Les Carnets indiens de Louky, Gilles et Witang – Le voyage mission de juillet 2016

 

Introduction

Les amis,
C’est parti pour un nouveau voyage-mission de 15 jours à Pondichéry et Karaikal !!! Tous les 4 jours, nous vous écrirons nos découvertes de cette Inde enchanteresse, nous vous raconterons nos rencontres avec les enfants de nos 4 projets. Nous avons hâte de vous partager nos plus belles photos !
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Nous réaliserons des films afin que vous puissiez, de chez vous, découvrir la vie quotidienne des 40 enfants handicapés de la maison d’accueil du Cluny Nava Jeevan, nous vous montrerons la volonté d’apprentissage des 50 jeunes filles du Community College, nous suivrons sur le chemin de l’école les Garçons des Rues du Cluny Shnela Illam, … de même que les jeunes filles sidéennes de la Villa Rosalie.
Nous en profiterons aussi pour faire le point avec les Soeurs de Cluny sur le financement que nous leur apportons, réaliserons les comptes afin que vous puissiez mieux vous rendre compte justement que notre association continue sans relâche à payer les salaires de nos 4 projets pour améliorer le quotidien des enfants dont nous avons la charge.
Lisez, partagez nos carnets indiens, et découvrez les richesses d’une aventure hors du commun.
à vos plumes Louky, Gilles et Witantoua ! Et bon voyage !!!
Fabien

 

 

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Le carnet de route de Witang (épisode 1)

Salut à tous!

Je m’appelle Witangtoua mais tout le monde m’appelle Witang, c’est plus court. Comme Fabien, je suis professeur de français et d’histoire-géographie au collège Saint-Vincent à Ixelles. Cela fait quelques temps que j’ai commencé à m’intéresser aux projet de l’association. J’avais déjà effectué un premier voyage dans le nord de l’Inde en 2014 et c’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai accepté de me joindre à Gilles, Louky et Fabien-Prakash pour découvrir les projets et les enfants de Pondy en « live ».

Nous avons entamé notre périple vers l’Inde vendredi aux alentours de cinq heures du matin. Après de longues heures de vol, nous sommes enfin arrivés à l’aéroport de Chennai, que nous avons quitté vers trois heures samedi matin et devant lequel Jeevan, notre chauffeur, nous attendait pour nous conduire jusqu’à l’hôpital des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny à Pondichéry.

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En route, j’ai retrouvé la frénésie de la circulation indienne, rythmée au son des klaxons. À mi-chemin, nous avons même pu savourer un bon chai au lait avant de reprendre la route, accompagnés par de la musique indienne. Ce n’est que vers 6 heures du matin que nous sommes arrivés à destination.

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Nous avons reçu un accueil chaleureux de la part des Soeurs qui nous ont ensuite laissés nous installer dans nos chambres respectives. À peine nos bagages posés, nous partions louer des scooters et nous munir de cartes SIM indiennes qui, nous l’avons constaté en fin de journée, n’étaient malheureusement pas activées.

Puis, après le déjeuner, nous nous sommes un peu reposés et sommes ensuite allés rendre visite aux jeunes filles de la Villa Rosalie.Nous avons rencontré la sœur en charge d’elles. Elle nous a présenté les six jeunes filles, les autres étant parties. La plus jeune d’entre elles est âgée de onze ans et la plus âgée de dix-neuf ans. Nous avons pu faire un petit tour de la maison. Les jeunes filles étaient un peu timides au début mais se sont tout de même présentées les unes après les autres. C’était très touchant.

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La sœur nous a expliqué comment elle travaillait avec elles. Nous avons convenu de les suivre lundi sur le chemin de l’école pour enrichir le reportage vidéo que nous vous préparons. Nous avions choisi de suivre les quatre plus jeunes, scolarisées dans le quartier.

Dimanche matin, nous avons rencontré les garçons des rues. Nous avons pu constater que leurs lits étaient bien là. Nous avons fait un peu connaissance avec eux ainsi qu’avec les sœurs qui s’occupent d’eux. J’avoue avoir été très surprise par la maturité, la spontanéité et la jovialité de ces enfants. Ce fut un moment très sympathique. Ils vous ont d’ailleurs fait quelques photos et vidéos que vous découvrirez prochainement sur le site de l’association.

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Nous avons ensuite déjeuné et passé l’après-midi à la piscine où nous avons pu obtenir le Wi-Fi pour quelques heures et donc, joindre nos proches. Ça m’a fait du bien de ravoir des contacts avec la Belgique.  Fabien nous a enfin fait découvrir une jolie plage non loin de là. Nous avons pu nous y désaltérer sur une terrasse et passer un autre moment de détente avant de retourner à l’hôpital.

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Lundi 18 juillet

Nous sommes repartis voir les jeunes filles de la Villa Rosalie. Nous les avons suivies de la sortie de la villa à l’entrée de l’école.

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Nous nous sommes préalablement séparés en deux groupes: l’un suivant trois des jeunes filles se rendant dans la même école et l’autre la plus jeune qui est scolarisée dans un autre établissement. J’ai fait équipe avec Fabien, car nous disposions de deux caméras pour filmer le premier groupe. La plus jeune a été filmée par Gilles et Louky.

 À notre arrivée, il ne nous a pas fallu plus de quelques minutes pour voir les jeunes filles sortir apprêtées, dans leurs uniformes respectifs en fonction de leur école.

 Les premières à pointer le bout de leurs nez étaient les plus âgées, elles allaient prendre le bus scolaire pour se rendre dans un lycée plus éloigné.  Elles étaient charmantes, avec leurs petites chemises à manches courtes blanches, leurs jupes rouges qui leur arrivaient à mi-mollets et leurs rubans rouges joliment noués en forme de fleurs de lotus au sommet de leurs deux tresses. Elles nous saluèrent avec un beau sourire avant de s’éloigner.

Les trois fillettes que nous devions accompagner, les ont rapidement secondées. Elles aussi, toutes mignonnes dans leurs ensembles : des kurtas bleu ciel, des pantalons et des foulards bleu électrique. Elles portaient également des rubans bleus électrique, noués comme ceux de leurs aînées sur de jolies tresses. Elles nous ont discrètement salués avant d’entamer leur marche. Je les suivais à pied tout en les filmant et Fabien les précédait en scooter pour les filmer de face.

 Une fois qu’elles ont disparu dans l’établissement, nous avons retrouvé Gilles et Louky. Ensemble, nous nous sommes rendus à l’hospice pour saluer sœur Teresa.

 Après cela, nous avons été activer nos cartes sim et avons fini la matinée au marché ; entre les couleurs vives des fruits, des légumes et des saris, les artisans, les odeurs de poissons, la délicate senteur des colliers de fleurs et le parfum enivrant des épices, j’étais emportée.  Après ce voyage des sens, nous avons déjeuné puis nous sommes rendus chez la sœur Provinciale, Sister Rosita qui dirige plusieurs communautés de sœurs. Nous avons, comme toujours depuis notre arrivée, été accueillis très chaleureusement.

En soirée, le moment le plus émouvant fut celui où nous avons pu nous rendre à la pouponnière de l’hôpital où Fabien est né. Tous ces bambins étaient tellement adorables et attachants. J’ai joué avec eux de longues minutes, les ai pris dans mes bras, etc. Je n’avais presque plus envie de les quitter.

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 Aujourd’hui, pendant que Fabien, Gilles et Louky sont allé revoir sœur Teresa, j’en ai profité pour vous rédiger ces quelques lignes.

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 Après le déjeuner nous sommes retournés voir les « street boys », les enfants des rues, les Garçons du « Cluny shnella Illam », notre deuxième projet.  Nous avions raté le départ du bus alors nous en attendions le retour, postés comme des militaires en pleine attaque, prêts à dégainer caméras et appareils photos à tout moment.

Quand ils sont enfin arrivés, nous avons pu immortaliser leur quotidien : la lessive, le bain, les devoirs et le repas. Ils étaient tous très calmes, aucun ne rouspétait, tous étaient très disciplinés. Ils étaient vraiment adorables.

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 Demain matin, nous partons pour Karikal, je vous réserve la suite pour le prochain épisode.

Bisous !  Witang

 

 Les carnets de route de Louky et Gilles (épisode 1)

 Vendredi 15 juillet 2016 ;

Prakash, Witang et nous,  nous nous retrouvons à Zaventem au petit matin pour le périple en Inde.

