« Les carnets indiens de Charlotte et Fabien »

Charlotte et Fabien sont partis pour Pondichéry le 10.02.13  :  ils vous racontent leur voyage.

Lundi 10 février

Nous avons atterri hier matin à 4h20 à Chennaï – International Airport, et mieux encore, sommes sortis de l’aéroport avant 05h00, un record là-bas malgré l’immigration.

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BIENVENUE à PONDY  !!!

Pour nous accueillir, sœur Térésa, l’ancienne Sœur Provinciale (la Big Boss de la Congrégation) nous attendait, et à 07h30, nous voilà devant toute la Communauté à Pondy pour le traditionnel breakfast indien, des dosaï et de la sauce au curry rouge, le tout avec un petit café.. Que du bonheur !!! Welcome in India ! Nous voici de nouveau sur notre terrasse indienne

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Mardi après-midi, rendez-vous avec sœur Térésa à la Maison Provinciale qui nous apprend sans plus tarder que nous partons de suite découvrir les 2 projets pondichériens. … Pourquoi attendre ?

Nous roulons une demi-heure et sur les hauteurs, avec vue sur la Côte du Coromandel, nous découvrons le centre, isolé en pleine campagne.

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Le centre accueille des enfants des rues, trouvés, abandonnés ou déposés par la police. Ce centre recueille actuellement 52 garçons de 6 à 18 ans, le chiffre ne cesse d’augmenter.

L’accueil des garçons est formidable… Et à les regarder, on a du mal à les imaginer mendiant,volant, buvant, se droguant,…se battant pour subsister. Sister Lessy nous partage que la réinsertion ne fonctionne que lorsqu’ils ont compris le bien qu’on leur voulait et les règles de la vie en communauté. Cela peut prendre de 6 mois à 1 an.

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Sur le chemin du retour, malgré la nuit tombée et l’heure tardive, soeur Térésa nous emmène au cœur de Pondy, dans une maisonnette qui accueille 14 fillettes HIV+: LA VILLA ROSALIE. P1100102P1100094

C’est un choc, un autre: nous reconnaissons plusieurs petites filles de la pouponnière, rencontrées lors de nos deux derniers voyages, elles nous sourient, nous ont reconnus…

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Elles ont l’air heureuse. Ces enfants rient, improvisent une danse devant nous, se laissent photographier, rient avec Charlotte de se voir sur les photos, elles vont à l’école et travaillent très bien… Une vie aujourd’hui heureuse… Où seraient-elles sans ce nouveau foyer… ? Sister Elsy, comme pour l’autre projet, nous prévient que les chiffres sont en constante hausse, les moyens dérisoires : là aussi, il faut leur offrir un avenir, même malade !

Nous promettons de repasser la semaine prochaine après Karaikal pour parler et jouer plus longuement avec elles, il se fait tard,…

Bonne nuit,

Cha et Fab

Les Carnets indiens de Charlotte et Fabien (part 2 )

Mercredi 12 février,

C’est plus calme, et parfois plus nerveux… pour trouver enfin une connection internet. Tout pour vous envoyer notre premier carnet. La chaleur est plus forte aujourd’hui, et après une longue pause au repas du midi, une sieste prolongée; nous décidons enfin de sortir de la torpeur pondichérienne, histoire de souffler vraiment pour partir à la mythique plage des Français expatriés où parait-il, il est possible de faire du surf.

Comme dans un reportage, Fab se faufile dans la circulation dangereuse, Cha, à l’arrière, shoote des instantanés de la vie quotidienne; histoire de vous faire rêver. Mais déjà le premier arrêt sur le chemin : le Couvent de Saint-Louis de Gonzague, la Congrégation de Fanny, histoire de remettre le petit cadeau à sœur Céline qui s’était occupée de Fanny, la soeur de Fabien: petit bout de femme de 92 ans tellement attachante et affectueuse, ravie et si contente de nous revoir.

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La première plage que nous rencontrons se trouve au sud de Pondy: les villages de pêcheurs, les barques, les filets, les palmiers, le calme, les embruns, l’océan à perte de vue,… et pas de touristes !!! Ce n’est peut-être pas le lieu où l’on se baigne mais le lieu est magnifique. Au centre de la plage, trône une statue mémoriale, symbolisant les nombreux pêcheurs qui ont perdu la vie lors du Tsunami de 2004 (déjà presque 10 ans).

