Ils témoignent leur vécu,…

« l’Inde vu par Nicolas »

Après avoir participé activement aux activités proposées par Fabien et discuter longuement de ses projets, ma décision était prise, je décidai de l’accompagner dans le sud est de l’Inde et plus précisément à Pondy, ancien comptoir français. La tête bourrée d’incertitudes et de peurs concernant l’hygiène et un tas de choses, je pris mon sac à dos bien décidé à en découdre avec mes pensées floues….. prêt à vivre une aventure hors du commun.

Deux avions et quelques milliers de kilomètres en direction du pays des couleurs et des épices , me voilà enfin arrivé, fatigué de nombreux check in et check out. Avec Fabien, Charlotte et leurs trois enfants à l’aéroport, il fait chaud très chaud, nous embarquons à bord d’un véhicule conduit par Mani de Chennai à Pondy ; 3 heures de route durant lesquelles j’en prend plein les yeux. Des vaches au milieu de la route, des dépassements suicidaires, des vieux sicks enturbannés comme des fakirs, j’en passe et des meilleures….

 

Le long de la route jouxtant la plage de nombreuses pancartes renseignent ici et là de somptueux palaces et de multiples écoles et universités, illusions ou fatigue ? Rien de tout cela n’a été bâti ou a déjà été démoli, car la chaleur et l’humidité ont très vite raison de constructions à la va-vite comme m’explique Fabien après s’être réveillé en sursaut suite à un dépassement très limite d’un camion en sens inverse. Nous arrivons dans la ville blanche, quartier de Pondy aux maisons de style colonial. Fabien me présente aux soeurs de Saint-Joseph de Cluny et nous déjeunons ensemble autour de plats plus intéressants les uns que les autres, il faut s’habituer aux épices, quelle joie pour les papilles.

 

Une sieste s’impose et je découvre la chambre dans laquelle je vais dormir, je me sens bien, il y a l’airco et depuis la terrasse au deuxième étage j’aperçois la mer et le carrefour où quelques autorick attendent patiemment badauds et touristes. Nous sommes mardi et l’après-midi sera calme afin de se reposer du long voyage, demain l’aventure commence !

Après vous avoir donné mes premières impressions, et détaillé mes premiers jours en Inde, je souhaite vous faire part de mes impressions dans leur globalité concernant l’ensemble de mon voyage en restant objectif et parfois négatif….

Sur le plan Humain, la communication avec certains indiens est parfois compliquée, je n’arrive pas à me faire comprendre lorsque je demande ou commande quelque chose, à plusieurs reprise j’ai dû garder mon calme… un exemple parmi tant d’autres: après notre traversée en «houseboat» je commande une boisson à l’unique «bar restaurant» de la plage , pas évident…. je montre la boisson de mon choix et le barman me donne autre chose (plus cher bien entendu), je refuse et insiste mais celui-ci persiste, si bien que je demande à Fabien d’intervenir pour avoir ce que je désire, beaucoup d’autres exemples me viennent à l’esprit mais je vais m’arrêter là!

Revenons à ce qui est plus important, la visite des différents projets soutenus par l’a.s.b.l:
les enfants de Pondy, rien qu’en couchant ça sur la toile, les émotions me submergent.
Enfants abandonnés, jeunes filles atteintes du sida, enfant des rues, triste réalité dans un pays aux multiples facettes…Toujours accueillis avec le sourire et la gentillesse, je découvre à quel point ces enfants ont besoin d’attention et de bienveillance, à de nombreuses reprises je restais désarmé et bouche-bée ne sachant que dire et pensant «si j’étais milliardaire…». Les mots me manquent pour exprimer ma compassion, avec ma maigre participation financière et mes sourires, je fais ce que je peux pour leur venir en aide mais, est-ce suffisant ? Si seulement quelques personnes fortunées et bienveillantes pouvaient contribuer davantage aux projets que nous soutenons ce serait formidable dans ce monde souvent trop égoïste.
Non, je ne vais pas vous décrire ce que j’ai vu avec , ni ce que j’ai entendu car il faut le vivre pour ce forger une opinion. Bon sang ! Ces enfants ont besoin d’aide, d’affection, de soins, et ils le méritent, étant professeur et voyant comment certains enfants se comportent chez nous, agressivité et manque de politesse sont les mots qui me viennent trop souvent à l’esprit, ils ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont, et souvent gâche tout par fainéantise, dommage que l’école de la vie leur donne la vision de la loi du moindre effort. A qui la faute me direz-vous ?
Pas envie de répondre à cette question ! Agir pour aider les plus malheureux voilà un concept positif. J’arrête ici pour le moment, vous comprendrez pourquoi…

Nicolas Marchal.