Première escale à Doha (Quatar) à 17h35 et puis destination Chennai  International-Airport pour l’arrivée le samedi 16 juillet à 2h30. Passage en file au guichet de l’Immigration ; quelques cachets plus tard nous voici à la sortie de l’aéroport de Chennai avec une première bouffée d’air chaud. (Car l’aéroport de Doha, lui, est un modèle de climatisation !)

Le chauffeur de « Prakash » nous attend impatiemment.

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Embarquement des valises et départ vers Pondichéry ; la route est toute droite mais la trajectoire est zigzagante ; le chauffeur se fraie la route à grand coups de klaxons entre les voitures, les motocyclettes, les vélos, les charrettes, les camions, et beaucoup d’autres engins sur roues.

Un arrêt le long de la route à l’hôtel NELLA (High Class, en tout cas sur l’affiche!) pour prendre notre premier thé indien. A côté de notre table, un coq se pavane.

Nous reprenons la route, avec la musique indienne à fond dans la voiture, toujours ponctuées de nombreux coups de klaxons et plusieurs zigzags plus loin, nous arrivons à Pondichéry vers 6h15 au lever du jour. Après avoir traversé le marché du matin entre les charrettes, les étals, les vaches, les motocyclettes, les piétons, etc… nous arrivons enfin à l’hôpital de Saint Joseph de Cluny.

Nous attendons la fin de l’office auquel se sont rendues les sœurs et cela me donne le temps d’admirer une splendide moto Enfield Diesel dans l’entrée de l’hôpital. Fin de l’office ; la sœur nous accueille et nous remet les clés des chambres que nous allons occuper au deuxième étage de l’hôpital ; et nous invite ensuite à déjeuner après s’être quelque peu rafraichi. Petit déjeuner : gâteau/galette de riz à sauce noix de coco et une petite omelette à déguster avec les doigts, accompagné de lait chaud sucré au café..

Après l’installation dans les chambres : Première mission : aller changer des Euros contre quelques dizaines de millier de roupies et ensuite aller louer deux scooters pour nos déplacements locaux. A deux sur chaque scooter, nous faisons connaissance de la circulation en Inde : il faut se fondre dans le flux, beaucoup klaxonner, éviter les divers obstacles qui surgissent de tous les côtés et gardant en tête qu’en Inde on roule à gauche (enfin, normalement plus ou moins à gauche ; mais on est jamais bien sûr . . .)

Nous rentré pour le « lunch » à 12h30 avec les sœurs; au menu : du riz (il y en a à tous les repas !) sauce haricots, pâte menthe gingembre . . petites crêpes. Et puis la sieste, bienvenue, après 32h sans dormir.

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A 15h30 départ pour la Villa Rosalie où nous attendent les 6 jeunes filles sidéennes qui y logent actuellement. (La Villa Rosalie qui recueille des jeunes filles dont les parents sont décédés du Sida ou dont l’état de santé ne permet plus de s’occuper d’elles) est l’un des projets soutenu par notre Association « Les Enfants de Pondy. ».

L’accueil par les deux religieuses sur place et par les jeunes filles est super chaleureux. Nous discutons un peu avec les religieuses et les jeunes filles, après s’être présentées, nous expliquent dans quelles écoles elles vont étudier. Elles nous parlent de leurs activités et nous font visiter la Villa Rosalie, nous prenons le thé ensemble et nous prenons aussi beaucoup de photos et petits films. Nous leurs proposons de revenir le lundi pour filmer leur départ à l’école.

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Dimanche 17 juillet 2016,

La journée commence à 7h30 par la messe à l’église de Pondichéry. La messe est en français et la communauté française présente à la messe semble encore bien présente dans cette ville qui fut un comptoir commercial Français il y a quelques siècles. Il y a beaucoup de chants, et de prières chantées ; les fenêtres de l’église sont grandes ouvertes et les ventilateurs tournent sur chaque pilier de l’église. De temps en temps une corneille passe d’une fenêtre à l’autre. L’encens est largement dispensé et l’eau bénite également (Un petit moment de fraicheur)

Après la messe nous nous rendons au réfectoire des sœurs et on se lave les mains avant de prendre le déjeuner. Et maintenant un petit au marché de Pondy.

Le marché de Pondy, c’est une institution et heureusement qu’il n’y a pas trop de monde le dimanche car cela permet d’avancer à travers ce dédale d’échoppes en tout genre. Le marché de Pondy, c’est beaucoup de monde, du bruit, des odeurs, des couleurs et une effervescence incroyable. Le marchant habituel ou nous achetons de l’artisanat Indien pour ramener à Bruxelles, n’était pas ouvert ; ce n’est rien on repassera un autre jour.

Ce matin, après le déjeuner avec les sœurs, nous reprenons les scooters et nous nous mettons en route vers la maison des « Street boys », le Cluny Sneela Illam

 

Et quelle route ! Des dizaines de scooters, qui dépassent les vélos, qui dépassent les piétons, qui dépassent les chiens et les vaches, tout en faisant attention de ne pas se faire écraser par une automobile ou un bus. Dans ce flux hétéroclite, seuls les bus ne zigzaguent pas ; ils sont les plus lourds et leurs klaxons sont les plus puissants, donc ils peuvent foncer tout droit et tout le monde a intérêt à ne pas se trouver sur leur trajectoire. 12 kilomètres plus tard et quelques frayeurs en plus, nous arrivons chez les chez eux.

Comme à la villa Rosalie, l’accueil est souriant et les garçons se rassemblent autour de nous comme des poules autour du seau à grains. Les religieuses nous accueillent et nous présentent les garçons présents ce jour et nous font visiter les lieux.

Le jardin de 600 ares est bien entretenu et permet de cultiver beaucoup d’arbres fruitiers pour la consommation dans la maison et pour vendre le surplus des fruits. (Bananes, mangues, Jack fruits, coco, et autres dont nous n’avons pas retenu le nom. . ). Avec les sœurs, nous visitons les lieux et les installations ; nous pouvons également voir le dortoir où sont installés les 40 lits que l’ASBL « les Enfants de Pondy » a offert aux enfants l’année précédente. Nous convenons avec les sœurs que nous reviendrons le mardi vers 16h pour revoir les garçons à leur retour de l’école.

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 Lundi 18 juillet 2016,

Nous nous levons de bonne heure pour nous rendre comme convenu à la Villa Rosalie. L’objectif est d’accompagner les plus jeunes filles sur leur trajet vers l’école. On se divise donc en deux groupes et Prakash et Witang accompagnent trois des jeunes filles vers l’une des écoles d’humanité et nous ? Nous accompagnons la dernière vers l’école primaire. Comme à l’habitude nous filmons le parcours. Retour ensuite à la villa Rosalie pour revoir les sœurs et leur montrer les films du jour.

Passage chez Vodaphone, car les cartes 4G achetées le samedi ne fonctionnent pas ; le vendeur s’affaire donc (à son aise) pour les configurer ; Euréka, cela marche ! Visite à l’Hospice de Pondy pour rencontrer sœur Teresa qui nous a fixé un rendez-vous le lendemain pour avoir plus de temps à nous consacrer.

Sœur Teresa avec Charlotte et Prakash, en 2013, sont à la base de l’idée de la création de l’ASBL les Enfants de Pondy. A l’époque elle était sœur provinciale du Sud de l’Inde mais s’est retirée à l’Hospice pour raison de santé; Hospice qu’elle dirige néanmoins et avec une influence toujours bien présente et manifeste sur l’ensemble de la Congrégation.

L’après-midi nous rendons chez la sœur provinciale (celle qui replace la sœur Rosetta) à la Villa Carlos.

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A suivre  (….)

 Louky et Gilles.

 

 

 

 

Le carnet de route de Wintang (épisode 2)

Mercredi matin, le 20 juillet.

Je me suis levée de très bonne heure après une nuit perturbée par la visite de charmants moustiques. Pour ne pas perdre mon temps, j’en ai profité pour me préparer et ranger mes dernières affaires dans mes valises avant de descendre prendre le dernier petit déjeuner avec les sœurs de Pondichéry et de prendre la route pour Karaikal avec Gilles et Louky. Fabien nous y avait précédés en partant vers quatre heures du matin avec la sœur provinciale,  Sister Rosita.

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Jeevan est arrivé vers huit heures du matin. Nous avons chargé nos affaires dans la voiture puis avons pris la route. Après près de trois heures de route, nous avons atterri dans une coquette petite cour. Fabien est sorti d’un petit jardin et est venu nous accueillir. Il nous a ensuite emmenés dans une grande précipitation dans un petit bistrot en bord de mer car il semblait y avoir un changement de programme qu’il nous expliquerait plus tard. Jeevan était censé nous laisser là mais a dû finalement nous accompagner.

