’est encore autre chose que tous les autres trésors de l’existence !  » Où est-elle la Source d’espérance et de joie ?

Elle est en (Dieu), en notre Maman qui nous cherche inlassablement et trouve en nous la beauté profonde de notre âme, de l’âme humaine « .

(Extrait de la Lettre de Taizé, Etonnement d’une joie (2000) »

Pour toutes celles et ceux qui sont venus en Inde par nous, se souviennent toujours de Soeur Lourdes.

Moi, c’est le socle de toute une vie; comme si de sa propre Maman, adoptive comme il faut l’expliquer ici dans les Antilles; il fallait ajouter Soeur Lourdes comme sa deuxième Maman. Je l’ai fait adolescent, et je (nous) l’aime comme ma Maman parce qu’elle fut une pierre édificatrice de ma vie, un socle de plus, une pierre angulaire d’amour.

Grâce à mes parents en 1991, je l’ai rencontré pour la première fois dans la pouponnière de Cluny, relisant le registre de ma naissance, elle était là. Toute la Communauté me racontait qu’elle me tenait (parfois, pardon toujours ) dans ses bras, ( info confirmé par toutes les nurses de l’époque, je me suis étonné tant je fus toujours un bébé facile) Je suis toujours revenu pour elle, Maya porte son nom, les enfants reviennent pour elle. Deux Mamans n’est jamais suffisant, Charlotte est le trésor qu’elle a déposé entre (mes) désormais nos mains : trois mamans, c’est parfois difficile à porter pour un seul père ! Trois femmes, trois trésors, trois Mamans. C’est le cadeau de Soeur Lourdes, c’est la famille.

Elle s’en est sortie et durant toute cette nuit, je l’accompagne sur le retour vers Pudduthurai, à la maison en fait. Cela valait bien un nuit blanche.

Je vous raconte tout cela non pas pour tout ramener à moi mais pour vous partager à quel point la Vie est fragile.

Il est cinq heures du matin à Fort-de France. Elle vient d’arriver, j’ai les Soeurs au téléphone. Que savons-nous de l’Avenir ?

 » Si nous pouvions savoir qu’une vie heureuse est possible, même aux heures d’obscurités … Ce qui rend heureuse une existence, c’est d’avancer vers la simplicité : la simplicité de notre coeur, et celle qui rend notre vie.

Pour qu’une vie soit belle, il n’est pas indispensable d’avoir des (capacités) – conforts extraordinaires ou des grandes facilités : il y a un bonheur dans l’humble don de sa personne. Quand la simplicité est intimement associée à la bonté du coeur, un être humain même tout démuni peut créer un terrain d’espérance autour de lui « 

(Extrait de la Lettre de Taizé, « Pressens-tu un bonheur ?  » 2001 )

Je ne pourrais vous le (re)dire de manière malhabile, il est difficile de dire à l’Autre à quel point on l’aime; il est parfois difficile de dire à celles et ceux que l’on ne voit plus à quel point ils sont présence … mais si vous avez l’occasion de toujours leur redire par un chuchotement dans l’oreille, par une parole douce que vous l’aimez, le Covid ne passera pas.

Protégez-vous, soyez prudents, nous vous embrassons de la nuit très fort,

que Votre vie soit belle, toujours,

Fabien Prakash

NB/ Je corrigerai le texte demain, … !

Comme un Papa qui veille sur nous de là-haut … à Etienne.

Souvent, nous avions pris l’habitude d’écrire de nos balcons pour dire à quel point il fait bon vivre sous les cieux de Pondy, sous la mousson de Karaikal, le long des rivages du Mékong, au bord des rivières du Laos.

Souvent, nous avions pris l’habitude d’écrire de nos terrasses indiennes pour s’émerveiller de nos projets, des rires et sourires des enfants.

Souvent, nous vous envoyons ce qu’il y a de plus beau car la Terre est si belle dans les yeux d’un enfant.

Et un jour, une brume se lève et dépose sur nos coeurs, un peu de poussière,  » un peu de mort sur nos visages » (Gabriel Ringlet). Un frémissement de vent qui soulève les souvenirs et arrachent à nos vies un être cher, Dehors, à Fort-de-France, le soleil brille, l’île aux-fleurs se pare de ses plus belles couleurs, les arcs-en-ciel se déploient sur la baie, sur les Mornes, nous sommes loin d’imaginer qu’au bout de la Terre, nous perdons un rayon de soleil.