 

Les aventures de Jocelyne et Marc, Patricia et Thierry en Inde

Dimanche 6 juillet
Voilà on y est, départ de Zaventem, 14h de vol et arrivée à ChennaÎ. Première impression : une bouffée de chaleur comme quand on ouvre la porte de son four.
Fabien bien organisé nous accueille avec le chauffeur et le mini-bus des sœurs. L’aventure et le dépaysement commencent d’emblée

Ici pas de code de la route, tout se règle au klaxon …tutut je passe…tutut vas-y ? Tutut merci.. ou tutut ? je passe, tutut pas question tutut va te faire…on interprète cela come on veut, mais cela ressemble à une partie de billard américain, on ferme les yeux ,on prie et on passe ; C’est surréaliste mais incroyable après 3h de route nous arrivons entiers à l’hôpital Saint –Joseph des sœurs de Cluny où nous recevons un accueil chaleureux des sœurs.

Nous déjeunons ensemble et faisons connaissance avec la cuisine indienne, crêpes, galettes de riz sauce, légumes, surprenant mais délicieux et relevé ! .

Rentrés dans nos chambres nous nous écroulons sur nos lits pour enfin dormir après ce long voyage nous fermons les volets et dans l’obscurité nous nous endormons bercés par le ronronnement du ventilateur du plafond,flap flap flap flap ……..

Il faut s’habituer aux bruits de la rue mais la fatigue l’emporte.

Réveil moite deux heures plus tard ,douche à l’indienne et première exploration de la ville avec Fabien, Charlotte et les enfants, Maya, Noé et Eléonore ,direction le marché ,nous découvrons les rues et les trottoirs de Pondichérry ,rues macadémisées et comme chez nous réparées de ci delà, les trottoirs sont dallés de pierres rouges en forme de 8,puis par moment interrompus on descend pour quelques pas sur la rue pour reprendre le trottoir un peu plus loin ,sous les trottoirs les égoûts et deci delà aux coins des rues à côté d’une échoppe un tas de détritus ,épluchures de bananes ,de noix de coco,de mangue..Maya et Noé nous accompagnent de leurs commentaires sur la ville comme de vrais guides touristiques

Au marché comme c’est dimanche beaucoup d’échoppes sont fermées mais les odeurs s’entremêlent , olive, jasmin, rose, épices, poisson…un cocktail qui nous chatouille les narines…les ruelles ente les échoppes sont étroites et jonchées de détritus en fonction de ce qui est vendu .

Fabien nous explique que c’est ramassé et brûlé en dehors de la ville. Nous croisons des mendiants âgés, des marchands ambulants… En levant la tête, je découvre les fils électriques qui pendent , et les gouttières dont il manque des morceaux laissant l’eau couler où elle trouve sa route ,quelques antennes paraboliques, des citernes sur les toits

Nous arrivons à l’échoppe des vêtements, et nous achetons des tenues plus appropriées au climat ,l’échoppe est remplie de tissus et on nous sort des tuniques pantalons etc… nous voilà parés cadeau du marchand des petits porte-monnaie en tissu.

Nous sortons du marché et croisons des chiens errants, une vaches sacrée, des mobylettes, quelques chats style égyptien, des corbeaux , des écureuils de Corée qui sont de véritables acrobates sur les façades , des toc toc à 3 roues, nous sommes attirés par un éléphant devant un temple  celui-ci accepte une pièce pour vous bénir d’une caresse de  trompe sur la tête, nous ôtons nos chaussures faisons le tour de ce temple déco très kitch et sombre …pour ressortir dans la ruelle et récupérer nos chaussures.

Les gens grouillent certains marchent pieds nus d’autres avec des sandales ou des tongs, nous rentrons à l’hôpital et reprenons une douche et allons manger au restaurant avec Fabien Charlotte et l es enfants dans un resto français dont le patron est un ami, endroit charmant genre paillotte au premier étage ,retour à l’hôpital redouche et nuit bercée par le ventilateur ,nous n’avons pas oublié la prise anti- moustique, demain visite de l’hôpital dont nous entendons l’activité car notre chambre donne aussi sur le couloir de l’hôpital. Il fait chaud et malgré les douches la moiteur nous colle à la peau les draps ne sont pas nécessaire…Je suis impatiente de découvrir l’hôpital et les projets soutenus par l’ASBL les enfants de Pondicherry…Demain debout 8h et déjeuner avec les sœurs.
Après une bonne nuit dans une des chambres de l’hôpital mise à disposition par les sœurs nous entamons les visites des projets soutenus par l’ASBL les enfants de Pondy ; but de notre voyage.
Nous avons aussi la chance de bénéficier de bonus, la visite des deux hôpitaux des sœurs celui de Pondy et celui de Karaikal. Ces hôpitaux sont d’une propreté remarquables ce qui contraste avec l’environnement extérieur, car au niveau de la gestion des déchets urbains il y a du travail à faire !!!
Ambiance des années 50, carrelage moucheté de gris, matériel, lits et armoires en métal, les infirmières en uniforme blanc mais avec une coiffe blanche comme il y a 33ans quand j’ai entamé mes études, une odeur de détol flotte dans l’air, les nettoyeuses en sari rouge passent et repassent toute la journée. Parenthèse : la beauté de l’Inde ce sont les femmes en sari multicolores.