Notre troisième arrêt du jour. Stupéfiant mais, au milieu de l’arrière campagne, nous tombons sur deux hôtels de luxe, face à la lagune ou la mer: sympa d’y faire un arrêt dans un si beau cadre mais vide, il n’y a personne.

Retour à tombeau ouvert dans la nuit tombante.  Fab se fait plaisir et se croit sur sa console: tout en maîtrise rassurez-vous.

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Nous visitons la pouponnière de l’hôpital avant le repas du soir: c’est toujours émouvant de se dire qu’il y a … ans, c’était Fab qui était: Presque rien n’a changé à part le confort: Ils ont des lits avec des moustiquaires pour les nourrissons! Les bambins sont ravis de nous (re)voir, Cha prépare son orgie de sucettes; pour une fois, c’est bien nous qui initions les bêtises,…

Au repas, surprise, la soeur préférée de Maya est arrivée… elle sera contente. Pour clôturer cette délicieuse journée, nous nous retrouvons dans un disco-bar, remplis d’Indiens, que des hommes, et nous préparons la soirée du 2 mars.

Nous nous endormons dans les bras de Morphée avec quelques pensées indiennes pour vous,

Nous vous embrassons,

A demain.

Cha et Fab

Les Carnets indiens de Charlotte et Fabien (part 3 )

Jeudi 14 février,,

C’est confirmé, demain, nous partons à Karaikal à 130 km au sud de Pondy.

Ce matin, nous partons prendre un café à l’extérieur, histoire d’écrire nos mails sur notre NoteBook.

Nous voudrions retourner à la Villa Rosalie qui accueille les filles HIV+, histoire de prendre des photos de l’intérieur de la maison en plein jour. Finalement, nous allons au Bus stand pour réserver nos billets de bus pour demain et surtout repérer dans le « désordre » à l’indienne d’où partira celui ci.

Gros programme pour l’après-midi : Tea-time avec soeur Denise, l’ancienne cuisinière de l’hôpital qui a connu Fab bébé (encore une !,… ); remettre le scooter, échanger de l’argent, acheter un sac pour le voyage de demain,… et passer par le marché pour les éventuels petits souvenirs pour les enfants.

En Inde, on montre son affection et son amour par la nourriture. Soeur Denise n’échappe pas à la règle et après 4 gâteaux plus sucrés les uns que les autres, nous repartons lourds pour notre tournée.

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Rendre le scooter, petite tristesse, et redevenir des bipèdes, nous perdons une partie de notre liberté.

Enfin, nous profitons de notre soirée pour reprendre les comptes et le financement du projet autour d’un verre et noter nos idées dans notre carnet:

Villa Rosalie (filles HIV+) : nombre 14-16 fillettes.

  • Le coût est de : 14x 40€/mois x12 mois: 6720 € : Ce qui couvre a priori tous les frais (dont les médocs et la scolarité)

Street Boys (Garçons abandonnés des rues) : nombre 52 enfants.

  • Le coût est de : 52x 40€/mois x12 : 24960 € ! Or, à ce jour, les Sœurs essayent de prendre ces sommes à leur compte; ce qui leur fait un coût total de près de 35000€. (avec les frais de fonctionnement. On comprend mieux pourquoi elles ne peuvent améliorer les conditions de vie, et sont très limitées dans l’évolution de leurs projets. Avec en plus le coût de la vie qui augmente et les salaires du personnel qui s’envolent … c’est  dur ! Voilà quelques remarques à approfondir avant à la soirée du 2 mars.

Voilà, on ne chôme pas mais c’est plus facile quand on est dans le bain.

Comme d’hab, nous embrassons très fort, à l’indienne,…

Cha et Fab.