Lorsque nous nous sommes installés, Fabien nous a expliqué qu’il avait dû venir avec la sœur provinciale pour pas grand-chose et que les sœurs devaient partir dès le lendemain pour ne revenir qu’en fin de semaine et qu’elles ne pourraient donc pas nous accueillir. Il arriva toutefois, quand nous sommes retournés chez elles, à négocier une nuit sur place. Nous avons alors pu libérer Jeevan. Nous partirions donc le lendemain après-midi pour Thanjavur, inversant ainsi notre planning de départ pour revenir à Karaikal seulement dimanche, au retour des sœurs.

Nous avons déjeuné avec elles. L’une d’elles nous a informé que les enfants de leur école primaire donnaient un spectacle en fin d’après-midi et que notre présence serait la bienvenue.

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Entretemps, Fabien et Gilles sont allés chercher des motos, ils ont disparu toute l’après-midi. Étant donné le rythme très soutenu que nous avons depuis le début, je ne savais pas trop s’ils arriveraient dans la demi-heure ou si je pouvais m’autoriser une petite sieste alors j’ai commencé par écouter calmement de la musique étendue sur mon lit. J’avais laissé la porte ouverte et voyait Louky qui faisait des allées et venues ; ils n’étaient toujours pas revenus. Au bout d’un moment, j’ai été voir Louky, qui dormait, j’en ai fait autant. Cela m’a fait du bien d’avoir cette après-midi de calme et de repos pour repartir du bon pied pour la suite. À la base je suis quelqu’un qui ne stresse pas et qui aime prendre son temps pour bien faire les choses et ne pas dépenser de l’énergie dans la précipitation ; cela tombait donc bien.

Quand Fabien et Gilles sont arrivés ils nous ont conté la mésaventure qui expliquait leur longue absence. Nous avons encore dû attendre que le chauffeur des sœurs apporte le scooter de Fabien avant d’aller voir les enfants.

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Devant l’école, des guirlande illuminées, de nombreux parents et enfants. Nous avons parcouru une haie d’honneur constituée de petites filles portant des panneaux sur lesquels on pouvait lire « congratulations » ou encore « welcome ». Comme la plupart des gens du coin, depuis notre arrivée à Karaikal, les gamines avaient toutes l’air très surprises de me voir.

 

Nous avons rencontré les sœurs qui s’occupent de l’école. L’une d’elles, Sister Georgina m’a dit avoir été en mission au Congo Brazzaville durant cinq ans. Elle était ravie de me voir. Elle est d’ailleurs restée assise près de moi tout le long du spectacle. Ce dernier qui était censé être une petite fancy-fair d’école primaire, avait plus des allures de grand spectacle Bollywood. Le show m’a coupé le souffle : quelle grâce avaient ces petites danseuses dans leurs sublimes costumes colorés, la justesse des voix des petites chanteuses assise devant leurs camarades qui se mouvaient me transporta. J’étais bluffée, d’autant plus que la sœur assise près de moi m’a dit qu’elles avaient préparé cela en deux semaines seulement. Je n’en revenais pas.

L’introduction m’avait semblé vraiment longue avec la remise des prix par le proviseur et la présentation de chaque partenaire, sans oublier ces petites présentatrices qui hurlaient avec leurs voix aiguës dans le micro, un vrai supplice, mais l’attente en a vraiment valu le coup.

Fabien devait aller régler un problème avec son téléphone chez Vodafone et donc n’a pas pu assister à la majeure partie. Il est venu nous chercher avant la fin, il faut dire que cela commençait à devenir long ; ça risquait de continuer encore jusqu’au moins vingt-deux heures. Nous sommes retournés au bistro de la matinée puis, comme il était déjà tard, sommes retournés dîner sur la pointe des pieds, chez les sœurs.

 

Jeudi, le 21 juillet, fête nationale belge.

Ce matin, après le petit déjeuner, nous sommes allés à la découverte des enfants de Nava Jeevan. Les enfants suivaient  leurs cours dans l’église, non loin de là. Ils avaient l’air très contents de nous voir. Ils étaient très touchants. Quand nous sommes arrivés, ils étaient en plein cours. Trois classes en haut, trois autres en bas. Les institutrices paraissaient aussi très patientes et engagées.

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Leur ancienne maison était complètement en ruine. Les sœurs nous ont expliqué qu’elles ne souhaitaient plus y faire de travaux car elle ne leur appartenait pas encore et qu’elles pouvaient avoir à la céder à quelqu’un d’autre à tout moment.

 

Dès que nous avons déjeuné, nous avons bouclé nos valises et repris la route pour Thanjavur.

Après avoir traversé le trafic super dense et slalomé entre les tuk-tuk, motos, scooters, vélos, charrues, vaches, chèvres et chiens, nous nous sommes retrouvés sur une magnifique route très verte, bordée d’arbres et de rizières. C’était presque magique. Au bout d’un petit chemin, on a découvert notre hôtel. Un agréable resort, dans lequel nous avons été très bien accueillis avec un verre de jus de pastèque, un collier de fleurs et un bindi rouge et ocre sur le front.

Nous disposions de moins d’une demi-heure pour nous installer, nous doucher et nous rejoindre à l’accueil pour notre première visite du grand temple. Je me suis donc hâtée de m’installer avant d’essayer de capter un peu de wi-fi pour contacter mes proches. Il faut croire que je n’ai pas de bol, ça n’a marché qu’une seule fois, depuis, plus rien.

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C’était vraiment très chouette d’avoir Fabien comme guide dans le temple. Nous avons même eu l’occasion de nous y faire bénir. Nous en sommes repartis avec un trait blanc sur le front, un bracelet de cordelettes rouges et un sachet dont j’avoue encore en ignorer le contenu. J’ai pu élargir ma culture générale ce soir-là.

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Pour finir la soirée, nous avons été manger dans un snack typiquement indien. Les plats étaient tellement bons. Nous en avons commandé tout plein et goûté à presque tout. C’était aussi notre premier dîner végétarien. Un délice!

Vendredi 22 juillet.

Ce matin, nous avons déjeuné à l’hôtel puis sommes retournés visiter le grand temple de jour, c’était différent mais tout aussi intéressant. Nous avons ensuite continué notre visite vers le grand palais, joli mais dommage que l’on ne pouvait pas grimper au sommet de la tour. Cela dit, c’était une très agréable visite.

Pour couronner le tout, après ces visites, nous avons été chez un artisan spécialisé dans les statuettes en bronze, sa petite salle d’exposition recelait de trésors. Il nous a fourni une partie de l’artisanat qui vous sera prochainement proposé par l’association.

Nous avons déjeuné à l’hôtel puis j’ai pu savourer un autre moment de détente, d’abord avec une petite sieste, puis j’ai profité d’un excellent massage ayurvédique ou pas, mais en tout cas à l’huile parfumée. C’était un vrai bonheur. Ensuite, après une petite douche et petit verre avec le groupe, je me suis attelée à vous taper ces quelques lignes. Demain, nous quittons l’hôtel, pour aller où ? Mystère ! To be continued…

Bisous !

Witang.

 

Le carnet de route de Louky et Gilles (épisode 2)

Lundi 18 juillet 2016 (suite) de Louky et Gilles

(… ) . Une visite est également prévue à l’atelier de broderie des sœurs, le célèbre atelier de oeur Thérèse. Fabien négocie âprement la mise à disposition d’un stock de broderies qui pourraient être vendues en Belgique au profit des œuvres de l’ASBL les Enfants de Pondy. (Nappes, taies d’oreiller, draps de lit, serviettes de table et de bain. . .) Nous repasserons la semaine prochaine pour savoir ce qui aura été préparé.

Après cette journée bien remplie, nous allons souper avec les religieuses et puis nous nous rendons au Satsanga guest house où nous avons rendez-vous avec Jacques Beaumelle et Pierre Eluard. (le proprio). Jacques est un photographe français retraité qui vit à Pondy et qui serait éventuellement d’accord de prendre des photos des projets de l’ASBL durant notre absence de l’Inde. Un Rdv est pris pour le lendemain, car nous avons prévu de repasser voir les enfants des rues, au Shneela llam.

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Mardi 19 juillet 2016.