Ici l’hôpital donne les soins mais c’est la famille qui nourrit le patient, donc les visites sont permanentes et les accompagnateurs dorment la nuit au sol dans les couloirs de l’hôpital et tout cela sans bruit malgré la fréquentation.
Nous visitons aussi la pouponnière, où sont accueillis les enfants abandonnés, premières émotions en nous penchant vers ces enfants. Très peu de matériel quelques lits pour les plus petits ensuite à l’Indienne pallaisse sur le sol toujours aussi propre. On mange parterre aussi, les indiens vivent très près du sol

Lundi 7 juillet

Lundi, réveil 8h, déjeuner à l’indienne chez lez sœurs, dépaysant mais délicieux, au programme ce matin : la visite de l’hôpital Saint Joseph de Cluny.                                                                             Pour rappel il est situé entre deux rues et traversé par une cour intérieure pavée de rouge fermée par deux portes métalliques  ,il y  a 3 étages et est d’une propreté odorante au détol.                     Le matériel, les lits, les civières, les chaises roulantes sont en métal style année 40-45 chez nous. Les compresses et les tampons sont faites à la main et stérilisés dans des tambours métalliques au poupinel, les pinces sont lavées puis stérilisées dans des boites métalliques. La salle d’attente est dans le couloir et ce sont des chaises empilables que l’on installe ou range en fonction des jours (comme les nôtres à l’église en fonction des festivités du Pit mais en plastique). Ce matin le couloir est rempli de couples qui attendent l’échographie pour leur futur bébé, un panneau indique que le sexe de leur enfant ne sera pas dévoilé et que l’avortement est interdit (il y a tendance à avorter si c’est une fille) , des panneaux aux murs expliquent par dessins les précautions à suivre pour éviter la propagation de la malaria et du sida.                                                                                                 Il y a une hiérarchie visible la sœur responsable, les infirmières et les étudiantes issues de leurs propres écoles que nous visiterons plus tard.                                                                                           La maternité comporte une salle de travail commune où les femmes en contractions déambulent, la salle d’accouchement comprend deux tables d’accouchement séparées par une tenture, et la salle de maternité est une salle commune avec 18 lits les lits sont en fer le lit du bébé en métal est accroché au pied du lit de la mère et peut être balancé.                                                             Les femmes sont accompagnées par une femme de leur famille , les pères attendant à l’extérieur. Les bébés sont baignés après la naissance et soigné dans une nursery, il n’y a qu’une photothérapie en cas d’ictère et dans la cour les mamans exposent leur bébé au soleil en lange de tissu ,photothérapie naturelle ! Les accouchements sont fait par la gynécologue de service , un pédiatre est sur place pour les réanimations ou autres examens, les bébés dont les mères ont le sida sont allaités contrairement chez nous . La salle d’opération comporte aussi deux tables et l’anesthésiste gère les deux patients en même temps ,l’hygiène et l’aseptie sont rigoureuses pour éviter les contaminations ,tout sent le détol                                                     Les appareils de radio ,la pharmacie ,le laboratoire tout semble sortir de nos vieux films. L’hôpital assure les soins mais pas les repas c’est la famille qui nourrit et lave le malade et donc la plupart des malades sont accompagnés et la nuit la personne accompagnante dort dans le couloir. Il y a quelques chambres seules privées sinon ce sont souvent des chambres communes 4 à 6 lits  Le médecin prescrit les médicaments ceux-ci s’achètent au guichet de la pharmacie mais s’il faut trois cachets par jour pendant 5 jours le malade reçoit  15 cachets dans un petit sachet en papier et pas une boite comme chez nous.pas de gaspillage !

Mes impressions …le contraste du luxe et de l’élémentaire au 21ème siècle, d’autres valeurs, d’autres moyens pas de sécurité sociale, pour  les intouchables et les pauvres ce sont des œuvres caritatives qui proposent leurs structures de soins                                                                                Cette salle de travail calme où ces femmes vivent leurs contractions en silence et ensemble et ces sourires édentés des grands mères fières de vous montrer leur petit fils ou fille et d’être prise en photo .Il  n’y a pas de prophylactie pour les mères atteintes du sida pas de d’antiviraux pendant la grossesse et le travail pas de possibilité d’allaitement artificiel pour ces bébés là et donc de la transmission beaucoup plus élevée que chez nous .                   Dernière image : L’incinérateur des déchets sanglants : un  four au fond d’une cour qui ressemble à un barbecue en dur avec une cheminée d’un jardin de chez nous….

Cette après midi , nous visitons la pouponnière où Fabien a  été accueilli avant d’être adopté par une famille belge…Nous partons visiter le premier projet soutenu par l’ASBL les enfants de Pondy : la maison Rosalie. Première sortie en scooter, épique dans cette circulation de fou, accueil autour de mangues à déguster ; délicieux. La maison est propre mais au rez de chaussée les pièces sont très petites, à l’étage une grande salle polyvalente, les filles y dorment mais aussi font leur devoir au sol.