Les Carnets indiens de Charlotte et Fabien (part 4 )

Vendredi 15 février,

 Ce matin, lever à 5h45 !!! En route pour la messe avec les Sœurs,… qu’est-ce qu’on ne ferait pas ?…

Petit  déjeuner avec la communauté puis direction le bus-stand à 8h30. Départ une heure plus tard dans un bus bondé, à croire que tous les Indiens se sont donnés le mot et ne font que voyager . Allez, nous vous laissons deviner, pour un trajet de 135km, combien de temps nous faut-il pour parcourir cette distance; tenant compte des autres véhicules, des routes parsemées de nid de poules, des vaches, cyclo en tous genres, passants et villes embouteillées,… le tout sous une atmosphère accablante …Alors ??? Réponse : 3H30 !!!

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 Arrivée dans un petit boui-boui (?) pour manger à 1,5€ / 2 personnes, un délicieux plat végétarien sur une feuille de banane, quel bonheur ! Et puis, vous auriez dû nous voir arriver chez les Sœurs vers 15h… Impression que nous nous étions quittés hier. Enfin embrasser sœur Lourdes-Mary et soeur Myriam,..; presque 22 ans de route ensemble.

Nous reparlons de l’ASBL, et déjà demain, première visite des infrastructures et des sœurs responsables des projets. Besoin de souffler et de reprendre nos marques, petit tour dans un nouveau village qui pousse autour de l’hôpital (fait de maisons impressionnantes où se côtoient les familles hindoues et musulmanes des expatriés au Koweït, EAU, Arabie Saoudite) : Le paradoxe indien…

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Et puis les autres Indiens, très pauvres qui nous regardent passer: on avait oublié qu’on était BLANC ! Ils se demandent ce qu’on fout-là, Charlotte surtout,… Enfin, le premier repas du soir avec la communauté de l’hôpital de Karaikal. Nous vivons une attaque en règle par une nuée de moustiques, plus féroces les uns que les autres. Personne ne s’éternise d’ailleurs. Demain, nous irons acheter des pantalons longs.

 Il est 21h00 ici à Karaikal, on va tenter de vous partager nos carnets sur le net; c’est pas gagné !

Et nous vous embrassons toujours plus à l’indienne,

à demain !

Cha et Fab

Les carnets indiens de Cha et Fab (part 5)

Samedi 16 février

Après une nuit remplie de monstres suceurs de sang, nous nous regardons dans le miroir pour y compter les blessures et marques laissées….Vive Karaikal!

Pas le temps de s’apitoyer, on a une réunion au sommet avec les 4 sœurs responsables des 2 projets à Karaikal. On se retrouve dans une petite salle du grand collège, assis devant 5 sœurs et c’est parti pour 2h30 d’anglais. Heureuse surprise quand même, Fab y retrouve sœur Georgina, qui a logé chez lui en 96…

Le but du rendez vous? Comprendre les projets, leurs coûts, leurs mises en place et leurs caractéristiques propres…

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Encore une fois, les Sœurs ont bien préparé la rencontre; et si les sommes engagées par Cluny semblent importantes, notre participation active prend encore une fois tout son sens!!!

Que de difficultés elles ont au quotidien! Ce qui nous fascine toujours autant, c’est la qualité de la rencontre, la gentillesse des regards, les paroles douces et l’attention permanente pour nous. La famille s’agrandit dans ce climat de confiance. Elles ne demandent rien, à nous de décider ce que nous pourrons faire pour elles. 2 heures intenses autour de l’insertion professionnelle de jeunes filles pauvres, et du soutien auprès de fillettes handicapées (surtout mentales).

Cet après midi, besoin de souffler! Nous filons à travers champs en scooter pour retrouver NOTRE petite plage…Peine perdue, nous ne retrouvons que la digue de Karaikal, noire de monde; mais c’est drôle.., que de souvenirs! C’est là que sœur Lourdes nous emmène quand elle veut faire parler Fabien!

Soirée calme et joyeuse avec les Sœurs, nous savourons ce moment… Chaque nouvelle rencontre, chaque nouveau projet nous apporte des choses, de nouvelles questions, on sent qu’on s’affine dans ces projets tellement différents mais tellement poignants…

La nuit arrive et ça commence à gratter…C’est psychologique ou pas ?