Etienne est un porteur de Lumière, une espèce rare en voie de disparition, un Homme d’une droiture jamais rencontrée, un idéaliste qui transpire de joie et de bonté, un amoureux fou de la rencontre, un Père exceptionnel … Un mentor pour moi, un socle de vie … Il fait partie de cette bande de Fantastiques du Lycée Maria Assumpta. Pour des milliers de jeunes qui sont passés dans ses classes et qui ont découvert une forme de douceur à suivre son enseignement, il reste une trace indélébile. Il porte sur son épaule la jeunesse, la transcende et montre à l’enfant, l’avenir d’un monde toujours plus beau.

Etienne, c’est un magicien. D’un ado un peu turbulent, il arrive à faire sortir le beau. Il l’entraîne sur les planches, tout comme les timides, les grandes gueules. Etienne, c’est la Lumière dans l’ombre, assis tantôt au cinquième rang tantôt tout au fond qui gueule sans cesse  » Articule, respire, plus fort ! »; c’est le mec avec ses éternels pieds nus dans ses dockside, c’est le mec aux deux verres vins blancs, c’est le prof toujours la main en poche qui ne peut s’asseoir, c’est l’éternel costume noir et chemise blanche, Etienne, c’est le cercle. Il n’y a pas d’angle, par d’arrête, il nous tourne en bourrique pour toujours trouver le bon bout de la raison. C’est Rouletabille en culotte courte, c’est le génie de la mise en scène, c’est le paravent de toutes les critiques, c’est un meneur d’hommes à l’écoute de l’équipe. Etienne, c’est un rire particulier, c’est une accentuation de voix si reconnaissable, c’est l’interjection qui nous remet à notre place :  » Wouais, mais quel klet tu fais ! Mais réfléchis, ça c’est pas malin !« . Etienne, c’est un visage particulier avec son nez de Cyrano, deux petits yeux noisettes surmontés d’une chevelure indémodable en forme d’hérisson des Fagnes. Etienne, c’est une façon d’être si disponible qu’on se demanderait comment il fait pour avoir une case d’amitié pour chacune et chacun d’entre nous. C’est un comique de présentation, c’est un sourire, c’est une caricature de la comédie, c’est un génie de l’auto-dérision, c’est un artiste.

Etienne, c’est une serviteur souffrant. Il a une sainte horreur de la souffrance. Fils unique, il cultive sa Terre d’Amour au dernier rang de la messe, en toute discrétion. Il est profondément chrétien humaniste et de sa communion, il en tire sa force de la semaine sans jamais entraîner les autres à croire comme lui. Il suit son chemin dans les pas de sa Petite Soeur Simone qu’il chérissait tant. Il porte en lui l’espérance, sans jamais prendre soin de ce que lui voudrait, il place la dignité humaine, l’amitié, la rencontre, l’amour de son prochain au-dessus de tout. Ses filles chéries, Camille et Sarah sont ses trésors, ses amours, Nath ou Cath, qu’importe; il est fait pour aimer à 200%, toujours. Sa famille ? C’est son cercle. Ses amis ? Son Terroir. Ses élèves ? Ses grains de blé qui poussent en terre et qui feront l’avenir de demain entre nos mains. De ses inimités, il en tire sa force de combat pour une justice toujours plus vraie. Notre amitié est née de cette souffrance quand un de nos amis perd pied, quand les incompréhensions de la vie professionnelle nous interpelle, quand l’Amour vacille sur son fil devant la porte close d’un garage bourré de décors de théâtre, quand Notre Petite Soeur s’en va rejoindre son Dieu d’Amour. Etienne a cette relation particulière aux religieux, à Dieu, à ses secrets; il faut être un serviteur souffrant pour pouvoir tenir entre ses mains sans se brûler la flamme de l’espérance en un monde plus beau si haut ! Un témoin de l’Amour.