Coup d’œil sur leurs cahiers : géo, histoire, cash flow, math …etc… en deux langues tamoul et anglais, sourires, rires et beauté chez ces filles séropositives orphelines, la contamination se fait encore entre autres par du matériel non stérilisé ou par transfusion sanguine, elles sont soignées à l’hôpital et si elles développent la maladie elles sont transférées dans un autre centre. Ici chez les sœurs on les scolarise pour un avenir autre que la misère de la rue, nous sommes touchés de cette réalité.

 

Mardi 8 juillet
Nous allons visiter les ateliers Shanti crées Par Madeleine De Blic

Madeleine De Blic est d’origine liégeoise, jeune on lui découvre une maladie cardiaque grave et on lui annonce que son espérance de vie sera courte ; elle décide alors utiliser les années qui lui restent à faire quelque chose de bien et part en voyage en Inde, là elle découvre la misère et la pauvreté ; ne sachant pas par où commencer elle contacte l’abbé Pierre et lui parle de ses idées. Celui-ci lui promet de l’aide si avant elle s’engage à créer à Marseille un centre Emmaüs, ce qu’elle fait pendant plusieurs années et y fonde une famille.                           Avec sa famille elle repart en Inde soutenue par l’abbé Pierre où elle crée un atelier de filage, de tissage pour les lépreux. Ensuite son entreprise se développe et d’autres projets voient le jour.  Aujourd’hui, cette honorable dame a 80 ans et est toujours active.

L’atelier que nous visitons est situé sur une jetée au bord de la mer et donc  face à la mer, nous visitons un atelier de filage, cardage, tissage et couture, les indiens travaillent au sol, le matériel est sommaire mécanique mais fonctionne : roue de vélo, cadre de bois, pédale au pied, seule les machines à coudre sont électriques .Les couleurs des fils sont variées vives.  Sur la rue des hommes étendent les fils après la teinture pour les faire sécher

En revenant de cette visite nous croisons une école ou un couple de français font du bénévolat, nous échangeons nos expériences et visitons les deux classes et sommes entourés d’enfants souriants. Imaginez la beauté de ces visages bruns foncés aux cheveux noirs lisses tressés pour les filles et leurs sourires blancs dans leur peau foncée, ils sont magnifiques !

Ensuite nous retournons à Pondichéry rencontrer Madeleine De Blic. Imaginez un instant une dame de 80 ans, mince élégante dans son saree clair, petit chignon blanc dans la nuque et lunettes métalliques assise derrière un grand bureau de bois ; Sur le mur en face d’elle en photos tous les projets crées : écoles, ateliers, magasins.  Elle partage son expérience, sa vie à aider les plus démunis, le fait d’être devenue une chef d’entreprise par la force des choses, la relève difficile à trouver, l’envie de se reposer mais l’impossibilité morale de tout quitter pour rejoindre sa famille partie en Europe. Elle nous parle de tout le travail qu’il y a encore à effectuer en Inde pour toutes les bonnes volontés.  Elle nous invite également à une activité de promenade et à un pic-nic organisé le lendemain mais nous devons décliner son invitation avec regret car notre programme de visite est serré. Nous la quittons avec beaucoup de respect et allons voir un des magasins où se vendent les articles d fabriqués dans les ateliers nous y faisons quelques emplettes.

Nous terminerons l’après- midi à la plage et allons nager dans la mer dont les vagues sont très puissantes mieux vaut être bon nageur. La plage est déserte.                                                           Au retour nous faisons une halte dans un hôtel avec piscine où pour la petite histoire Véronique Jeannot , l’actrice « du jeune Fabre »(je l’enviais beaucoup car comme toutes les gamines de mon âge j’avais un bountje pour le jeune Fabre joué par Medhi(souvenez vous de Sébastien parmi les hommes…), vient régulièrement se reposer  avec sa fille adoptive ,nous y boirons un verre avant d’aller visiter la maison des garçons où nous arrivons avec du retard, nous sommes attendus…

Imaginez une grande maison à toit plat et à un étage en L, entourée d’un grand jardin lui-même entouré d’un haut mur avec du barbelé sur le sommet et une porte métallique fermant l’ouverture sur la rue. A  notre arrivée un garde nous ouvre la grille pour laisser passer nos motos.                                               Le jardin est aménagé en potager et verger à l’indienne, les jeunes font leurs devoirs au sol, sur la terrasse carrelée du bâtiment à l’ombre du petit toit.

Les deux sœurs responsables nous attendent à l’intérieur au rez de chaussée du bâtiment dans une grande pièce polyvalente avec des tranches de mangue fraîches.