Cha et Fab

Les carnets indiens de Cha et Fab (Part 6)

Dimanche 17 février

Réveil matinal comme 1 jour sur 2, et à 7h00, direction la messe en tamoul dans une petit village chrétien….Les femmes et les enfants se sont fait beaux! Ici les hommes sont d’un coté, par terre, et les femmes de l’au

tre. Nous, nous sommes sur des chaises. Normal, on est invités ! Changement dans

les mentalités…Les hommes sont moins hautains, et surtout ils s’occupent aussi des enfants! C’est attendrissant !

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Au retour, nous avons tout le temps de partir à la recherche de NOTRE plage…ça y est, on a retrouvé le chemin à travers la campagne, on est enfin seul au monde!

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En fin d’après midi, une fois le problème de Fab réglé (tomber en panne de scooter en plein village pas habitué à voir des étrangers), direction la rue principale pour acheter PLEIN de gâteaux pour les Soeurs….On pensait avoir fait une folie, ça nous a coûté 4 euros! Que ça reste entre nous !

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Ce soir, couché tôt car trèèèèèèèèès longue journée demain…Après avoir vu les 2 projets, nous partons à Vellangani avec les 10 soeurs ! Vellangani ? On vous en parlera plus demain ! Car il y a à dire et à voir…..

Ce soir, repas plus sérieux avec les soeurs….Soeur Myriam restera notre contact pour Karaikal !

Elle nous connaît, nous protège, nous écoute! Lors de notre retour à Pondy mardi, nous referons un tour chez les fillettes séropositives, poserons nos dernières questions, prendrons encore de nombreuses photos…et comme il était prévu, nous rencontrerons encore soeur Térésa pour faire le point sur les projets…et peut être donner une priorité à ceux-ci!

Plein de bisous et à très bientôt,

Cha et Fab.

Les carnets indiens de Cha et Fab (part 7)

Lundi 18 fevrier

Coucou tout le monde!

Nous savions que la journée serait longue…très longue. A 9h30…nous nous rendons dans l’école/centre pour enfants handicapés mentaux…. Nous connaissons la difficulté des handicapés en Inde, nous appréhendions un peu cette visite…..et effectivement elle a été très forte !

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Nous arrivons devant une petite maison plus que vétuste, délabrée ? Elle est prêtée par une Française adoptée… Elle permet à la communauté de l’habiter….mais des problèmes de papiers empêchent les soeurs de la rénover, de l’adapter aux réels besoins des enfants. Les conditions d’insalubrité sont criants, le toit perce, les cloisons sont détruites, l’électricité vétuste… De petites pièces sombres, étroites, sales car décrépies, autour d’une minuscule cour intérieure : Une vraie vieille maison tamoule.

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Dans chaque salle/couloir, les enfants sont répartis par ‘niveau’. Des Soeurs et travailleuses sociales admirables : Mais un lieu inimaginable ! Le manque de moyens est évident : matériel de kiné remontant aux années 40′, les travailleuses et institutrices sous-payées….

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Le coût de la vie augmente en Inde (hausse des salaires, hausse générale de tous les prix), l’inflation de la bulle immobilière menace les ménages moyens, les banques prêtent comme avant la crise des subprimes, et l’arrivée massive des fonds des expatriés indiens rendent les prix déraisonnables. Ajoutés à cela que l’Inde dépend presque entièrement du pétrole exporté, que le riz et les denrées alimentaires sont jouées en bourse,… Bref, la situation s’empire pour les moins aisés. Tout aussi difficile pour les Soeurs de suivre financièrement ce centre en pleine croissance !

Elles nous ont laissé une chouette feuille sur le pourquoi de la création de centres et sur la tenue des comptes. Tout un programme! Il va nous falloir un peu de temps pour prendre du recul ! Cet écrit est, à la base, destiné à la soeur Provinciale, comme chaque année, (qui commence en mars en Inde) mais quelle confiance nous font-elles de voir pareil document ! Nous dialoguons en transparence !

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Nous n’avons pas de mots pour décrire les enfants, juste adorables et nous savons qu’il faut les aider. Nous n’avons aucune expérience d’enfants handicapés mais nous mesurons à leur juste valeur les efforts mis en oeuvre pour leur donner un peu d’humanité et de dignité: c’est ce que nous étions venus chercher et nous l’avons trouvé. Les photos parlent pour nous et surtout pour eux.