Etienne, c’est de l’enfance, de l’adolescence, du monde adulte. Je suis un de ses nombreux enfants. Avec sa bande de Fantastiques, il m’a montré la voie pour devenir enseignant. Par mimétisme, par pâle copie, j’ai tenté de marcher avec lui. Avec cette bande de fous furieux, je me suis édifié dans le respect de cette tradition. Je suis fier de ma petite carrière qui m’a vu monter des pièces de théâtre à mon tour; grâce à ton soutien Etienne et tes venues avec tes classes aux représentations, Je suis fier que tu m’aies transmis dès mon plus jeune âge le bénévolat humanitaire comme pour ton engagement sans faille pour Djuma. (https://assumpta.be/Carnet-congolais-ou-retour-a-Djuma. ) » Les Enfants de Pondy » perde un homme d’une rare bonté, depuis 5 ans, tu accueilles le siège social de l’association. Comme tu adorais tant porter l’Enfant du Doute et de l’Incroyance sur ton épaule, il reste pour nous désormais, Etienne, un héritage à poursuivre, à grandir, à ne jamais oublier.

Etienne, je suis fier d’être ton ami, d’être ce que je suis, toi qui m’as vu grandir. Comme un Papa qui veille sur nous de là haut, tu ne nous manqueras jamais car tu habites en nous, tu nous accompagnes. Comme tu accompagneras à jamais notre vie de famille, comme nous ne pourrons jamais oublier cet accompagnement dans la réussite de Maya à son retour de voyage, comment tu es arrivé à lui rendre son sourire, sa confiance, sa beauté avec Flo, une nouvelle Fantastique de la bande. Elle t’offre un peu de Ganesh pour poursuivre la route. Elle se fait un plaisir d’exceller pour toi en littérature comme un latin, sa promesse renouvelée en ce jour en famille en parlant de toi.

C’est donc avec un peu de poussière sur le visage, avec cette tristesse que je dois te laisser, avec un coeur si lourd qui ne peut plus pleurer car j’ai ton image dans les yeux, et tu me souris, tu nous souris. Comme toutes les fois où tu as accueilli la naissance de nos enfants, comme pour toutes les fois où tu nous as donné la Force de toujours être des Fous d’amour, à notre tour de te dire que nous t’aimons.

l’asbl « Les Enfants de Pondy » te souhaite l’Amour éternel.

Deux projets : un livre pour soutenir nos projets et aider 35 orphelins à Pondy de l’internat Bon Secours !

Chères amies, chers amis,

Dans cet article, vous trouverez toutes les nouvelles de nos projets d’aide à la jeunesse en Inde du Sud à Pondichéry et Karaikal en suivant une reportrice hors-pairs : Soeur Marie-Stella que vous connaissez bien. Nous lui avons demandé de retourner dans tous nos projets s’enquérir des nouvelles, de réaliser un reportage photos, de savoir comment les Soeurs de Cluny des différentes communautés s’en sortent en plein confinement et crise sanitaire du Covid 19.

Dans cet article, la présentation du livre de Fabien Prakash :  » Splendeurs de la Martinique : A la (re)découverte des Trésors du Nord-Caraïbe » tiré à 1600 exemplaires ! Pour chaque exemplaire acheté à 25 €, nous reverserons 2€ pour soutenir financièrement nos projets. Ainsi, en cette période de confinement, malgré que nous ne puissions organiser d’événementiels en Belgique ou à Lille, les projets restent soutenus grâce à vous et vos commandes.

Sur notre demande, Soeur Marie-Stella est retournée à Karaikal pour s’enquérir des nouvelles de nos enfants. Le Shnella Illam à Pondy de Sister Grâce ne peut accueillir qu’une dizaine de garçons, le Gouvernement indien est frileux pour que les enfants se retrouvent en classe mais comme dans le monde entier, tout est à géométrie variable.

Au Community Collège, tout est ouvert mais uniquement pour les filles qui n’ont pas obtenu leur diplôme en avril 2020 qui sont revenues. Elles tenteront ces deux prochains mois avec l’aide de Sister Lissy d’obtenir le précieux sésame qu’est le diplôme d’Etat, la seule condition d’avoir un emploi en Inde, elles sont plus motivées que jamais ! Nous savons qu’elles sont en bonnes mains avec Sister Lissy qui a remplacé justement Soeur Marie-Stella avant ses deux années en Guyane. Vous vous demandez sans doute pourquoi faire appel à Soeur Marie-Stella ? La raison est simple : Elle connaît tout le monde et surtout, elle reste une dernière à parler Français et ça, pour nous, tout est évidemment plus simple. Avec des locaux aussi petits, la distanciation sociale de nos pays a dû mal à être respectée en Inde du Sud; ce qui n’empêche pas les mesures sanitaires les plus élémentaires comme le passage obligatoire au lavage des mains toutes les heures, premier vecteur du Covid 19 et de ses variants. Le port du masque est difficile sous ces températures et surtout le masque coûte très cher pour ces jeunes filles pauvres des villages de pêcheurs. Les Soeurs de Cluny sont très attentives à l’hygiène de vie et les filles sont contrôlées quotidiennement.