Elles nous racontent la vie de la maison, le règlement assez strict pour les garçons pour les aider à se structurer, aux difficultés d’insertion, au soutien des anciens aux nouveaux arrivés, à la participation des garçons à la vie de la maison : entretien du potager, horaires d’école, des devoirs, participation aux repas, aux lessives, au nettoyage, activités de détente (arts martiaux). Là Jocelyne et Marc font une démonstration de combat avec des bâtons, les sœurs regardent cela avec suspicion par contre les garçons ont interrompu leurs devoirs et se bousculent pour regarder cette démonstration avec intérêt mais sont rapidement rappelés à l’ordre par les sœurs ! Marc et Jocelyne offrent les bâtons pour leur cours d’art martial mais nous avons un doute… nous avons le sentiment que les sœurs ne laisseront pas les garçons les utiliser .Je pense perso qu’elles se méfient de l’usage qu’ils pourraient en faire vu leur passif de gamins des rues avec tout ce que cela sous entend peut être comme violence.                                                                                                                         Les garçons nous offrent une chorégraphie dansée sur de la musique occidentale moderne et sont vraiment bon !! On dirait du Michael Jackson !

Nous visitons ensuite le bâtiment dont l’étage qui est le dortoir des garçons mais actuellement le dortoir de nos PI, il est super bien rangé !!! Ensuite visite des jardins, du verger et du terrain de jeu défriché et aménager par les PI.

Nous posons la question des barbelés sur les murs, c’est pour décourager les fugues mais aussi les vols, cela nous semble un peu violent et plus tard les pi nous raconteront qu’ils ont vu les garçons franchir ses hauts murs sans problème pour récupérer un ballon de foot tombé de l’autre coté, nous pensons que les sœurs n’en savent rien…

Lorsqu’un jeune fugue, les sœurs le recherche et discute avec lui du choix de la rue ou du choix d’une scolarité permettant un avenir avec une formation professionnelle, des conseils sont organisés avec « les anciens » pour motiver le jeune fugueur à rester. Il y a des échecs mais ils ne sont pas majoritaires, d’après les sœurs il faut quelques mois aux nouveaux pour s’adapter à un horaire et à  des règles de vie commune et petit à petit ils prennent conscience de la possibilité d’un avenir meilleur que la rue offert par les sœurs et s’adaptent encouragés par les plus anciens.

Le soir tombe, après un au revoir chaleureux avec les garçons et beaucoup de mains serrées nous enfourchons nos motos pour rentrer à Pondichéry , nous avons du mal à imaginer ces garçons aux sourires chaleureux en train de sniffer de la colle ,en haillons dormant à la rue et vivant de chapardage et nous sommes encore une fois admiratifs pour le travail des sœurs et nous adhérons au soutien financier de l’ASBL les enfants de Pondy pour offrir des activités de détente à ces jeunes qui ont aussi le droit de s’amuser et de faire du sport .Le trajet du retour est assez long ce qui me permet de réfléchir à ce que j’ai vu et entendu et au sens des choses de la vie aux conditions de vie différentes en fonction de l’endroit ou l’on naît et du milieu social dont nous sommes issus….A notre Belgique où les plus démunis ont droit aux allocations de chômage, au CPAS, aux allocations familiales majorées si on est orphelin, handicapé. Au statut de VIPO, aux allocations d’insertion,  de réfugiés , au minimex, aux mendiants faisant la manche aux carrefours chez nous, au clochard que je croise tous les jours dormant en plein hiver sous un porche d’une porte de l’institut Bordet rue aux Laines enroulé dans ses couvertures de fortune , aux initiatives comme le Snijboontje ,à Aquarelle à Saint-Pierre qui offre gratuitement des soins primaires de suivi de grossesse aux femmes qui n’ont aucune couverture sociale et de tout ce qui s’est développé autour : dons de vêtement de matériel, aide sociale, banque alimentaire….

Thierry conduit bien, il fait noir, le vent est chaud, nous rentrons à Pondy, allons souper avec les sœurs puis allons sur la terrasse boire un dernier verre en partageant nos impressions après cette visite interpellante….

 

Mercredi 9 juillet
Nous préparons nos sacs à dos de voyage pour Karakal à 1h de route
Là aussi nous sommes accompagnés de Charlotte et les enfants nous y rejoignons Fabien Noé et Nicolas (collègue et ami de Fabien et membre de l’asbl) qui ont emmené de leur côté les PI; nous logerons chez les sœurs, à côté de l’annexe de l’hôpital en construction. Ici, les gens construisent à la force humaine, du mélange du ciment à l’échafaudage en bois lié avec de la corde, un seul outil une petite pelle recourbée, inimaginable avant d’arriver ici.
Visite de l’hôpital et don du matériel et médicaments apportés par nos soins ainsi que du chocolat divisé dans les deux entités. Ensuite visite avec les sœurs d’un village dévasté par le Tsunami insolite un troupeau de vache indienne sur le sable avec la mer au fond. Le gouvernement à reconstruit un village pour les pêcheurs à 3 km de la mer mais vu le manque de transport, certains sont retournés près de la mer et vivent dans des maisons en feuilles de palmiers.