Aujourd’hui : grasse matinée jusque 9h ! Wouaaa ! Encore un petit tour au marché de Pondichéry. Louky y a trouvé du Curcuma (C’est une commande de ces copines à Braine l’Alleud). Le marché de Pondy reste toujours aussi animé, coloré, odorant (surtout du côté poissonnerie ; mais aussi il faut le dire du côté des fleuristes et épiciers). A la sortie du marché, Fabien connait le « café des Sports local » où l’on peut prendre une bière accoudé au comptoir (Il faut dire qu’il n’y a qu’un comptoir et côté rue SVP !)

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Vers 15h30 devant le portail de l’Hôpital St Joseph, nous sommes prêts à prendre la route vers Kalapet. Daniel (Un franco-pondichérien, retraité de la SNCF) va nous accompagner. Daniel ? Il avait déjà accompagné Fabien à chacun de ses voyages à Pondy. Nous attendons vainement la venue de Jacques (le photographe) ; qui en dernière minute nous fait faux bond. C’est donc une caravane de trois scooters qui prend la route.

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Nous nous mettons en embuscade à l’entrée de la maison, en guettant l’arrivée du bus, pour photographier et filmer leur retour de l’école. Après quelques fausses alertes, enfin le bus scolaire arrive. On mitraille et filme cette arrivée et le débarquement des jeunes du bus. Ils se mettent en rang pour nous saluer.

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La suite des événements c’est :

  • Déposer et ranger les cartables

  • Enlever l’uniforme scolaire

  • Laver l’uniforme et se laver

  • Devoirs et études

  • Souper.

  • Temps libre.

Avant de repartir, ils nous font une démonstration de Karaté.

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Nous reprenons la route vers Pondy et nous allons souper au Satsanga. Nous prenons la fin de soirée au Satsanga pour collecter les textes des carnets Indiens que Fabien postera dans la nuit sur le site des Enfants de Pondy.

Pour Fabien la nuit sera très courte, car il a eu la bonne idée de partir le lendemain à 4h du matin avec Sœur Rosetta (La sœur provinciale) à Karaikal. Il pourra ainsi profiter du voyage pour discuter d’un lieu d’accueil pour les enfants handicapés de Karaikal qui sont pour le moment accueillis dans un bâtiment temporaire et mal adapté aux besoins de ces derniers.

Mercredi 20 juillet 2016.

Aujourd’hui pas de grasse matinée, Jeevan nous attend à 8h pour prendre la route et rejoindre Fabien à Karaikal. (Fabien qui est déjà parti à 4h du matin avec la sœur provinciale ; si vous avez bien suivi la fin du carnet du 19 juillet !)

Après une route toujours aussi mouvementée dans le trafic « à l’indienne » et entre les nids de poules (de la taille d’autruche !), nous arrivons à Karaikal vers 12h. Fabien nous y attend avec sa mine contrariée des mauvais jours car il vient d’apprendre que les sœurs de l’Hôpital de Karaikal chez qui nous devions loger, ont décidé de partir en retraite le lendemain. Nous obtenons de pouvoir passer une seule nuit dans les locaux attenant à l’hôpital et de pouvoir revenir après la retraite, c’est-à-dire samedi ou dimanche prochain.

Après le dîner, les sœurs nous proposent d’assister à la fête des parents de l’école de Cluny à Karikal. Pour nous déplacer, il faut d’abord trouver des scooters à louer . . . . et c’est là que commence l’aventure. . .

Après discussion avec le chauffeur des Sœurs, qui ne comprend que le tamoul, pas l’anglais, nous obtenons qu’il nous conduise chez quelqu’un qui pourrait louer des scooters.

 

Il sort le bus du garage des sœurs et nous conduit de l’autre côté de la ville chez un type qui n’a pas l’air d’un loueur de scooter ; mais qui a au moins l’avantage de baragouiner en anglais. Nouvelles négociations : il n’a qu’un seul scooter à louer, mais il peut trouver une moto en plus. Fabien est d’accord pour autant que ce Gilles (moi) qui conduise la moto ! Louer pour une seule journée, cela ne l’intéresse pas, mais il est d’accord de louer pour 6 jours, même si on ne les utilise que deux jours. Pour le prix ce sera 200 roupies par jour et par engins. L’affaire est conclue, mais on n’a pas encore vu l’ombre d’une moto ou d’un scooter ?

Pour le scooter, il sera livré à l’Hôpital plus tard, mais il faut encore aller chercher la moto.

On remonte dans le bus scolaire, et nous voici repartis sur les routes avec notre chauffeur dont nous ne comprenons aucune des explications données en tamoul. Après quelques instants nous arrivons dans un lieu perdu au milieu de nulle part dans ce qui ressemble à un garage à bus. Sous un hangar, il y a des types qui refont la carrosserie d’un bus avec des grandes couches de pâte à carrosserie ; tandis qu’un autre bus complètement éventré à l’avant et sans moteur attend de meilleurs moments sur ses béquilles. . .

Le chauffeur nous propose de nous assoir sur la banquette devant la cahutte du garage en attendant, . . nous ne savons pas quoi. ? Le temps passe et nous comptons les mouches. . !

 Après un instant qui nous parut très long, le chauffeur pris une moto qui se trouvait devant la cahute du garage et me demanda de l’accompagner sur la selle à l’arrière. Fabien reste l’air interloqué sur la banquette de la cahute du garage et me voici parti avec le chauffeur à califourchon à l’arrière de la moto. Après avoir retraversé la ville, nous arrivons devant une maison le long d’un chemin de terre, que le chauffeur me présente comme sa maison. Il me fait entrer (après avoir enlevé mes sandales !) et me présente à sa femme pendant qu’il va chercher la moto dans son jardinet. La femme est super sympa (mais je ne vois que ses yeux derrière le niqab !) elle me fait assoir sur une chaise devant le ventilateur . . . puis elle me fait visiter le rez-de-chaussée et le jardinet où se trouvent quelques poules, une chèvre et deux chats.

Pendant ce temps le chauffeur prépare la moto, une Suzuki 125cc d’un âge avancé mais qui parait-il roule toujours ! ) Le démarreur ne fonctionne plus et le rappel du kick non plus ; mais pas de problème il m’installe un élastique pour ramener le kick vers le haut. Après avoir démarré la moto, nous repartons l’un derrière l’autre . . . . (Cela fait 20 ans que je n’ai plus roulé à moto ; dans la circulation à l’indienne et à gauche ; j’ai donc 5 min. pour retrouver les réflexes…). Je ne sais pas où l’on va, mais je le suis bravement ; premier arrêt dans une boutique où la spécialité, c’est le gonflage des pneus ; après avoir mis les pneus à pression, on repart vers une seconde boutique où la spécialité, c’est le réglage des freins. . . (je ne suis pas sûr que le réglage ait été fait, mais l’important est d’y croire ! ) A la troisième boutique, on a regardé le kick qui ne remontait plus ; l’élastique a été réajusté et c’était bon !

Pendant ce temps. . Fabien compte toujours les mouches, perdu sur la banquette de la cahute du garage à bus . . .

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Après la troisième boutique à moto, nous nous remettons donc en route vers le garage pour retrouver le malheureux Fabien. Une fois Fabien retrouvé, nous repartons à deux sur la moto pour retourner à l’Hôpital, où nous attendent Louky et Witang. Le Scooter qui fut livré, comme prévu, peu de temps après à l’Hôpital. Nous sommes prêts à aller à la fête de l’école. Il y a beaucoup de monde à l’entrée ; nous traversons la cours entre deux haies d’élèves en uniformes et qui portent des pancartes « welcome » et « congratulations ».

Nous allons d’abord saluer les Sœurs dans leur bâtiment qui est annexé à l’école ; ensuite nous allons nous installer avec les Sœurs sur les chaises réservées dans les 3 premiers rangs devant la scène. (Les premiers rangs, c’est bien pour voir la scène, mais c’est très dur pour les oreilles, car la sono est super puissante !). Comme dans toutes les fêtes d’école, cela commence par les discours des officiels ; des remise de prix aux élèves et des remerciements pour les professeurs jubilaires. Ensuite, place au spectacle des élèves : danses, scénettes, parodies (en tamoul, l’humour nous a échappé, mais l’assemblée riait !) Superbe mise en scène. ! Fin du spectacle ; nous reprenons la route vers l’entrée du port pour prendre un verre et préparer la journée suivante.

Rentrée tardive chez les sœurs de l’hôpital ; qui ont été très sympa de nous laisser des plats sur table pour le souper. 23h30 extinction des feux, bonne nuit.

Jeudi 21 juillet 2016, jour de fête nationale belge.