A l’Hospice de Karaikal, changement radical de décor ! Souvenez-vous, l’année dernière, en plein pandémie et l’arrêt de tous les centres d’accueil, les Soeurs de Cluny nous avait demandé une aide exceptionnelle par l’intermédiaire de notre regrettée Soeur Georgina, pour rénover l’Hospice qui accueille les personnes âgées et isolées ou en fin de vie. Nous avions envoyé 35OO € pour une aide ponctuelle: Reconstruire les sanitaires, douches et dortoirs ! Les travaux sont terminés et le résultat incroyable ! Désormais, les murs sont carrelés, les sanitaires adaptés au besoin, des douches efficaces et munies de rampes, des casiers pour chaque lit, des nouvelles literies aussi, Nous pouvons être fiers de nous et dans cette bienveillance, se dire que désormais, les Soeurs de Cluny peuvent accueillir ces personnes en fin de vie dans la dignité humaine. Mille mercis car cela aussi, c’est grâce vos dons et votre soutien !

Et ce n’est pas fini ! Si le Cluny Nava Jeevan ne peut toujours ouvrir ses portes quotidiennement pour accueillir les 60 enfants handicapés de Karaikal; grâce à nos dons annuels de ces deux dernières années, et grâce au généreux donateur qui a vendu à prix symbolique sa demeure à la Congrégation, l’imposante bâtisse a entièrement été rénovée, peinte et elle répond désormais aux critères les plus élémentaires pour accueillir, là aussi, avec dignité, nos enfants handicapés. Toutes les classes de 6 à 8 enfants ont donc des lavabos extérieurs, une toilette par classe. Une rampe d’accès extérieur a été réalisée afin que les enfants à mobilité réduite puissent avoir accès aux classes. C’était notre projet le plus difficile car Sister Daisy avait dû mal avec nos exigences lorsque nous lui faisions remarquer qu’il nous était difficile d’accepter l’ancien centre, que c’était difficile de comprendre à distance que les incessants déménagements du centre soient bénéfiques pour les enfants. Lors de notre dernière rencontre en avril 2018, accompagnés par Eléonore, Noé et Jagan, nous avions tout de même un peu d’espoir de les voir installés dans l’hôpital de Pudduthurai. Nous vous avions dit que la nouvelle maison était achetée et Soeur Marie-Stella vous partage en photos les installations. Aujourd’hui, plus que jamais, le centre est prêt à rouvrir ! Nous avons hâte de repartir sur nos routes indiennes et retrouver les enfants dans leur nouveau centre, entièrement rénové avec vos dons !

Dans ce diaporama, en suivant Soeur Marie-Stella vous pouvez découvrir le bâtiment, kitch s’il en est, imposant et presque luxueux certes, il n’en reste pas moins que tout grandiose qu’il soit, notre demande n’était qu’une seule exigence, qu’il soit adapté aux différents handicaps des enfants et c’est le cas. De la rampe d’accès aux sanitaires, des locaux de physiothérapie à la salle de fitness, des classes aux jardins luxuriants de fruits, des jeux apportés en 2015 dans les bagages de Julie, Laura et Pauline toujours conservés avec soin, le centre est prêt pour la réouverture ! Encore un projet mené à bien ! En dehors de la Villa Rosalie qui a dû fermer ses portes, nos trois projets ont entièrement été rénovés selon les besoins et les spécificités de tous ! Nous continuerons à les soutenir financièrement pour le coût quotidien des repas, de l’achat du matériel mais les subvention seront en 2021 et en 2022 à la baisse et c’est bien normal. Toujours selon les recommandations des Soeurs, les besoins sont tellement grands qu’il faut toujours s’adapter à la demande.