Les sœurs nous racontent que beaucoup d’ hommes du village sont morts noyés et leurs bateaux détruits ,les femmes sont restées avec les enfants donc les sœurs ont offert un bateau au village pour reprendre la pêche et ont mis une école de formation d’un an pour les filles car un salaire peut entretenir toute une famille, nous visitons ce centre et sommes accueillis par une classe qui se met à chanter à notre arrivée (émotions) ensuite nous visitons ,couture, computer et nursing sont les choix possibles 6 mois de cours 6 mois de pratique puis placement pour un travail : 4 vieux ordinateurs et 4 nouveaux ,6 machines à coudre et le matériel de nursing pour les élèves infirmières est basique et sommaire, nous proposons à la sœur responsable de venir chercher un peu de matériel dans ce que nous avons apportés. Ils sont limité dans le nombre d’élèves parce que limités dans leur matériel, besoin machine à coudre ordinateurs et matériel didactique pour études infirmières.

Demain, nous visitons la maison des enfants handicapés; c’est ce qui m’effraye le plus vu que Charlotte et Fabien nous ont décrits les lieux comme insalubres. Après une bonne nuit de sommeil nous arrivons devant une maison typiquement tamoul, en présence de Fabien cette fois qui tenait aussi à nous présenter les projets. Une maison tamoule donc avec une cour intérieure, très propre comme toujours mais exigüe, 10 enfants par pièce pas de communication aisée manque total d’espace WC dans le fond de la cour vétuste et pas du tout aménagé pour des handicapés idem pour se laver. C’est un centre de jour, impossible de loger les enfants ,ce sont les sœurs au moyen d’un bus qui les véhiculent. Handicapés moteurs et mental et une sourde muette qui pour nous n’a pas sa place ici. Enfants accueillants et souriants propres bien soignés.

Besoins une autre maison adaptée à leurs handicaps ,une salle de kiné et physio et du matériel adéquat de la place des commodités adaptées bref un autre lieu de vie : Nous sommes touchés par cette visite.
Heureux d’avoir concrétiser la réalité de ces 4 projets soutenus par l’ASBL les enfants de Pondy créé par Fabien et Charlotte, ceux –ci ont plus de sens à nos yeux et nous vous invitons à venir voir sur place. Même si cela semble être une goutte d’eau dans la mer en Inde le gouvernement travaille à la scolarisation des enfants, lutte contre la pauvreté, nous avons rencontré d’autres initiatives privées qui agissent dans le même sens ,une goutte plus un goutte plus un goutte et le ruisseau devient fleuve

Bonjour de Pondy , demain c’est le départ ,nous rentrerons la tête bien remplie de souvenirs.

 

Visite de l’hôpital de Cluny à Pondy : Extrait :

Lundi, réveil 8h, déjeuner à l’indienne chez lez sœurs, dépaysant mais délicieux, au programme ce matin : la visite de l’hôpital Saint joseph de Cluny.                                                                         Pour rappel il est situé entre deux rues et traversé par une cour intérieure pavée de rouge fermée par deux portes métallique, il y  a 3 étages et est d’une propreté odorante au détol. Le matériel, les lits, les civières, les chaises roulantes sont en métal style année 40-45 chez nous. Les compresses et les tampons sont faites à la main et stérilisés dans des tambours métalliques au poupinel, les pinces sont lavées puis stérilisées dans des boites métalliques. La salle d’attente est dans le couloir et ce sont des chaises empilables que l’on installe ou range en fonction des jours (comme les nôtres à l’église en fonction des festivités du Pit mais en plastique). Ce matin le couloir est rempli de couples qui attendent l’échographie pour leur futur bébé, un panneau indique que le sexe de leur enfant ne sera pas dévoilé et que l’avortement est interdit (il y a tendance à avorter si c’est une fille), des panneaux aux murs expliquent par dessins les précautions à suivre pour éviter la propagation de la malaria et du sida. Il y a une hiérarchie visible la sœur responsable, les infirmières et les étudiantes issues de leurs propres écoles que nous visiterons plus tard.                                                                 La maternité comporte une salle de travail commune où les femmes en contractions déambulent, la salle d’accouchement comprend deux tables d’accouchement séparées par une tenture, et la salle de maternité est une salle commune avec 18 lits les lits sont en fer le lit du bébé en métal est accroché au pied du lit de la mère et peut être balancé. Les femmes sont accompagnées par une femme de leur famille , les pères attendant à l’extérieur           Les bébés sont baignés après la naissance et soigné dans une nursery, il n’y a qu’une photothérapie en cas d’ictère et dans la cour les mamans exposent leur bébé au soleil en lange de tissu ,photothérapie naturelle ! Les accouchements sont fait par la gynécologue de service , un pédiatre est sur place pour les réanimations ou autres examens, les bébés dont les mères ont le sida sont allaités contrairement chez nous .                                     La salle d’opération comporte aussi deux tables et l’anesthésiste gère les deux patients en même temps ,l’hygiène et l’aseptie sont rigoureuses pour éviter les contaminations ,tout sent le détol         Les appareils de radio ,la pharmacie ,le laboratoire tout semble sortir de nos vieux films. L’hôpital assure les soins mais pas les repas c’est la famille qui nourrit et lave le malade et donc la plupart des malades sont accompagnés et la nuit la personne accompagnante dort dans le couloir. Il y a quelques chambres seules privées sinon ce sont souvent des chambres communes 4 à 6 lits  Le médecin prescrit les médicaments ceux-ci s’achètent au guichet de la pharmacie mais s’il faut trois cachets par jour pendant 5 jours le malade reçoit  15 cachets dans un petit sachet en papier et pas une boite comme chez nous.pas de gaspillage !