(Mais nos amis Indiens l’ignorent totalement ; ils ne savent pas qu’un pays comme la Belgique existe ; il faut dire que nous ne sommes qu’un grain de sable comparé à l’Inde.)

D’abord déjeuner avec les sœurs ; et ensuite nous prenons le scooter et la moto pour Nava Jeeva où se trouvent les enfants handicapés soutenus par l’ASBL des enfants de Pondy.

Arrivés sur place, nous les trouvons en classe, regroupés par âge et capacité, assis autour de tables avec le professeur attitré à chaque groupe. Avec la place disponible, une cinquantaine d’enfants sont pris en charge chaque jour dans ce centre de jour ; mais ceci ne répond pas à une demande qui est largement supérieure. L’accueil, comme à l’habitude est enthousiaste et souriant ; mais nous remarquons que les enfants souffrent de handicaps mentaux très différents, il y a manifestement quelques cas de trisomie, mais également beaucoup d’autres handicaps plus ou moins sévères que nous ne pouvons identifier précisément. Les institutrices présentes sur place essayent néanmoins de les éduquer ou de les scolariser dans la mesure de leurs possibilités.

 

Les locaux occupés, sur deux niveaux le long de l’église, appartiennent à l’évêché, mais ces locaux sont mis à disposition provisoirement jusque fin décembre. Un gros problème se présente donc pour trouver d’ici cette échéance en décembre 2016, de nouveaux locaux adaptés à l’accueil de ces enfants handicapés. C’est notamment pour discuter de ce problème que Fabien a accompagné la sœur provinciale dans le voyage vers Karikal. Des possibilités existent, mais à ce jour rien ne semble vraiment solide et il faudra encore en discuter . . . plus tard.

C’est maintenant l’heure du lunch ; nous retournons donc à l’Hôpital et nous prenons le dîner avec les Sœurs.

A 14h, Jeevan, notre fidèle chauffeur est prêt. C’est une route de 4h qui nous attend, avant d’arriver à Tanjoor où nous allons passer une partie plus touristique du séjour. A l’arrivée, nous entamons la visite du grand temple dans l’ambiance nocturne. Ce grand vaisseau de pierre est vraiment imposant ; les Indiens du 10 ième siècle n’ont rien à envier aux égyptiens et aux bâtisseurs Maya. Nous recevons des informations très détaillées de Fabien au sujet de ces monuments majestueux.

L’entrée dans l’enceinte du temple se fait pieds nus ; il faut donc passer par le vestiaire à sandales avant d’entrer. Au cœur de ce temple de pierres monumentales ajustées et assemblées au millimètre nous pouvons recevoir la bénédiction du « prêtre » des lieux. Il faut d’abord prendre la fumée d’encens vers soi pour se purifier et ensuite recevoir une trace blanche sur le front (Sans oublier la petite obole de circonstance. .) et l’affaire est faite. Avec encore un petit bracelet porte-bonheur rouge au poignet gauche pour les femmes et au poignet droit pour les hommes ; nous sommes prêts et protégés pour reprendre la route en toute sécurité.

Nous voici repartis pour un souper, typiquement indien, qui se prendra en ville sur une feuille de bananier, avec le riz, les sauces épicées et colorées du coin. Super journée en attendant la suivante, nous allons retrouver les bras de Morphée.

Bonne nuit.

Gilles et Louky.

 

 

Le Carnet de route de Wintang (épisode 3)

Samedi 23 juillet

Matin, nous avons pris notre dernier petit déjeuner dans le Resort avec une famille de français très sympathique. Après le repas, Fabien, Gilles et Louky ont pris le temps, tant que nous disposions encore du wi-fi, de finaliser nos carnets et de les poster en ligne. Entretemps, j’ai pu prendre de dernières photos de ce très joli lieu. Une fois la tâche terminée, nous avons pris la route pour Trichy, où nous avons découvert le rock temple. Nous nous sommes faufilés à travers toute une série de ruelles et de passages étroits afin d’en atteindre le cœur. Nous nous sommes alors mis à en monter les interminables marches, contemplant de temps en temps, à l’un ou l’autre étage de superbes représentations de scènes hindoues.

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Au sommet, nous avons pu admirer une magnifique vue de la ville, avec ses maisons colorées. Nous nous sommes prêtés au jeu de faire des photos avec des Indiens qui souhaitaient sans doute immortaliser leur rencontre avec des touristes. C’était très amusant.
Suite à cette petite visite, nous nous sommes installés dans notre hôtel puis avons été boire un verre dans un bar, dans lequel on nous a servi de nombreux amuse-bouche indiens.
Plus tard, nous avons savouré un excellent dîner, un peu copieux, dans une petite cantine de quartier. Nos plats étaient servis sur de grandes feuilles de bananiers. Le lieu était un peu décrépi mais très convivial. Le genre d’endroits typiques, parmi les locaux, dans lesquels j’adore mes restaurer en général quand je voyage. Mon biriyani au poulet était accompagné d’une sauce aux oignons et au yaourt pour l’adoucir s’il était trop piquant à mon goût et d’un « gravy » qui semblerait être une sorte de bouillon de poule agrémenté de curry.

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s’est entretenu avec monsieur Valavane, un Franco-Indiens, visiblement touché par la problématique de l’installation des enfants dans des locaux plus décents. Les enfants étaient en activité avec leurs institutrices. L’un des petits, Riyaz, est arrivé en retard et semblait chagriné par le départ de son papa ; il l’avait déposé devant l’école avant de continuer sa route dans son van. Ce garçon était si touchant, chaque fois que l’un de nos regards croisait le sien il éclatait en sa

Dimanche matin, le 24 juillet, 

Nous avons déjeuné à l’hôtel puis sommes allés visiter le temple de Srinagham accompagnés d’un guide dont le français était moyennement compréhensible. Cela dit, la visite était intéressante et la vue sur la terrasse, magnifique. Nous avons ensuite pris un apéro quasi dînatoire dans un bar extrêmement sombre mais dont le personnel était très charmant.
Sur la route du retour sur Karaikal, nous avons fait un dernier saut par Thanjavur avant de rentrer dîner chez les sœurs de Puduthurai.

Lundi 25 juillet,

Dans la matinée, nous sommes retournés voir les enfants handicapés de Nava Jeevan. Fabien.

nglots de plus belle, comme s’il cherchait un soutien dans sa peine. C’est un peu émue que j’ai quitté l’église.

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Plus tard, nous sommes allés rendre visite à sœur Pressena au Community College. Celle-ci avait préparé tout un dossier de documents reprenant la comptabilité des différents dons de l’association que son établissement avait perçu. Nous avons d’ailleurs eu l’occasion de visiter l’école ainsi que de découvrir le matériel qui avait été acheté avec ces derniers et de rencontrer les jeunes filles, dont Mahalaxmi, une ancienne de la Villa Rosalie.

Nous avons commencé par le local informatique-dactylo, dans lequel bureaux, ordinateurs, machines à écrire et imprimante étaient disposés de façon très fonctionnelle. Le tout semblait également être en bon état. La pièce était agréable et très bien aménagée. Les filles pouvaient donc travailler dans de bonnes conditions grâce à l’association. Nous sommes ensuite passés à la salle de couture où les machines à coudre étaient impeccables. De plus, la pièce dans laquelle elles se trouvaient était assez spacieuse. Nous sommes également entré nous présenter dans une des classes où les jeunes filles, paraissaient toutes timides et gênées par notre présence. Nous les filmions et les photographions. Nous avons convenu avec sœur Presena de revenir tourner un petit film de leur quotidien le lendemain matin, lorsqu’elles commenceront les cours. Pour finir, nous sommes montés au premier, où siégeaient les étagères sur lesquelles les filles pouvaient ranger leurs affaires, dans le même esprit que des casiers.

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L’après-midi, sœur Lourdes nous a fait visiter le Rock Hospital de Puduthurai, ainsi que la nouvelle aile, très vaste et moderne. Les chambres, salles d’opération et de réveil y sont lumineuses, pratiques et accueillantes.

Mardi le 26 juillet,

Nous sommes retourné au Community College tourner notre petit reportage photo et vidéo.

À notre arrivée, nous avons commencé par filmer les jeunes filles qui entraient toutes souriantes dans l’école ; elles nous avaient reconnus. Quand tout le monde est arrivé, les filles ont entonné une chanson sur l’air de « Happy birthday to you » afin de souhaiter une bonne fête à l’une des sœurs.