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Deuxième rencontre avec le Community College : notre 4ième projet:

Les soeurs vont chercher dans les villages les filles destinées aux champs, aux devoirs familiaux, là où règne la grande précarité… Les parents sont sans emploi, l’Inde des campagnes souffre encore plus mais se tait. Les soeurs veulent casser quelque peu le carcan de la culture traditionnelle hindouiste où les filles restent cloîtrées à la maison, une fois leur scolarité finie (collège s’entend). Aussi, elles leur proposent 3 formations d’un an pour apprendre un vrai travail….et subvenir aux besoins de leur famille, diplôme à l’appui.

Elles peuvent apprendre l’informatique, la couture et devenir aide-soignante. C’est un autre donateur qui leur prête la maison. Magnifique maison cette fois.

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Cet Indien, Mr Rock, vit à Paris et aide les soeurs de Cluny très régulièrement. C’est en grande partie lui qui finance l’hôpital de Karaikal et qui porte son nom : Sint Rock – nous avons financé le service de néonatalogie, vous vous souvenez ?

 

Nouveau problème, passer les diplômes coûte très cher en Inde…et il faut payer les enseignantes pendant l’année de préparation. Or, une enseignante payée par le gouvernement coûte 10000 Rps, les soeurs les payent maximum 3000 Rps, ce qui explique aussi la petite baisse d’inscription des filles…Qu’il est dur de faire changer les mentalités et de laisser les femmes travailler! Soeur Céline, la soeur qui s’occupe du projet est géniale; elle nous donne aussi son document très bien écrit sur le ‘pourquoi’ ce projet et sur la tenue du budget… C’est émouvant! Tellement de choses à faire.

Après un fabuleux diner à l’école avec soeur Georgina, religieuse que Fabien connaît, et avec qui nous parlons de priorités : Elle est lucide et reconnaît qu’il faut absolument travailler les coûts,

Tiens, …besoin de respirer sur la digue pendant une heure !

Nous revenons juste à temps pour prendre la route avec les sœurs pour Vellangani, haut lieu de pèlerinage pour les croyants, lieu de miracles…lieu aussi très folklorique!

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On y mange, joue, se baigne, achète plein de babioles…

On finit cette belle journée en invitant les soeurs au resto!  A nouveau, grands princes, on paye….8 euros pour 7 ! Inimaginable !

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Demain lever à 5h30 pour retourner à Pondy…Qui parlait de vacances ?!! Alors…bonne nuit, les Petits ! On vous emmène dans nos rêves indiens peuplés de … moustiques ! Vivement demain !

Bisous,

Cha et Fab

Les carnets indiens de Cha et Fab (part 8)

Les derniers jours.

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Coucou les amis, ça y est , nous vivons nos derniers jours en Inde… et cette horrible impression que les jours s’accélèrent.

Mardi 19 février,

Nous quittons à 6h Karaikal….C’est sympa car nous repartons à Pondichéry avec soeur Lourdes et soeur Myriam….l’occasion de repousser encore un peu l’au-revoir! C’est dans ces derniers instants que se disent les choses les plus belles, que s’échangent les plus beaux regards…On a beau avoir profité de chaque instant, elles nous manquent déjà !

Nous profitons de la matinée pour retourner à la villa Rosalie (les fillettes porteuses dont les parents sont sidéens, gravement malades ou décédés) …Il était tard la dernière fois, on a l’impression d’avoir laissé passer des choses. Les filles sont à l’école. Moment calme avec les 2 soeurs en charge de l’endroit. La maison est un don… Elle sera très vite trop juste si le nombre d’enfant continue à augmenter. Et puis la vie coûte chère…mais quelle famille ! Une envie d’en faire partie….

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L’après-midi, visite au marché de Pondy! Que c’est beau, vivant, odorant! Il est tant de parfaire nos petits cadeaux… Petites et grandes pensées pour Maya, Noé et Léo.

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Le soir, retour au Satsanga, petit restaurant tenu par Pierre, un européen. Pierre est là…Que du bonheur de le retrouver…

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Derniers au-revoir à Bernard, (Découvrez-le sur http://www.bernardwacheau.fr); chef d’orchestre lillois et  David Rémy, un virtuose de la guitare, (Allez l’écouter sur http://www.myspace.com/davidremy); et Bernadette qui s’occupe d’une ASBL à Pondy même (www.pondicherypartgage.com) ,… Extraordinaire association !!! Que de rencontres riches !