Mes impressions …le contraste du luxe et de l’élémentaire au 21ème siècle, d’autres valeurs, d’autres moyens pas de sécurité sociale, pour  les intouchables et les pauvres ce sont des œuvres caritatives qui proposent leurs structures de soins. Cette salle de travail calme où ces femmes vivent leurs contractions en silence et ensemble et ces sourires édentés des grands mères fières de vous montrer leur petit fils ou fille et d’être prise en photo .Il  n’y a pas de prophylactie pour les mères atteintes du sida pas de d’antiviraux pendant la grossesse et le travail pas de possibilité d’allaitement artificiel pour ces bébés là et donc de la transmission beaucoup plus élevée que chez nous .                   Dernière image : L’incinérateur des déchets sanglants : un  four au fond d’une cour qui ressemble à un barbecue en dur avec une cheminée d’un jardin de chez nous….

Cette après midi , nous visitons la pouponnière où Fabien a  été accueilli avant d’être adopté par une famille belge…

Visite de la pouponnière : Extrait:

« Après un diner copieux et indien, nous allons visiter la pouponnière. Nous traversons la rue et une extension de l’hôpital  dans le bâtiment des consultations, une cour un escalier, nous ôtons nos chaussures comme le veut la tradition et entrons dans une grande pièce lumineuse même grandeur que le foyer du PIT.                                                                                                           Carrelage au sol à gauche une jeune bénévole française, Marie, s’occupe de 4 enfants couché sur le sol, c’est l’heure de la sieste et les grands sont à l’école. à droite sur le mur une armoire de rangement sinon dénuement total de cette pièce polyvalente.                                                                                    Au fond un passage vers une autre pièce , des petits lits des enfants y dorment ,et à droite une pièce plus isolée la pièce des bébés qui dorment dans leurs lits.                                                 Une salle de toilette avec des éviers en enfilade , puis pièce du linge de rangement ,tout d’une propreté nette                                                                                                                                       Une sœur est responsable de la pouponnière                                 Cette visite nous touche beaucoup : voir ces enfants dont certains sont handicapés là, abandonnés mais recueillis par les sœurs , une petite fille sourde court et se raccroche à nous cherchant le contact physique.                                                                                                                                                                 Nous restons une heure auprès de ces enfants nous apprenons qu’actuellement le gouvernement favorise l’adoption par les indiens eux-mêmes.                                                                       Sur un des murs des photos traversant les années, des groupes d’enfants et des sœurs.

J’essaye d’imaginer Fabien  et sa sœur en regardant ces enfants vivre dans cette pièce …et je peux mieux comprendre ce besoin de connaître ses origines et de s’investir adulte dans un projet de soutien à cette communauté religieuse qui l’a recueilli bébé et ce  via l’association « les enfants de Pondy »pour offrir un mieux à d’autres enfants indiens. J’ai le sentiment d’une concrétisation et d’un sens à ce voyage en Inde. Cette visite ne peut laisser personne indifférent.

Nous poursuivons la visite par la cuisine de l’hôpital pour le personnel et pour la pouponnière     Accueil timide des cuisinières et gêne pour les photos mais elles acceptent quand même, beaucoup de fous rires .Nous y découvrent des légumes inconnus et une cuisine à l’indienne.

Mon article s’arrêtera ici ,car les photos sont parlantes sans légende….

Patricia, Thierry, Marc et Jocelyne

 

 

Le voyage des Pionniers de la 77 Beauval en Inde

Hello everybody,

Tout d’abord laissez-nous nous présenter. Nous sommes un groupe de 15 scouts entre 16 et 18 ans encadrés par 3 animateurs (les meilleurs). Chaque année, les pionniers organisent un camp à l’étranger qui se révèle être le fruit des envies et des multiples activités du poste pionnier durant l’année. Les camps sont des moments attendus durant toute l’année par tous les scouts et se révèlent la plupart du temps inoubliables.

Grâce à notre rencontre avec Fabien, nous avons eu la chance de pouvoir organiser notre camp en Inde en partenariat avec l’asbl «Les Enfants de Pondy ». Le but de notre voyage en Inde est double : Tout d’abord nous voulons découvrir ce pays au combien mystérieux qu’est l’Inde à travers sa culture, sa cuisine, ses différentes réalités contrastées… Ensuite le second objectif est d’aider, dans la mesure de nos moyens, «Les enfants de Pondy » dans leurs différents projets en Inde.