Après ce court passage musical, nous avons assisté à la prière du matin. Toutes les élèves étaient à genoux, par terre, et priaient en communion parfaite. C’était transcendant. Sœur Presena dirigeait la prière. Deux jeunes filles ont aussi pris la parole un instant.

Dès que les cours ont commencés, nous nous sommes séparés en deux groupes pour filmer toutes les classes. Fabien et moi étions chargés de nous occuper des classes d’informatique, de couture et de Tamoul. Les jeunes filles étaient chaque fois très concentrées et sérieuses. Elles avaient toutes bien tenu compte des directives de sœur Presena qui leur avait demandé d’être les plus naturelles possible, sans tenir compte de notre présence.

Quand nous avons fini notre partie, nous avons suivi Gilles et Louky dans la classe des aide-soignantes. Elles allaient présenter le fruit de leur travail.

Au départ, l’une des étudiantes devait jouer la patiente. Seulement Fabien a insisté pour que je la remplace. Elles ont donc d’abord commencé par prendre ma tension, puis elles m’ont allongée dans le lit pour faire ma toilette. Et pour ce qui est du shampooing, c’est Louky qui a dû s’y coller avec le coup de pouce de Fabien évidemment.

Lorsque nous en avions eu fini, nous avons pris le thé en compagnie des sœurs. Fabien, Gilles et Louky ont reparlé des différentes améliorations à apporter pour l’an prochain. Les professeurs ont exprimé la nécessité d’acquérir un scanner, du matériel de laboratoire, qu’elles pourraient récupérer de l’ancien labo de Puduthurai, ainsi que de livres pour constituer une petite bibliothèque scolaire. Nous avons terminé notre visite par des photos de groupe sur la terrasse.

À midi, nous avons déjeuné à l’école primaire avec sœur Georgina, avant de quitter Karaikal. Une fois de plus, nous avons eu droit à un festin de tous les dieux et un accueil des plus chaleureux. Je me sentais presque gênée d’autant d’attention et de gentillesse de la part des religieuses. Nous avons aussi revu sœur Lourdes avant de partir du Rock Hospital pour revenir à Pondichéry. Fabien lui a fait part de son idée de faire construire des classes pour les enfants du Nava Jeevan à l’emplacement de l’actuel jardin de l’hôpital, que nous avons d’ailleurs parcouru tous ensemble.

En chemin, nous avons visité le fort danois de Tranquebar. Encore une perle en plein milieu de nulle part que Fabien nous aura fait découvrir. Un fort au style oriental, couleur saumon, face à une plage magnifique et à l’opposé d’un très charmant hôtel.

À suivre…

Witang.

 

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Le carnet de route de Louky et Gilles (épisode 3)

Vendredi 22 juillet 2016,

Seconde visite du grand temple de Tanjoor.

La vision de jour est très différente de la vision nocturne avec les éclairages artificiels. Cette visite de jour nous permet également d’accéder au musée du temple. L’enceinte rectangulaire et périphérique au temple est une galerie couverte qui abrite de multiples statues et objets, et parmi ces derniers des cylindres noirs posés sur des réceptacles dont la symbolique est le pénis et le vagin ; ces objets sont destinés à recevoir des offrandes qui vont fertiliser les femmes : le lingam !

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La troisième visite est consacrée au palace de Tanjoor. Ce palace était autrefois l’habitation d’un riche maharajah ; il est actuellement un musée. La partie supérieure était fermée aux visites pour cause de rénovation, mais nous avons pu voir les salles inférieures où sont exposées de multiples statues de Shiva. Cette déesse très populaire en Inde est généralement représentée dans un cercle qui porte des flammèches sur son pourtour ; la déesse écrase le monde humain d’un pied ; dispose de multiples bras et a des serpents à la place des cheveux ; mais à part cela elle est très sympathique et gracieuse dans sa gestuelle.

Retour à l’hôtel « River view resort » (très bel hôtel, mais malheureusement la « River » est à sec et la « view » ne se porte que sur du sable et les herbes qui poussent dans l’ancien lit de la rivière) L’endroit est néanmoins majestueux et perdu dans une nature luxuriante.
Nous profitons de l’endroit pour travailler à la rédaction des carnets Indiens. Ce travail avec le tri des nombreuses photos prises les jours précédant s’est poursuivi tard dans la nuit. (Et la connexion Wifi un peu faiblarde). Vers minuit, alors que nous travaillons avec Fabien sur la terrasse de sa chambre, je sens une odeur de plastic brûlé dans sa chambre.
En y regardant de plus près je vois que la boîte de distribution électrique au fond de sa chambre dégage de la fumée noire et que le pourtour est brûlant.

« Fab, je pense qu’il y a un soucis avec l’alimentation électrique dans ta chambre ! Dis-je »

Fabien court à l’accueil, car le téléphone est en panne. Le préposé technicien de service accourt (à l’indienne ; donc à son aise) avec quelques outils. Il ouvre le boitier, mets son tournevis dans les fils « cramés » ; crée quelques belles étincelles de court-circuit ; et puis repart (à l’indienne ; donc à son aise)
Sans nous tracasser d’avantage, nous continuons la publication des carnets indiens des journées précédentes, puis tout le monde au lit et dodo.

Samedi 23 juillet 2016,

Grasse matinée jusque 9h30 ; petit déjeuner que nous prenons avec Morgan, Clémence et leurs deux enfants Ilan et Maceo, un couple de français en tournée en Inde et avec lesquels nous avons sympathisé la veille. Fabien leur a conseillé quelques endroits sympathiques à visiter en Inde. Nous reprenons le travail pour finaliser la deuxième édition des carnets indiens et pour la publier sur le blog. C’est enfin terminé vers 14h et il est déjà temps de reprendre la route.
Il faut encore régler la note de l’hôtel et nous pouvons partir pour Trichi.

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La route de Trichi nous prend « seulement »  2h et nous arrivons vers 17h30. Juste à temps pour visiter le Rock temple. Comme son nom l’indique, le Rock temple est un temple bâti au sommet d’un énorme rocher, mais le monument commence au pied du rocher dans la ville et se prolonge sur tout le flanc du rocher jusqu’au temple.

La nuit commence à tomber et nous reprenons la route vers l’Hôtel FEMINA. (Comme son nom ne l’indique pas, cet hôtel n’est pas réservé aux femmes ; nous pouvons donc tous y trouver une chambre.)
Le souper est pris dans un restaurant du coin, (qui ressemble un peu à un petit réfectoire de caserne) et nous y prenons le repas traditionnel indien sur une feuille de bananier. C’est très bon et bien épicé.

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Retour à l’hôtel et dodo.

Dimanche 24 juillet 2016,

Petit déjeuner à l’hôtel FEMINA. Ce matin nous visitons le temple de Sriragam à Trichi. Ce temple de 69 hectares est dédié à Vishnou et est constitué d’une série de grandes portes et de bâtiments annexes. (Notamment des silos à riz). Un guide nous conduit à travers le dédale de vieilles pierres ; mais qui restent très vivantes et animée par la foule des indiens qui y vivent. Au milieu de ce temple un groupe d’indiens participe à une vente aux enchères de saris et longis. A certains endroits nous passons en quatrième vitesse car la visite du temple se fait à pieds nus et sur les pierres chauffées par le soleil, notre plante des pieds grésille comme les crêpes dans la poêle !

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Après ce détour dans ce temple grandiose, nous reprenons la route vers Karaikal vers 13h30.
Un petit arrêt dans un bar sur la route nous permet de nous restaurer. Les garçons sont super curieux de voir des étrangers dans leur bar et nous demande une photo de groupe avec eux avant de repartir.

Nous faisons un petit détour par Tanjoor pour permettre à Fabien d’acheter le Ganesh qu’il avait vu la veille dans une boutique et qu’il voulait acheter pour son fils Auguste. De retour à Karikal chez les sœurs de l’hôpital vers 18h30. Nous soupons avec les sœurs et puis nous faisons une promenade à Karikal avant d’aller dormir.

Lundi 25 juillet 2016,
Petit déjeuner chez les sœurs de l’hôpital. Ce matin nous avons Rdv avec Mr Assogane Valavane (Président de l’Association des Français du Sud de l’Inde)
Nous lui faisons part du problème des Enfants handicapés de Nava Jeeva qui doivent quitter leurs locaux en décembre 2016. Il pense connaître quelqu’un qui pourrait mettre à disposition une maison. (A suivre . . ?)