Nous avons un sentiment du devoir accompli. Nos 4 projets, on les a ! On les aime…On y croit ! Et avec ça, on a la sensation d’avoir pu partager de vraies belles choses avec la communauté des Soeurs de Cluny… d’avoir été plus loin que d’habitude. On est donc prêt à se lâcher et à s’ouvrir à l’autre !

Mercredi 20 février,

Passage chez soeur Céline à Saint Louis de Gonzague, pour un dernier au revoir, elle nous offre des cadeaux pour Fanny et pour nous ! Elle nous a attendus toute la semaine, guettant notre retour. Elle est tellement adorable !

Puis dernier débriefing chez soeur Térésa sur le déroulement de nos 15 jours…Qu’est-ce qu’on est choyé ! On absorbe un maximum d’amour en réserve !

L’après-midi, Charlotte passe à l’orphelinat avec Emilie, lui faire découvrir l’hôpital, pas de chance, pas d’accouchement à se mettre sous la dent… Puis nous partons visiter la maternité avec soeur Patricia. Emilie est ravie de comparer sa pratique en France avec celle de Saint Joseph.

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Pendant ce temps, j’ai abandonné Fabien au Satsanga dans un début de discussion avec des “Franco Pondichériens”…On se retrouve 5 h plus tard, hyper enthousiastes par cette belle après midi ! Les trois couples de Franco-Pondichériens lui donnent pas mal de conseils pour l’ASBL. Ils voudraient se voir créer un événementiel en France, à Lille et participer avec leur forte communauté au projet, on parle de 500 personnes, on peut toujours rêver quand on discute dans un café. S’ouvrir à la France…l’ouvrir sur Pondy… Comment s’appeler les “Enfants de Pondy”, et ne pas être connu et reconnu là bas? Les contacts sont pris en tout cas…pour Paris…Lille…Pondy… ça fait rêver!

Durant notre séjour, on s’aperçoit que notre association avec les soeurs nous rendent crédibles! Pour tout Pondichérien, ou Indien du Sud de l’Inde, il n’y a que de l’enthousiasme pour notre projet, c’est rassurant ! On se fait notre carnet d’adresse…C’est le moment du dernier au-revoir également … Dur de dire au revoir à “sa famille”… car on vit comme tel chaque moment passé auprès d’elles !

Jeudi 21 février:

Réveil à 4h30…et départ à 5h…C’est grève générale en Inde et mieux vaut partir très tôt. Qui parlait de repos ?  Tous les deux jours, réveil aux petites heures,… Merci soeur Térésa de nous déposer sur votre route pour Madras ! Nous, nous nous octroyons ces 2 derniers jours en amoureux à Mahabalipurram.

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Petite ville bonheur où on a nos habitudes. 2 petits shops bien ciblés, 2 ou 3 petits restos extra…un hôtel très sympa et une ambiance vacances… 2 jours rien que pour nous, avant de retrouver nos 3 amours samedi ! Hâte de les revoir même si Pondy et les soeurs nous manquent déjà !

Finalement, c’est que de l’amour tout ça !

A très vite, à Bruxelles, nous repartons la tête pleine de sourires, de visages, de rencontres, de partages,…

Les yeux déjà tournés vers l’horizon, vers nos enfants qui nous attendent;

vers ceux qui nous attendent ici,

nous espérons vous avoir emmené en voyage,

Serez-vous des nôtres ?

Charlotte et Fabien

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Que rêver de plus ?

 

9 réflexions sur “« Les carnets indiens de Charlotte et Fabien »

  1. Magnifique! Que du bonheur….à partager et à recevoir!
    Bravo à vous!
    Nous serons ravi si le projet des Pionniers abouti vers cette belle cause…

    Valérie & Eric (parents de Numbat – pionnier)

    J'aime

  2. Mon mari a été adopte en 1976 , il avait 5 ans , on pense qu’il vient des sœurs saint Louis de gozagué a pondichery…c’est de la je vient fabien? On aimerait prendre contact , gardent ils des archives ? marielambert_1@

    J'aime

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