Dès que nous sommes arrivés en Inde, nous sommes accueillis par Fabien et par la Congrégation des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny ; nous sommes logés dans l’un des projets de l’asbl à Shenaa Ilam à quelques kilomètres de Pondichéry. En effet à Shenaa Ilam logent des enfants des rues. Ces Streetboys ont été recueillis par les sœurs de Cluny qui leur offrent un logement sécurisé, des repas et surtout les envoient à l’école. Notre rôle pour aider les sœurs en remerciement de leur hospitalité était d’une part de nous occuper du jardin et d’autre part d’animer les Streetboys après l’école et le samedi. Ces petits Streetboys se sont vite révélés être des sportifs hors paire : Volley-ball, football mais surtout d’excellents grimpeurs de murs ! De vrais Yamakasis.

Le weekend, nous animons aussi les jeunes filles sidéennes de la Villa Rosalie, un deuxième projet des « enfants de Pondy ». Ces jeunes, recueillies par les sœurs, sont orphelines et la plupart séropositives. Là encore, notre rôle se limite à l’animation. Nous les avons emmenées à la plage, pour certaines c’était la toute première fois. Imaginez donc les sourires lorsqu’elles ont découvert les joies de la plage, de la mer et des vagues…

Entre temps, nous avons également eu l’occasion de visiter l’hôpital des sœurs de Cluny. Une visite qui pouvait s’avérer dérangeante car ce n’est pas toujours facile de voir des malades mais une visite toutefois très intéressante. Des nouveaux-nés déambulent à gauche et à droite et les premiers pleurs se font entendre dans les couloirs de l’hôpital. Une organisation digne d’une fourmilière. Nous avons également visité la pouponnière de l’hôpital, où les nouveaux nés orphelins sont recueillis. Certainement l’un des moments forts de notre camp, d’une part parce que Fabien y est né mais d’autre part car nous avons pu partager leur émerveillement suite à la découverte des jouets que nous leurs avons apportés. Beaucoup de « Ooooh trop mignoooon ».

A Karaikal, nous avons rencontré les 2 autres projets que l’asbl soutient avec cœur.
Le Community College encadre de jeunes filles afin de pouvoir les réinsérer dans la vie active. Elles suivent 3 formations  d’insertion professionnelle : Infirmière, secrétariat, couture.

A 3 min de là, l’hospice accueil des personnes âgées afin de leur offrir une fin de vie digne de ce nom. Nous avons notamment fait la connaissance de Monsieur Pierre, un « jeune » tamoul ayant fait toute sa carrière en France et qui a décidé de profiter d’une retraite bien méritée au dispensaire des sœurs. Aves les sœurs et lui, nous avons fait le tour des installations et avons appris notamment que les résidents cuisinaient eux même, et ce pour leur permettre de garder une certaine autonomie.

Enfin, les sœurs prennent aussi en charge des enfants handicapés. Elles accueillent près de trente enfants, tous handicaps confondus. Autistes, trisomiques, handicapés moteurs, sourds muets etc., se côtoient chaque jour dans la maison que les sœurs ont divisé en plusieurs ateliers. En fonction des capacités de chacun, les enfants participent à tel ou tel autre de ces ateliers. Ils apprennent donc un certain nombre de choses à un rythme adapté spécialement pour eux. Le soir, les enfants rentrent chez leurs parents que les sœurs tentent d’aider en leur apprenant comment réagir face à l’handicap de leur enfant. Nous avons eu le bonheur d’assister à des danses qu’exécutaient certaines filles devant nos yeux, nous avons pris du temps pour jouer avec certains autres. Quant à ceux qui apprennent à lire et à écrire, ils étaient fiers de nous montrer leurs cahiers d’exercices. Malgré l’appréhension qu’avaient beaucoup d’entre nous de se retrouver face à l’handicap, le sourire et l’énergie que dégagent ces enfants ont réussi à faire de cette visite, un des plus beaux moments de ce voyage sur le plan humain…

Grâce aux différents projets, chacun gardera de magnifiques images dans sa tête jusqu’à la fin de sa vie, que ce soit les sourires des enfants ou les magnifiques paysages. Ce voyage est vraiment dingue  Angora.

Voyage extraordinaire ! Merci à l’asbl « Les Enfants de Pondy » qui nous a fait découvrir l’Inde à travers les différents projets qu’elle soutient. Ce voyage est avant tout une aventure scoute inoubliable que nous aimons partager avec nos chefs. Choucas.

Une réflexion sur “Ils témoignent leur vécu,…

  1. Je vois que ces personnes se sont fait la même réflexion que moi concernant la présence de la jeune sourde et muette dans la maison d’accueil de jour des enfants handicapés. En Europe, elle aurait été prise en charge dans un autre type d’institution. Dommage…
    Merci pour vos témoignages émouvants. Au plaisir de se rencontrer à Bruxelles ou ailleurs…
    Marie

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