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En sa compagnie, nous visitons une nouvelle fois les locaux provisoires qui ont été mis à disposition des enfants handicapés par l’évêché. Quatre nouveaux enfants handicapés étaient accueillis par rapport à la visite précédente quatre jours plus tôt.

Juste après nous nous rendons au Community Collège des Sœurs de Cluny pour rencontrer Sister Priscilla qui en est la directrice. Nous profitons de cette visite pour lui demander de nous présenter les comptes et les dépenses détaillées des dons qui lui ont été versés par l’ASBL des Enfants de Pondy. Tout était prêt avec les photocopies des carnets de compte et toutes les factures des dépenses réalisées. Un modèle de rigueur qui tranche avec ce que l’on peut voir d’habitude en Inde !

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Nous visitons l’école qui est installée dans une maison léguée par un Français aux sœurs de Cluny ; le bâtiment est vaste, mais seule une petite partie reste réservée au dernier étage aux descendants du propriétaire.
Nous visitons une pièce réservée aux machines à coudre, une autre réservée aux ordinateurs et machines à écrire (ancien style pour les dactylos) et nous terminons par la grande salle de classe où se trouvent toutes les jeunes filles. Toutes les élèves sont debout dans la classe pour nous accueillir et sont super silencieuses lors de notre entrée.
La Sœur Priscilla nous présente et présente l’ASBL aux élèves et aux deux professeures. Fabien enchaine et donne quelques détails complémentaires. L’une des élèves est une fille de la Villa Rosalie (Si vous avez bien suivi les épisodes précédents) qui comme une petite dizaine d’autres élèves, logent sur place dans l’école. Sœur Priscilla nous demande si nous pouvons intervenir dans les frais d’intendance de ces jeunes filles qui logent dans l’école.
Nous réalisons quelques belles photos de ces élèves et Fabien use de tout son charme pour les faire sourire. (Ce qui marche à du 100 à l’heure !)
Un nouveau Rdv est pris pour le lendemain matin pour réaliser quelques petits films complémentaires de la vie quotidienne dans l’école.
Retour chez les sœurs de l’hôpital pour le dîner. (Délicieux comme à l’habitude)
Visite de l’ancienne et de la nouvelle aile de l’hôpital de Karikal avec Sœur Lourde qui est accoucheuse dans cet hôpital. Avec ces 25 ans d’expérience cette sœur Lourde est un pilier de l’hôpital. Nous passons par les salles d’accouchement, la salle de césarienne, le laboratoire, la salle de surveillance des cardiaques et les chambres individuelles dans l’ancienne aile de l’hôpital. Dans la nouvelle aile qui n’est pas encore occupée car les travaux sont encore en cours, nous découvrons un hôpital très moderne et techniquement bien équipé.
Sœur Lourde était manifestement très fière de cette nouvelle aile de l’hôpital et il faut dire qu’elle pouvait en être fière.

Nous prenons la moto et le scooter et nous continuons notre périple par la découverte de la côte et de l’océan Indien. Fabien nous fait découvrir « sa super plage » !

C’est le moment d’aller piquer une tête dans l’eau et de se battre contre les vagues et sans s’éloigner de la plage car les courants sont assez forts à cet endroit. L’eau est très chaude et agréable. Nous ne restons pas trop longtemps sur cette plage déserte car nous devons rentrer à temps pour souper avec les Sœurs à 19h30 ; nous prenons néanmoins le temps de passer par le port de pêche de Karikal. L’odeur de poisson est très forte et les bateaux sont en train de décharger leurs cargaisons dans des camions. Beaucoup de ces bateaux de pêche sont dans des états avancés de déglingue, mais les indiens sont trop pauvres que pour s’acheter des bateaux modernes ; ils les usent donc jusqu’à la corde ou jusqu’à ce qu’ils coulent.

Nous reprenons la moto et le scooter pour rentrer et comme prévu nous sommes à l’heure pour le souper avec les Sœurs.

Bon appétit et à demain.

Mardi 26 juillet 2016,
Petit déjeuner chez les sœurs de l’hôpital.
J’espère que vous avez bien suivi le carnet d’hier ; nous nous rendons donc au Community Collège pour réaliser des films de la vie quotidienne dans l’école.

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Nous rencontrons d’abord les étudiantes qui logent à l’école ; puis les autres filles arrivent très rapidement. La sœur Presinna explique le but de cette seconde visite ; c’est-à-dire prendre des photos et des films de la vie quotidienne de la vie à l’école.

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Les différentes classes se mettent en place et nous commençons à les filmer par groupe de deux. Nous avions pris en charge les classes de cours théoriques.

La sœur nous demande d’aller voir dans le jardin comment les jeunes filles qui logent sur place se débrouillent pour faire la cuisine. Elles nous montrent comment elles allument le feu de bois pour faire bouillir l’eau et comment elles cuisinent sur le foyer de béton prévu à cet effet. Chaque jour, une autre jeune fille est chargée de faire la cuisine pour ses 9 condisciples.

Nous apprenons que prochainement six autres jeunes filles devraient rejoindre le groupe de celles qui vont loger à l’école.
Nous assistons tous à une démonstration de soins infirmiers appliqués par les jeunes filles sur des cobayes (c’est-à-dire Witang et Louky)

Elles sont bien appliquées à la tâche et les explications (en Tamoul) semble convaincre sœur Presinna de leur qualité.
Nous avons également assisté à la classe d’informatique et dactylo (pour pouvoir utiliser le clavier de l’ordinateur de manière optimale) Nous pouvons découvrir par cette occasion les ordinateurs et les tables qui ont été offerts par l’ASBL les Enfants de Pondy.

Nous assistons également au cours de couture sur des machines à coudre à pédales.

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Devant une tasse de thé noir sucré et délicieux, accompagné de bons biscuits, nous avons une réunion avec la sœur Presinna et les professeurs de l’école. Nous faisons le bilan de l’année écoulée avec la remise des copies des comptes. (Table d’ordinateur, ordinateurs, ordinateurs portable, projecteur numérique et une échelle ) La sœur Presinna nous demande de mettre les photos et films réalisés ce jours sur son ordinateur portable.

Pour l’année prochaine, la sœur Presinna et les professeurs nous demandent de les aider à acheter un scanner, un UPS (Uninterruptible Power Supply) et des livres en Anglais.
Louky et Wytang ont reçu un magnifique collier réalisé par les jeunes filles de l’école.

Avant de prendre congé, nous montons sur la terrasse pour prendre une belle photo de groupe avec toutes les élèves, les professeurs et sœur Presinna. Parmi les projets, il nous semble que deux des projets se distinguent par la rigueur de l’organisation des sœurs qui en ont la charge : Sheelam Illam (Street boys) et le Community Collège.

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Nous prenons le dîner avec les sœurs de l’école où nous avons assisté au spectacle de la fête des parents (Voir les carnets des jours précédants). Sœur Georgina, nous a préparé un poulet à la française mais avec beaucoup de gingembre. (Délicieux) Elle était super heureuse que Fabien ait terminé le plat ! Nous prenons congé de Karikal en faisant nos adieux aux sœurs de l’hôpital et nous reprenons la route avec Jeevan vers Pondichéry.
Fabien nous fait encore la surprise de passer par le fort Danois de Tanquebar. Cet ancien fort Danois au bord de la mer qui a été entièrement restauré, vaut le détour.

De retour à Pondichéry, nous retrouvons nos pénates.
Bonne nuit,

Episode 4 :  « … Suite et fin des Carnets Indiens de Louky et Gilles « 

 Mercredi 27 juillet 2016,

De retour à Pondy, c’est la journée des courses multiples : aller rechercher les Scooters, reprendre des Roupies en changeant des Euros, régler le problème de 4G de Witang, passer au marché pour acheter des épices et repasser au marché l’après-midi pour acheter du thé et des foulards pour les stands de vente d’artisanat en Belgique lors des événements organisés par l’ASBL.

En soirée, nous prenons le temps de rédiger le troisième épisode des carnets Indiens avec la mise en page et les photos à publier sur la page de notre Blog des Enfants de Pondy.

 

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Jeudi 28 juillet 2016.

Ce matin, nous repassons rapidement par la pouponnière de l’Hopital St Joseph de Cluny. Une visite qui tient fort à cœur à Fabien.

Nous allons ensuite à l’atelier de broderie des sœurs pour vérifier la commande des broderies préparée pour la vente d’artisanat en Belgique. Nous laissons la valise sur place et nous viendrons la reprendre avant notre départ.

Suite du programme : visite du fort de Gingee.