Un tout nouveau projet verra le jour dans les semaines à venir. Sister Florence, supérieur de l’internat du Bonsecours à Pondichéry recueille 35 garçons orphelins et leur donne gratuitement l’instruction publique, en accord avec les autorités indiennes. Et c’est un projet sérieux qui est recommandé aussi par Soeur Marie-Stella qui a déjà commencé à donner cours à une dizaine d’enfants du CP à la CM2 (l’équivalent de 6° primaire à la 3° humanité en Belgique) : c’est un projet qui sera sans doute le pilier des prochains mois.et qui correspond exactement en tous points aux statuts des « Enfants de Pondy » : accueillir les enfants pauvres, soutenir financièrement les rénovations des bâtiments qui les accueillent, améliorer leurs conditions matérielles de vie par de nouvelles infrastructures comme la construction d’un terrain de sport au Shnella Illam, comme l’achat de matériel informatique au Community College ou la construction d’une rampe au Cluny Nava Jeevan. Soeur Marie-Stella nous présentera ce projet qui, nous en sommes sûrs, sera porteur pour notre association caritative. Stay tuned comme on dit, nous vous enverrons toutes les infos prochainement !

Et puis, c’est avec fierté que nous vous annonçons la sortie du Carnet de voyage des Chafab and Co intitulé comme annoncé : Splendeurs de la Martinique : A la (re)découverte des trésors du Nord-Caraïbe  » (volume 1). Une des raisons de notre arrivée dans les Antilles, nous (les Chafab and Co), c’était la reconversion professionnelle de Fabien et après 18 mois d’enquêtes dans le Nord-Caraïbe, nous sommes fiers de vous annoncer que le livre est sorti de presse et mis en vente.1600 exemplaires sont dédiés aux collèges catholiques privés qui en ont fait la commande : L’association n’est jamais loin de nos coeurs et de notre vie de famille; aussi 2€ seront reversés pour chaque livre acheté aux projets !!! Ce sont donc, nous espérons, en 2021, 6400 € qui s’ajouteront aux dons des particuliers ! ( 2 volumes x 1600 exemplaires x 2€ !) Un choix de coeur et de raison car tant que nous ne pouvons nous réunir à Bruxelles ou Lille, à Fort-de-France; c’est un moyen juste pour que l’aventure puisse continuer. Nous avons réservé pour vous 50 exemplaires.

Vous aussi, vous pouvez désormais le commander à distance en remplissant le formulaire suivant. Le livre est en format intégral couleur de 212 pages au prix de 25€ + frais d’envois de 5€ (pour la Belgique et la France continentale) : soit 30 €

Le pitch du livre ! Retrouver l’esprit des Carnets de Chafab and Co en Asie du Sud-Est en Martinique ! Aussi, nous nous sommes partis découvrir avec nos yeux les Splendeurs de la Martinique à travers 20 escales dans le Nord-Caraïbe, toujours avec ces yeux bienveillants, émerveillés et raconter à travers les rencontres, les communes, les paysages, le quotidien. Un livre de coeur qui constitue le volume 1. Aujourd’hui, nous sommes partis (voir la page FB de Chafab and Co) sur le Nord-Atlantique qui constituera la volume 2 prêts pour la rentrée de septembre 2021. En 2022 ? Le Sud de l’île ! En 2023 ? Le Centre et la baie de Fort-de-France ! Et en même temps, sortiront aussi les collections inédites des Carnets de Chafab and Co sur les Splendeurs de la Thaïlande, du Cambodge, du Vietnam, du Laos, de l’Inde du Sud, de l’Inde du Nord et la Rajasthan, l’Indonésie et Bali. La Collection est sur les routes de voyage comme nous continuons toujours à croire que ce monde est beau à travers les yeux de nos enfants, surtout celles et ceux dont nous avons la charge. Vous nous suivez toujours ?