Avant de monter au fort, nous admirons des entrepôts de grandes dimensions construits tout en pierre et voutés ; nous y apprécions la fraicheur bienveillante ; nous admirons également le temple et la piscine des éléphants construits dans la partie basse du fort.

L’endroit est infesté de singes ; mais nous avons reçu à l’entrée deux bâtons qui doivent en principe les dissuader de nous attaquer.

Dans l’étape suivante Fabien a testé notre endurance physique;  les deux « vieux » du voyage ont souffert pour atteindre le fort construit sur une butte rocheuse de 240m de haut qui est accessible par un escalier taillé dans la pierre.

Le soleil est haut dans le ciel et il tape dur. Gravir les marches de pierre dans la chaleur à 36°C; la sueur dégouline à grosses gouttes.  De temps à autre, il y a des portes en pierre taillées à passer entre deux volées d’escalier et nous nous y attardons quelques instants pour bénéficier d’un peu d’ombre avant de reprendre la marche forcée vers le sommet. Après une heure et demie de montée, nous y arrivons enfin pour découvrir ce fort construit de belles pierres assemblées avec précision et une vue panoramique extraordinaire sur tous les environs.

Il est temps de redescendre car il faut impérativement revenir sur le plancher des vaches avant la tombée du jour. La descente des marches dans la nuit et sans aucun éclairage serait beaucoup trop dangereuse.

 

Vendredi 29 juillet 2016

Ce matin lever aux petites heures ; nous allons à la messe de 6h15 avec les sœurs. Fabien termine la messe avec sa guitare et une très belle chanson qui a émus toute l’assemblée.

Vite le petit déjeuner en compagnie de toutes les sœurs et commence ensuite la journée des courses de dernière minute.

Aller chercher les broderies chez les sœurs, aller à la pharmacie pour ramener le baume du tigre, le champoing pour les cheveux de Maia, . .  et repasser au marché pour les saris à ajouter à l’artisanat Indien.

Nous nous rendons encore à la maison Carlos pour rencontrer la sœur Roseta (La Sœur provinciale) et la Sœur Shanti (La comptable) pour prendre le dossier de la compatibilité et les papiers nécessaires pour la déductibilité fiscale des dons en Belgique ; tout est parfaitement en ordre; nous prenons une tasse de thé en leur compagnie, nous les remercions pour le bon travail effectué et nous les embrassons pour leur dire au revoir.

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Le plus dur, ce fut la confirmation des vols retour à l’agence de voyage ; d’abord il faut trouver une agence de voyage ouverte et sans file à l’intérieur. Ensuite, une fois devant le comptoir commence une expérience ultime de mise à l’épreuve de la patience humaine.

Expliquer ce que l’on veut, réexpliquer ce que l’on demande et réexpliquer que nous avons besoin de confirmer les vols retours . . .  Puis le gars téléphone, retéléphone , . . re-re téléphone,  . . .  et nous on ne comprend rien à ce qui se dit.

A un moment donné, il cherche la référence du ticket de voyage, il recherche la référence du ticket de voyage et il cherche toujours la référence du ticket de voyage . . .  quel bol, on est tombé sur une agence de voyage qui ne sait pas où trouver une référence de ticket de voyage sur les papiers imprimés à Bruxelles. Bref, vu le désespoir de l’Agent, je lui reprend les papiers des mains et je lui indique où se trouve la référence du ticket de voyage . .

L’épreuve est presque terminée ; mais il faut encore imprimer la confirmation des vols . . mais il n’y a pas d’imprimante dans ce kot (bureau de voyage) ; donc le gars sort du bureau, prend sa voiture et nous plante là pour aller quelque part où trouver une imprimante. . . . il suffit d’attendre et 1h30 plus tard tout est prêt.

Rendez-vous ensuite au Satsanga (le resto de Pierre, vous vous souvenez. . ) pour dire au revoir à Daniel (accompagné de son frère) Avant de nous quitter, nous prenons une dernière « KingFischer Strong » (C’est la Jupiler du coin, mais en taille 65cl au lieu de 33cl, car avec la chaleur tout s’évapore deux fois plus vite en Inde !).

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Notre dernière après-midi à Pondy, c’est la continuation des courses; puis nous allons faire nos adieux à la sœur Sayam (la responsable de l’Hôpital de Pondy) et nous embarquons toutes les valises dans la voiture de Jeevan. Les dernières valises de broderies sont embarquées ensuite à l’atelier de broderie des Sœurs. (Il a fallu pousser pour tout mettre dans la voiture !)

Nous nous rendons par la route de la côte à Mamallapuram ; la nuit est déjà tombée et nous faisons route sans distinguer les paysages. Arrivée à Mamallapuram vers 20h ; trouver une chambre Guest House pour Witang (qui va y passer deux nuits avant de continuer son périple en Inde) et l’hôtel Mahabs pour Fabien, Gilles et Louky (pour une nuit).

Fabien nous indique le petit resto du coin pour le souper (Le Yogi). C’est super délicieux et Fabien se lèche encore les babines du beau poisson qui lui a été servi. A Mamallapuram, la ville impose un couvre-feu à 10h ; nous devons donc terminer le souper à la lumière tamisée et nous dépêcher de rentre à l’hôtel en rasant les murs pour ne pas rencontrer une patrouille de police.

Dodo tout le monde et à demain.

Gilles et Louky.

Samedi 30 juillet 2016,

Grasse matinée et lever à 9h pour le petit déjeuner avec Fabien à l’hôtel (devant la piscine.. ). Ensuite, aller louer les scooters pour les visites dans la région de Mamallapuram.

Les temples le long de la mer sont les plus anciens du Tamil Nadu ; les Tiger Caves  taillées dans les roches qui datent du 7ième siècle et le temple du rivage qui furent construit dans les années 700. Nous visitons également le site historique où se trouve le Krishna Butter Ball, un rocher sphérique qui défie les lois de la pesanteur sur une pente.

A la sortie de ce site, nous rencontrons Mr Mahendravarman, qui comme son nom l’indique bien, est un artisan sculpteur qui nous emmène voir son stock de sculptures chez lui.

Après une longue palabre et des marchandages subtils, nous prenons encore 20 pièces sculptées de dieux Indous pour l’artisanat à Bruxelles. En soirée, c’est la mousson qui nous rattrape ; les pluies diluviennes nous encouragent à rester souper à l’hôtel Mahabs. (Fabien ne résiste pas à la tentation, et s’offre un nouveau poisson !)

Nous devons maintenant préparer nos valises pour être prêt à repartir vers l’aéroport de Chennai. Le départ est prévu à minuit. Problème, avec la pluie la connexion Internet de l’hôtel est morte (mais il parait que c’est normal chaque fois qu’il pleut) et plus possible de payer avec la carte Visa. Nous rassemblons donc nos derniers Euros pour payer cash.

Retour à l’aéroport de Chennai, pour faire la file pour rentrer dans l’aérogare, pour faire la file pour enregistrer les bagages, pour faire la file pour passer à l’immigration, pour faire la file pour passer le contrôle de sécurité et pour faire la file pour rentrer dans l’avion. (Patience et longueur de temps, c’est important en Inde). Une fois dans l’avion de la Qatar Airway, cela sent la fin du voyage ; mais un voyage qui va encore durer 12h avant d’atterrir à Bruxelles où nous attend Charlotte (la charmante épouse de Fabien qui nous a accompagné de cœur durant tous nos déplacements)

C’est le moment de faire le bilan de cette magnifique aventure.

Nous avons vu et pu apprécier dans la réalité du terrain les projets pour lesquels l’ASBL « Les enfants de Pondy » travaille depuis 2013. Nous avons pu découvrir en détail le travail social important et vital pris en charge par les Sœurs de Cluny dans ce pays.

Nous avons pu comprendre de manière très concrète l’importance et l’utilité de nos dons et de notre engagement dans ces projets.

Les mots et notre esprit cartésien d’Européen sont mal adaptés pour décrire un pays aussi dépaysant ; c’est un pays à découvrir avec les sens : de la vue, de l’odorat,  de l’ouïe et avec le flegme qui est bien particulier à cette contrée.

Cette expérience sera inoubliable ; Fabien et Jeevan nous ont conduits dans ce pays extraordinaire avec leurs connaissances des lieux et leur bienveillance à notre égard. Merci à eux.

Ces habitants de l’Inde sont fiers, beaux et accueillants ; ils méritent notre admiration.

Philosophie, Tolérance et Zen attitude . . . n’est-ce pas Fabien !

 

Bisous, Gilles et Louky.

 

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