Et pour terminer ? Nous avons envoyé 4000 € pour soutenir les deux hôpitaux des Soeurs de Cluny à Pondichéry et à Pudduthurai (Karaikal) afin que les Soeurs de Cluny aient l’argent pour acheter à leur personnel hospitalier : les blouses et les masques afin qu’aucune infirmière, qu’aucun médecin ne soit infecté par le Covid 19 et ses variants. Sans eux, nous ne pourrons pas retrouver la vie normale et les enfants de nos projets. Nous tenons à remercier toutes celles et ceux qui par leur don permanent, le don occasionnel font de cette Association une réussite. Tous les bénévoles et le CA nous vous gardons dans nos coeur. Si vous aussi, souhaitez réaliser un don, n’hésitez pas à cliquez sur l’onglet du site, tous les dons sont toujours défiscalisés en France comme en Belgique et, ces dons constituent toujours depuis 3 ans, la manne financière des dons envoyés en Inde du Sud. !

Nous vous souhaitons le meilleur, une vie d’espérance, de foi, d’amour et d’émerveillement ! Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches, milles bisous de nous tous et à très bientôt !

Marie-Odile et Alain, Louky et Gilles, Julie, Myriam, Thierry, Etienne, Charlotte et Fabien

Les meilleurs voeux du Community College de Karaikal et des nouvelles de l’Inde

Cluny Community College,   Karaikal                                                                          

                Dear Prakash & Family,

                                    Greetings of Love, Joy, Peace and  Harmony.

This brings you my warm and cordial greetings  for a  Christ – filled Christmas and  peaceful and hopeful New Year 2021, to you and family and all your near and dear ones. Hope all of you are fine and enjoying good health and happiness in spite of Covid 19 and other natural and man made calamities.

How is Charrlet and children? Give them all my special loving greetings and wishes.

Here we all are fine doing well and now little busy with the Christmas celebrations. I am still learning the Karaikal and slowly  getting used with the Community college work. This year we had heavy rain and most of the places where flooded.   The Covid 19 still continue its spread and lock down is relaxed little bit. We were asked to conducted the University examination of the previous batch students in our college according to the Government protocol. So the students appeared for the examination with full precaution and they got the result, all of them passed with good marks, We waited for a long time to reopen the Community college for the new batch. But there was no response from the Government, we started the on 12th October. But due to the Covid19 spread  around twenty  students only for the time being. Parents are afraid to send the children. More over schools did not reopen.  In January schools may reopen.

Lot of political problems also is going on specially the farmers are on strike in Delhi for their rights. These are our news.

Once again l wish you all a very Happy Christmas and Bright New Year to and  your family and friends.

With prayerful wishes,

Sr. Lissy

Cher Prakash et sa famille,
Salutations d’amour, de joie, de paix et d’harmonie.
Cela vous apporte mes salutations chaleureuses et cordiales pour un Noël rempli du Christ et une nouvelle année 2021 paisible et pleine d’espoir, à vous et à votre famille et à tous vos proches et chers. J’espère que vous allez tous bien et que vous jouissez d’une bonne santé et d’un bonheur malgré Covid 19 et d’autres calamités naturelles causées par l’homme.
Comment vont Charlotte et les enfants? Donnez-leur toutes mes salutations et mes souhaits affectueux.

Ici, nous allons tous très bien et maintenant bien occupés avec les célébrations de Noël. J’apprends toujours (la ville de ) Karaikal et je m’habitue lentement au travail du Community College. Cette année, nous avons eu de fortes pluies et la plupart des endroits ont été inondés. Le Covid 19 continue sa propagation et le verrouillage est un peu détendu. On nous a demandé de mener l’examen universitaire des étudiants précédents de notre collège selon le protocole du gouvernement. Les étudiants se sont donc présentés à l’examen avec la plus grande précaution et ils ont obtenu leurs résultats, tous réussis avec de bonnes notes. Nous avons attendu longtemps pour rouvrir le Community College pour la nouvelle promotion. Mais il n’y a pas eu de réponse du gouvernement, nous avons commencé le 12 octobre. Mais à cause du Covid19, une vingtaine d’étudiants ne se sont présentées pour le moment. Les parents ont peur d’envoyer les enfants. De plus, les écoles n’ont pas rouvert. En janvier, les écoles peuvent rouvrir.
Beaucoup de problèmes politiques se posent également, spécialement les agriculteurs sont en grève à Delhi pour leurs droits. Ce sont nos actualités.
Encore une fois, je vous souhaite à tous un très joyeux Noël et une nouvelle année éclatante à votre famille et à vos amis.

Avec mes voeux en prière,

Soeur Lissy